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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Les orientales, 1829

V. Navarin

Victor Hugo· strophes variées, vers de 12, 6, 8 et 7 syllabes, 295 vers

Hélas ! hélas ! nos vaisseaux
Hélas ! hélas ! sont détruits !ESCHYLE, les Perses.

I

Canaris ! Canaris !‖ pleure ! cent vingt vaisseaux !Pleure ! une flotte entière !‖ — Où donc, démon des eaux,Où donc était ta main hardie ?Se peut-il que sans toi‖ l'Ottoman succombât ?Pleure comme Crillon‖ exilé d'un combat :Tu manquais à cet incendie !

Jusqu'ici, quand parfois‖ la vague de tes mersSoudain s'ensanglantait,‖ comme un lac des enfers,D'une lueur large et profonde,Si quelque lourd navire‖ éclatait à nos yeux,Couronné tout à coup‖ d'une aigrette de feux,Comme un volcan s'ouvrant dans l'onde ;

Si la lame roulait‖ turbans, sabres courbés,Voiles, tentes, croissants‖ des mâts rompus tombés,Vestiges de flotte et d'armée,Pelisses de vizirs,‖ sayons de matelots,Rebuts stigmatisés‖ de la flamme et des flots,Blancs d'écume et noirs de fumée ;

Si partait de ces mers‖ d'Égine ou d'IolchosUn bruit d'explosion,‖ tonnant dans mille échos,Et roulant au loin dans l'espace,L'Europe se tournait‖ vers le rouge Orient ;Et, sur la poupe assis,‖ le nocher souriantDisait : — C'est Canaris qui passe !

Jusqu'ici, quand brûlaient‖ au sein des flots fumantsLes capitans-pachas‖ avec leurs armements,Leur flotte dans l'ombre engourdie,On te reconnaissait‖ à ce terrible jeu ;Ton brûlot expliquait‖ tous ces vaisseaux en feu ;Ta torche éclairait l'incendie !

Mais pleure aujourd'hui, pleure,‖ on s'est battu sans toi !Pourquoi, sans Canaris,‖ sur ces flottes, pourquoiPorter la guerre et ses tempêtes ?Du Dieu qui garde Hellé‖ n'est-il plus le bras droit ?On aurait dû l'attendre !‖ Et n'est-il pas de droitConvive de toutes ces fêtes ?

II

Console-toi : la Grèce est libre.Entre les bourreaux, les mourants,L'Europe a remis l'équilibre ;Console-toi : plus de tyrans !La France combat : le sort change.Souffre que sa main qui vous vengeDu moins te dérobe en échangeUne feuille de ton laurier.Grèces de Byron et d'Homère,Toi, notre sœur, toi, notre mère,Chantez ! si votre voix amèreNe s'est pas éteinte à crier.

Pauvre Grèce ! qu'elle était bellePour être couchée au tombeau !Chaque vizir, de la rebelleS'arrachait un sacré lambeau.Où la fable mit ses Ménades,Où l'amour eut ses sérénades,Grondaient les sombres canonnadesSapant les temples du vrai Dieu ;Le ciel de cette terre aiméeN'avait, sous sa voûte embaumée,De nuages que la fuméeDe toutes ses villes en feu.

Voilà six ans qu'ils l'ont choisie !Six ans qu'on voyait accourirL'Afrique au secours de l'AsieContre un peuple instruit à mourir !Ibrahim, que rien ne modère,Vole de l'Isthme au Belvédère,Comme un faucon qui n'a plus d'aire,Comme un loup qui règne au bercail ;Il court où le butin le tente,Et lorsqu'il retourne à sa tente,Chaque fois sa main dégouttanteJette des têtes au sérail !

III

Enfin ! — C'est Navarin,‖ la ville aux maisons peintes,La ville aux dômes d'or,‖ la blanche Navarin,Sur la colline assise‖ entre les térébinthes,Qui prête son beau golfe‖ aux ardentes étreintesDe deux flottes heurtant‖ leurs carènes d'airain.

