Les orientales, 1829
XXIX. Sultan Achmet
Oh ! permets, charmante fille, que
j’enveloppe mon cou avec tes brasHAFIZ.
À Juana la Grenadine,Qui toujours chante et badine,Sultan Achmet dit un jour :— Je donnerais sans retourMon royaume pour Médine,Médine pour ton amour.
— Fais-toi chrétien, roi sublime !Car il est illégitime,Le plaisir qu'on a cherchéAux bras d'un Turc débauché.J'aurais peur de faire un crime :C'est bien assez du péché.
— Par ces perles dont la chaîneRehausse, ô ma souveraine,Ton cou blanc comme le lait,Je ferai ce qui te plaît,Si tu veux bien que je prenneTon collier pour chapelet.
20 octobre 1828.
Versification
- Forme
- 3 sizains (sizains)
- Rimes
- 3(aabbab)
- Mètre
- Heptasyllabes
- Strophes
- 3 sizains
- Mots à la rime
- a Grenadine / badine / Médine féminine, classiqueb jour / retour / amour masculine, classiquea sublime / illégitime / crime féminine, classiqueb cherché / débauché / péché masculine, classiquea chaîne / souveraine / prenne féminine, classiqueb lait / plaît / chapelet masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
18 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Orientales ‒ Les Feuilles d’automne, Paris, Poésie/Gallimard, 1964· numérisation lyres.chez.com· Sources