Les quatre vents de l’esprit, 1881· III Le livre lyrique — La destinée —
XVII. En marchant le matin
Puisque là-bas s’entr’ouvre‖ une porte vermeille,Puisque l’aube blanchit‖ le bord de l’horizon,Pareille au serviteur‖ qui le premier s’éveilleEt, sa lampe à la main,‖ marche dans la maison,
Puisqu’un blême rayon‖ argente la fontaine,Puisqu’à travers les bois‖ l’immense firmamentJette une lueur pâle‖ et calme que la plaineRegarde vaguement,
Puisque le point du jour‖ sur les monts vient d’éclore,Je m’en vais dans les champs‖ tristes, vivants et doux ;Je voudrais bien savoir‖ où l’on trouve une aurorePour cette sombre nuit‖ que nous avons en nous !
Que fait l’homme ? La vie‖ est-elle une aventure ?Que verra-t-on après‖ et de l’autre côté ?Tout frissonne. Est-ce à moi‖ que tu parles, nature,Dans cette obscurité ?
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 4(abab)
- Mètre
- Alexandrins et hexasyllabes (14 de 12, 2 de 6)· profil 6, 6+6
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a vermeille / s’éveille féminine, classiqueb l’horizon / maison masculine, classiquea fontaine / plaine féminine, classiqueb firmament / vaguement masculine, classiquea d’éclore / aurore féminine, classiqueb doux / nous masculine, classiquea aventure / nature féminine, classiqueb côté / obscurité masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les quatre vents de l’esprit, Paris, La Librairie Ollendorff, 1908· numérisation wikisource.org· Sources