Les voilà toutes deux !‖ — La mer en est chargée,Prête à noyer leurs feux,‖ prête à boire leur sang.Chacune par son dieu‖ semble au combat rangée :L'une s'étend en croix‖ sur les flots allongée ;L'autre ouvre ses bras lourds‖ et se courbe en croissant.

Ici l'Europe : enfin‖ l'Europe qu'on déchaîne !Avec ses grands vaisseaux‖ voguant comme des tours.Là, l'Égypte des Turcs,‖ cette Asie africaine,Ces vivaces forbans,‖ mal tués par Duquesne,Qui mit en vain le pied‖ sur ces nids de vautours !

IV

Écoutez ! — Le canon gronde.Il est temps qu'on lui réponde.Le patient est le fort.Éclatent donc les bordées !Sur ces nefs intimidées,Frégates, jetez la mort !Et qu'au souffle de vos bouches,Fondent ces vaisseaux farouches,Broyés aux rochers du port !

La bataille enfin s'allume :Tout à la fois tonne et fume.La mort vole où nous frappons.Là, tout brûle pêle-mêle.Ici, court le brûlot frêle,Qui jette aux mâts ses crampons,Et, comme un chacal dévoreL'éléphant qui lutte encore,Ronge un navire à trois ponts.

— L'abordage ! l'abordage ! —On se suspend au cordage ;On s'élance des haubans.La poupe heurte la proue.La mêlée a dans sa roueRameurs courbés sur leurs bancs,Fantassins pleurant la terre,L'épée et le cimeterre,Les casques et les turbans !

La vergue aux vergues s'attache ;La torche insulte à la hache ;Tout s'attaque en même temps.Sur l'abîme la mort nage.Épouvantable carnage !Champs de bataille flottants,Qui, battus de cent volées,S'écroulent sous les mêlées,Avec tous leurs combattants !

V

Lutte horrible ! Ah ! quand l'homme,‖ à l'étroit sur la terre,Jusque sur l'Océan‖ précipite la guerre,Le sol tremble sous lui,‖ tandis qu'il se débat.La mer, la grande mer‖ joue avec ses batailles.Vainqueurs, vaincus, à tous‖ elle ouvre ses entrailles :Le naufrage éteint le combat.

Ô spectacle ! Tandis‖ que l'Afrique grondanteBat nos puissants vaisseaux‖ de sa flotte imprudente,Qu'elle épuise à leurs flancs‖ sa rage et ses efforts,Chacun d'eux, géant fier,‖ sur ces hordes bruyantes,Ouvrant à temps égaux‖ ses gueules foudroyantes,Vomit tranquillement‖ la mort de tous ses bords !

Tout s'embrase : voyez !‖ l'eau de cendre est semée,Le vent aux mâts en flamme‖ arrache la fumée,Le feu sur les tillacs‖ s'abat en ponts mouvants.Déjà brûlent les nefs :‖ déjà, sourde et profonde,La flamme en leurs flancs noirs‖ ouvre un passage à l'onde ;Déjà, sur les ailes des vents,

L'incendie, attaquant‖ la frégate amirale,Déroule autour de mâts‖ son ardente spirale,Prend les marins hurlants‖ dans ses brûlants réseaux,Couronne de ses jets‖ la poupe inabordable,Triomphe, et jette au loin‖ un reflet formidableQui tremble, élargissant‖ ses cercles sur les eaux !

VI

Où sont, enfants du Caire,Ces flottes qui naguèreEmportaient à la guerreLeurs mille matelots ?Ces voiles, où sont-elles,Qu'armaient les infidèles,Et qui prêtaient leurs ailesÀ l'ongle des brûlots ?

Où sont tes mille antennes,Et tes hunes hautaines,Et tes fiers capitaines,Armada du sultan ?Ta ruine commence,Toi qui, dans ta démence,Battais les mers, immenseComme Léviathan !

