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un seul est le mot juste.

Premières publications, 1820

Discours

SUR LES AVANTAGES DE L’ENSEIGNEMENT MUTUEL

Victor Hugo· 18 distiquess, alexandrins, 266 vers

Agmine partito fulgent,
paribuffle magistris.VIRG.

Je ris quand chaque soir‖ de l'école voisineSort et s'échappe en foule‖ une troupe enfantine,Quand j'entends sur le seuil‖ le sévère MentorDont les derniers avis‖ les poursuivent encor :« Hâtez-vous, il est tard,‖ vos mères vous attendent !… »Inutiles clameurs‖ que les vents seuls entendent !Il rentre. Alors la bande,‖ avec des cris aigus,Se sépare, oubliant‖ les ordres de l'Argus ;Les uns courent sans peur,‖ pendant qu'il fait un somme,Simuler des assauts‖ sur le foin du bon homme ;D'autres, jusqu'en leurs nids,‖ surprennent les oiseauxQui le soir le charmaient,‖ errant sous ses berceaux ;Ou, se glissant sans bruit,‖ vont voir avec mystère,S'ils ont laissé des noix‖ au clôs du presbytère.Sans doute vous blâmez‖ tous ces jeux dont je ris.Mais Montaigne, en songeant‖ qu'il naquit dans Paris,Vantait son air impur,‖ la fange de ses rues,Montaigne aimait Paris‖ jusque dans ses verrues ;J'ai passé par l'enfance,‖ et cet âge chériPlaît, même en ses écarts,‖ à mon cœur attendri.Je ne sais : mais pour moi‖ sa naïve ignoranceCouvre encor ses défauts‖ d'un voile d'innocence.Le lierre des rochers‖ déguise le contour,Et tout paraît charmant‖ aux premiers feux du jour.

Âge enchanteur où l'âme,‖ étrangère à l'envie,Se prépare en riant‖ aux douleurs de la vie,Prend son penchant pour guide,‖ et, simple en ses transports,Fait le bien sans orgueil‖ et le mal sans remords !

Oh ! si le sort aveugle,‖ à tous mes vœux propice,M'eût permis d'être heureux‖ au gré de mon caprice,Horace, ton ruisseau,‖ ton champ, ton petit bois,Ne m'auraient point suffi‖ pour être égal aux rois ;J'aurais encor voulu,‖ près de mon toit agreste,Ouvrir aux fils du pauvre‖ une école modeste,Et, parmi ces enfants,‖ tous soumis à ma loi,J'aurais rêvé des jours‖ qui ne sont plus pour moi.Enfants, rassurez-vous :‖ mon front n'est point sévère,Je veux surtout qu'on m'aime‖ et peu qu'on nie révère ;Je n'aurais pas été‖ ce magister jaloux,Pédant gonflé de morgue‖ et bouffi de courroux,Qui semble, en ses sermons‖ toujours tristes et graves,Le Vieux de la Montagne‖ instruisant ses esclaves.La peur préside seule‖ à ses vaines leçons,Il gronde sur un mot,‖ punit sur des soupçons,Et souvent, à mentir‖ vous contraignant d'avance,Détruit votre candeur‖ et non votre ignorance.Loin de moi ce vieux fou,‖ despote triomphant,Qui ne se souvient plus‖ qu'il fut jadis enfant,Et, foulant sous son joug‖ la jeunesse asservie,Flétrit d'un souffle impur‖ les roses de la vie !

Enfants, vous en riez :‖ mais vos pleurs chaque soirPar leur trace récente‖ attestent son pouvoir.Pour moi, j'aurais voulu,‖ troupe aimable et joyeuse,Vous faire un doux plaisir‖ d'une étude ennuyeuse,J'aurais, d'un nouvel art‖ empruntant le secours,Su rendre vos travaux‖ moins tristes et plus courts ;Je vous aurais laissé‖ le soin de vous instruire,Et ma classe eût offert‖ l'image d'un empire.Roi, j'aurais dispensé‖ les rangs et les emplois,J'aurais dit à chacun :‖ cherche à fixer mon choix,Parmi tes compagnons‖ hâte-toi de paraître,Sois d'abord leur vainqueur,‖ tu deviendras leur maître.

