Les rayons et les ombres, 1840
XXIX. À louis b
Ô Louis ! je songeais !‖ — Baigné d'ombre sereine,Le soir tombait ; des feux‖ scintillaient dans la plaine ;Les vastes flots berçaient‖ le nid de l'alcyon ;J'écoutais vers le ciel,‖ où toute aube commence,Monter confusément‖ une louange immenseDes deux extrémités‖ de la création.
Ce que Dieu fit petit‖ chantait dans son délireTout ce que Dieu fait grand,‖ et je voyais sourireLe colosse à l'atome‖ et l'étoile au flambeau ;La nature semblait‖ n'avoir qu'une âme aimante.La montagne disait :‖ Que la fleur est charmante !Le moucheron disait :‖ Que l'océan est beau !
Août 1839.
Versification
- Forme
- 2 sizains (sizains)
- Rimes
- 2(aabccb)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 2 sizains
- Mots à la rime
- a sereine / plaine féminine, classiqueb l'alcyon / création masculine, classiquec commence / immense féminine, classiquea délire / sourire féminine, classiqueb flambeau / beau masculine, classiquec aimante / charmante féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvre complète, Paris, collection Bouquins ‒ Robert Laffont, 1985· numérisation abu.cnam.fr· Sources