Le capitan qui trembleVoit éclater ensembleCes chébecs que rassembleAlger ou Tetuan.Le feu vengeur embrasseSon vaisseau dont la masseSoulève, quand il passe,Le fond de l'Océan.

Sur les mers irritées,Dérivent, démâtées,Nefs par les nefs heurtées,Yachts aux mille couleurs,Galères capitanes,Caïques et tartanesQui portaient aux sultanesDes têtes et des fleurs !

Adieu, sloops intrépides,Adieu, jonques rapides,Qui sur les eaux limpidesBerçaient les icoglans !Adieu la goéletteDont la vague reflèteLe flamboyant squelette,Noir dans les feux sanglants !

Adieu, la barcarolleDont l'humble banderoleAutour des vaisseaux vole,Et qui, peureuse, fuit,Quand du souffle des brisesLes frégates surprises,Gonflant leurs voiles grises,Déferlent à grand bruit !

Adieu, la caravelleQu'une voile nouvelleAux yeux de loin révèle ;Adieu, le dogre ailé,Le brick dont les amuresRendent de sourds murmures,Comme un amas d'armuresPar le vent ébranlé.

Adieu, la brigantineDont la voile latineDu flot qui se mutineFend les vallons amers !Adieu, la balancelleQui sur l'onde chancelle,Et, comme une étincelle,Luit sur l'azur des mers !

Adieu, lougres difformes,Galéaces énormes,Vaisseaux de toutes formes,Vaisseaux de tous climats,L'yole aux triples flammes,Les mahonnes, les prames,La felouque à six rames,La polacre à deux mâts !

Chaloupes canonnières !Et lanches marinièresOù flottaient les bannièresDu pacha souverain !Bombardes que la houle,Sur son front qui s'écroule,Soulève, emporte et rouleAvec un bruit d'airain !

Adieu, ces nefs bizarres,Caraques et gabarres,Qui de leurs cris barbaresTroublaient Chypre et Délos !Que sont donc devenuesCes galères chenues ?La mer les jette aux nues,Le ciel les rend aux flots !

VII

Silence ! Tout est fait :‖ tout retombe à l'abîme.L'écume des hauts mâts‖ a recouvert la cime.Des vaisseaux du sultan‖ les flots se sont joués.Quelques-uns, bricks rompus,‖ prames désemparées,Comme l'algue des eaux‖ qu'apportent les marées,Sur la grève noircie‖ expirent échoués.

Ah ! c'est une victoire !‖ — Oui, l'Afrique défaite,Le vrai Dieu sous ses pieds‖ foulant le faux prophète,Les tyrans, les bourreaux‖ criant grâce ! à leur tour,Ceux qui meurent enfin‖ sauvés par ceux qui règnent,Hellé lavant ses flancs qui saignent,Et six ans vengés dans un jour !

Depuis assez longtemps‖ les peuples disaient : « Grèce !Grèce ! Grèce ! tu meurs.‖ Pauvre peuple en détresse,À l'horizon en feu‖ chaque jour tu décrois.En vain, pour te sauver,‖ patrie illustre et chère,Nous réveillons le prêtre‖ endormi dans sa chaire,En vain nous mendions‖ une armée à nos rois.

« Mais les rois restent sourds,‖ les chaires sont muettes.Ton nom n'échauffe ici‖ que des cœurs de poètes.À la gloire, à la vie‖ on demande tes droits ?À la croix grecque, Hellé,‖ ta valeur se confie…C'est un peuple qu'on crucifie !Qu'importe, hélas ! sur quelle croix ?

« Tes dieux s'en vont aussi.‖ Parthénon, Propylées,Murs de Grèce, ossements‖ des villes mutilées,Vous devenez une arme‖ aux mains des mécréants.Pour battre ses vaisseaux‖ du haut des Dardanelles,Chacun de vos débris,‖ ruines solennelles,Donne un boulet de marbre‖ à leurs canons géants ! »

Qu'on change cette plainte‖ en joyeuse fanfare !Une rumeur surgit‖ de l'Isthme jusqu'au Phare.Regardez ce ciel noir‖ plus beau qu'un ciel serein.Le vieux colosse turc‖ sur l'Orient retombe,La Grèce est libre, et dans la tombeByron applaudit Navarin.