Alors j'aurais pu voir‖ tous ces jeunes rivauxDisputer sous mes yeux‖ de zèle et de travaux.Fier d'un titre conquis,‖ tantôt le plus habileGuide des moins savants‖ la phalange docile ;Et tantôt l'ignorant,‖ par un juste retour,Grâce à lui, prend sa place‖ et l'instruit à son tour.

Ainsi ce roi fameux,‖ vengeur des Scandinaves,Don Quichotte du nord‖ et neveu des Gustaves,Qui troubla la Vistule,‖ épouvanta Revel,Et, grâce au vieux Voltaire,‖ est sûr d'être immortel,Charle, au plus grand des Czars,‖ son rival dans l'histoire,À force de le vaincre,‖ enseigna la victoire.

Répondez, mes amis :‖ il doit vous être douxD'avoir pour seuls mentors‖ des enfants comme vous ;Leur âge, leur humeur,‖ leurs plaisirs sont les vôtres ;Et ces vainqueurs d'un jour,‖ demain vaincus par d'autres,Sont, tour à tour parés‖ de modestes rubans,Vos égaux dans vos jeux,‖ vos maîtres sur les bancs.Muets, les yeux fixés‖ sur vos heureux émules,Vous n'êtes point distraits‖ par la peur des férules ;Jamais un fouet vengeur,‖ effrayant vos esprits,Ne vous fait oublier‖ ce qu'ils vous ont appris ;J'écoute mal un sot‖ qui veut que je le craigne,Et je sais beaucoup mieux‖ ce qu'un ami m'enseigne.Ainsi, charmante Églé,‖ par toi souvent instruit,De tes douces leçons‖ je recueille le fruit ;Tantôt, quand le printemps‖ rend aux bosquets leurs ombres,Nous parcourons tous deux‖ tes jardins déjà sombres ;Là, botaniste aimable,‖ en me montrant tes fleurs,Tu m'apprends leurs vertus,‖ leurs races, leurs couleurs,Et mon cœur, attentif‖ à des leçons si chères,Retient surtout les noms‖ des fleurs que tu préfères ;

Tantôt, domptant d'un mot‖ mon orgueil aux abois,Ta main d'un fil léger‖ embarrasse mes doigts,Tu m'apprends à parer‖ la gaze transparenteDe ces dessins, tracés‖ par l'aiguille savante,Et souvent tu souris,‖ quand j'ai, tant bien que mal,Enrichi d'un feston‖ ton voile virginal.Mais aussi quelquefois,‖ si la mélancolieRemplace dans ton cœur‖ l'attrayante folie,Tu t'assieds près de moi‖ sous des bocages verts,Et ton tendre regard‖ me demande des vers.Alors, ô mon Églé,‖ si je saisis ma lyre,Mon ardeur te transporte‖ et ma verve t'inspire ;Tu chantes, et j'admire,‖ à mon tour étonné,Un talent qui me manque‖ et que je t'ai donné.

Ô force de l'exemple,‖ invincible magie !Voyez ce Czar, fameux‖ par sa mâle énergie,Pierre, pour éclairer‖ ses peuples ignorants,Descendre à leur niveau,‖ se mêler dans leurs rangs.D'abord, peu soucieux‖ de sa grandeur suprême,Dans les arts qu'il leur montre‖ il s'est instruit lui-même ;On l'a vu, tour à tour‖ despote et charpentier,En sortant d'un palais‖ entrer dans un chantier,Boire avec un marin,‖ serrer la main des princes,Et des arts de l'Europe‖ enrichir ses provinces.Jaloux de tant de rois‖ dominateurs des mers,Le Czar avec douleur‖ a vu ses ports déserts,Il lui faut des vaisseaux :‖ lui-même il les commence,Et sur un frêle esquif‖ fonde une flotte immense*.Il ne peut, méprisé‖ des autres potentats,D'un rempart de guerriers‖ entourer ses états ;Ses Calmoucks, ses Baskirs,‖ phalanges voyageuses,Ne quittent qu'à regret‖ leurs cavernes fangeuses,Et, marchant en désordre,‖ et sans chefs et sans lois,Fuiraient au seul aspect‖ d'un grenadier hongrois.Le Czar veut se créer‖ une invincible armée,Ce grand projet domine‖ en son âme enflammée,Rien ne lui coûte, et, loin‖ des pompes de sa cour,Pour former ses soldats,‖ le Czar se fait tambour.C'est ainsi que, chassant‖ l'ignorance endurcie,L'exemple d'un seul homme‖ éveilla la Russie.

