Les rayons et les ombres, 1840
XXVII. « Oh ! quand je dors, viens auprès de ma couche »
Oh ! quand je dors,‖ viens auprès de ma couche,Comme à Pétrarque‖ apparaissait Laura,Et qu'en passant‖ ton haleine me touche… —Soudain ma boucheS'entrouvrira !
Sur mon front morne‖ où peut-être s'achèveUn songe noir‖ qui trop longtemps dura,Que ton regard‖ comme un astre se lève… —Soudain mon rêveRayonnera !
Puis sur ma lèvre‖ où voltige une flamme,Éclair d'amour‖ que Dieu même épura,Pose un baiser,‖ et d'ange deviens femme… —Soudain mon âmeS'éveillera !
Juin 183.
Versification
- Forme
- 3 quintils (quintils)
- Rimes
- 3(abaab)
- Mètre
- Décasyllabes et tétrasyllabes (9 de 10, 6 de 4)· profil 4, 4+6
- Strophes
- 3 quintils
- Mots à la rime
- a couche / touche / bouche féminine, classiqueb Laura / S'entrouvrira masculine, classiquea s'achève / lève / rêve féminine, classiqueb dura / Rayonnera masculine, classiquea flamme / femme / âme féminine, classiqueb épura / S'éveillera masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
15 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvre complète, Paris, collection Bouquins ‒ Robert Laffont, 1985· numérisation abu.cnam.fr· Sources