Salut, donc, Albion,‖ vieille reine des ondes !Salut, aigle des Czars,‖ qui planes sur deux mondes !Gloire à nos fleurs de lis,‖ dont l'éclat est si beau !L'Angleterre aujourd'hui‖ reconnaît sa rivale.Navarin la lui rend.‖ Notre gloire navaleÀ cet embrasement‖ rallume son flambeau.

Je te retrouve, Autriche !‖ — Oui, la voilà, c'est elle !Non, pas ici, mais là,‖ — dans la flotte infidèle.Parmi les rangs chrétiens‖ en vain on te chercha.Nous surprenons, honteuse‖ et la tête penchée,Ton aigle au double front cachéeSous les crinières d'un pacha !

C'est bien ta place, Autriche !‖ — On te voyait naguèreBriller près d'Ibrahim,‖ ce Tamerlan vulgaire ;Tu dépouillais les morts‖ qu'il foulait en passant ;Tu l'admirais, mêlée‖ aux eunuques serviles,Promenant au hasard‖ sa torche dans les villes,Horrible, et n'éteignant‖ le feu qu'avec du sang.

Tu préférais ces feux‖ aux clartés de l'aurore.Aujourd'hui qu'à leur tour‖ la flamme enfin dévoreSes noirs vaisseaux, vomis‖ des ports égyptiens,Rouvre les yeux, regarde,‖ Autriche abâtardie !Que dis-tu de cet incendie ?Est-il aussi beau que les siens ?

Versification

Forme
Strophes variées
Rimes
20(aabccb) 3(ababcccdeeed) 3(abaab) 4(aabccbddb) 11(aaabcccb)
Mètre
Vers de 12, 6, 8 et 7 syllabes (111 de 12, 88 de 6, 60 de 8, 36 de 7)· profil 6, 7, 8, 6+6
Strophes
20 sizains, 11 huitains, 4 neuvains, 3 douzains, 3 quintils
Mots à la rime
a vaisseaux / eaux masculine, classiqueb hardie / incendie féminine, classiquec succombât / combat masculine, classiquea mers / enfers masculine, classiqueb profonde / l'onde féminine, classiquec yeux / feux masculine, classiquea courbés / tombés masculine, classiqueb d'armée / fumée féminine, classiquec matelots / flots masculine, classiquea d'Iolchos / échos masculine, classiqueb l'espace / passe féminine, classiquec Orient / souriant masculine, classiquea fumants / armements masculine, classiqueb engourdie / l'incendie féminine, classiquec jeu / feu masculine, classiquea toi / pourquoi masculine, classiqueb tempêtes / fêtes féminine, classiquec droit masculine, classiquea libre / l'équilibre féminine, classiqueb mourants / tyrans masculine, classiquec change / venge / échange féminine, classiqued laurier / crier masculine, classiquee d'Homère / mère / amère féminine, classiquea belle / rebelle féminine, classiqueb tombeau / lambeau masculine, classiquec Ménades / sérénades / canonnades féminine, classiqued Dieu / feu masculine, classiquee aimée / embaumée / fumée féminine, classiquea choisie / l'Asie féminine, classiqueb accourir / mourir masculine, classiquec modère / Belvédère / d'aire féminine, classiqued bercail / sérail masculine, classiquee tente / dégouttante féminine, classiquea peintes / térébinthes / étreintes féminine, classiqueb Navarin / d'airain masculine, classiquea chargée / rangée / allongée féminine, classiqueb sang / croissant masculine, classiquea déchaîne / africaine / Duquesne féminine, classiqueb tours / vautours masculine, classiquea gronde / réponde féminine, classiqueb fort / mort / port masculine, classiquec bordées / intimidées féminine, classiqued bouches / farouches féminine, classiquea s'allume / fume féminine, non classiqueb frappons / crampons / ponts masculine, classiquec pêle-mêle / frêle féminine, classiqued dévore / encore féminine, classiquea l'abordage / cordage féminine, classiqueb haubans / bancs / turbans masculine, classiquec proue / roue féminine, classiqued terre / cimeterre féminine, classiquea s'attache / hache féminine, classiqueb temps / flottants / combattants masculine, classiquec nage / carnage féminine, classiqued volées / mêlées féminine, classiquea terre / guerre féminine, classiqueb débat / combat masculine, classiquec batailles / entrailles féminine, classiquea grondante / imprudente féminine, classiqueb efforts / bords masculine, classiquec bruyantes / foudroyantes féminine, classiquea semée / fumée féminine, classiqueb mouvants / vents masculine, classiquea amirale / spirale féminine, classiqueb réseaux / eaux masculine, classiquec inabordable / formidable féminine, classiquea Caire / naguère / guerre féminine, classiqueb matelots / brûlots masculine, classiquec sont-elles / infidèles / ailes féminine, classiquea antennes / hautaines / capitaines féminine, classiqueb sultan / Léviathan masculine, classiquec commence / démence / immense féminine, classiquea tremble / ensemble / rassemble féminine, classiqueb Tetuan / l'Océan masculine, classiquec embrasse / masse / passe féminine, classiquea irritées / démâtées / heurtées féminine, classiqueb couleurs / fleurs masculine, classiquec capitanes / tartanes / sultanes féminine, classiquea intrépides / rapides / limpides féminine, classiqueb icoglans / sanglants masculine, classiquec goélette / reflète / squelette féminine, classiquea barcarolle / banderole / vole féminine, classiqueb fuit / bruit masculine, classiquec brises / surprises / grises féminine, classiquea caravelle / nouvelle / révèle féminine, classiqueb ailé / ébranlé masculine, classiquec amures / murmures / d'armures féminine, classiquea brigantine / latine / mutine féminine, classiqueb amers / mers masculine, classiquec balancelle / chancelle / étincelle féminine, classiquea difformes / énormes / formes féminine, classiqueb climats / mâts masculine, classiquec flammes / prames / rames féminine, classiquea canonnières / marinières / bannières féminine, classiqueb souverain / d'airain masculine, classiquec houle / s'écroule / roule féminine, classiquea bizarres / gabarres / barbares féminine, classiqueb Délos / flots masculine, classiquec devenues / chenues / nues féminine, classiquea l'abîme / cime féminine, classiqueb joués / échoués masculine, classiquec désemparées / marées féminine, classiquea défaite / prophète féminine, classiqueb tour / jour masculine, classiquec règnent / saignent féminine, classiquea Grèce / détresse féminine, classiqueb décrois / rois masculine, classiquec chère / chaire féminine, classiquea muettes / poètes féminine, classiqueb droits / croix masculine, classiquec confie / crucifie féminine, classiquea Propylées / mutilées féminine, classiqueb mécréants / géants masculine, classiquec Dardanelles / solennelles féminine, classiquea fanfare / Phare féminine, classiqueb serein / Navarin masculine, classiquec retombe / tombe féminine, classiquea ondes / mondes féminine, classiqueb beau / flambeau masculine, classiquec rivale / navale féminine, classiquea elle / infidèle féminine, classiqueb chercha / pacha masculine, classiquec penchée / cachée féminine, classiquea naguère / vulgaire féminine, classiqueb passant / sang masculine, classiquec serviles / villes féminine, classiquea l'aurore / dévore féminine, classiqueb égyptiens / siens masculine, classiquec abâtardie / incendie féminine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 1.6· écart moyen à la rime classique 0.1

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

295 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Orientales ‒ Les Feuilles d’automne, Paris, Poésie/Gallimard, 1964· numérisation lyres.chez.com· Sources