Le dirai-je ? à Canton,‖ fameux par son savoir,Un Chinois de l'exemple‖ a connu le pouvoir.Ce sage, méprisant‖ tous nos arts inutiles,De la mode et du goût‖ colifichets futiles,Crut devoir réserver‖ aux plus augustes mainsL'art, dédaigné chez nous,‖ qui nourrit les humains.Dès qu'un prince nouveau‖ va monter sur le trône,Le Sénat le conduit‖ aux bords du Fleuve Jaune ;Là, pressant deux taureaux‖ d'un royal aiguillon,L'empereur dans la terre‖ ouvre un large sillon,Et, sous les yeux ravis‖ de la foule accourue,Unit d'un nœud sacré‖ le sceptre et la charrue.

Mais, du bon Yorick‖ imitant les écarts,Vais-je chanter la Chine‖ et l'empire des Czars ?Oh ! non reviens, ma muse,‖ admirer mon école.Là, j'ai mis de Jésus‖ le sublime symbole,J'ai rempli ses désirs,‖ car sa touchante loiDit : « Laissez les enfants‖ approcher jusqu'à moi. »Au-dessous est ma table,‖ et plus loin sont placéesDe mes jeunes sujets‖ les banquettes pressées ;Ces cartes, ces tableaux‖ dont les murs sont couvertsPortent des premiers mots‖ les mélanges divers,Et l'enfant, qui les voit,‖ aisément s'initieAux arts que nous légua‖ l'antique Phénicie.Mais l'instant est venu :‖ tu vas voir sous tes yeux,Au temple de l'étude‖ entrer l'essaim joyeux.Leur chef marche à leur tête‖ en marquant la cadence,Et chacun sur son banc‖ vient s'asseoir en silence.Tout se tait ; mais bientôt‖ leur voix s'élève en chœur,Leur douce voix demande‖ à ce Dieu protecteur,Qui parmi les Vertus‖ compte l'humble Espérance,De longs jours pour le roi,‖ de beaux jours pour la France.La prière a cessé ;‖ chacun avec ardeurRecommence un travail‖ qu'il quitta sans tiédeur ;D'abord le maître dicte,‖ et leur main exercéeSur l'ardoise fragile‖ a transcrit sa pensée.Le plus faible au combat‖ provoque les plus forts ;Souvent son jeune chef,‖ couronnant ses efforts,Compare les essais,‖ sourit, et lui désigneLe rang plus glorieux‖ dont il s'est rendu digne.Mon tour vient : je dispense,‖ en mon dernier coup d'œil,Le blâme avec regret,‖ l'éloge avec orgueil.

On se lève… entends-tu‖ la crécelle sonoreÀ de nouveaux combats‖ les appeler encore ?Regarde. Ils vont s'apprendre,‖ en d'aimables leçons,Ces signes variés‖ qui peignent tous les sons.Au milieu d'eux se place,‖ en sa chaire mobile,Leur Aristarque, armé‖ de son sceptre fragile ;Vois-les, près d'un tableau,‖ sans dégoûts, sans ennuis,Corrigés l'un par l'autre,‖ et l'un par l'autre instruits ;Vois de quel air chacun,‖ bouillant d'impatience,Quand son rival s'égare,‖ étale sa science ;Ce soir il s'ornera‖ d'un ruban bien acquis,Et son regard dira :‖ c'est moi qui l'ai conquis.

Êtres intéressants,‖ meilleurs que nous ne sommes,Enfants, pourquoi faut-il‖ que vous deveniez hommes ?Pourquoi faut-il qu'un jour‖ vous soyez, comme nous,Esclaves ou tyrans,‖ enviés ou jaloux ?

Vous qui, les yeux fixés‖ sur un gros caractère,L'imitez vainement‖ sur l'arène légère,Et voyez chaque fois,‖ malgré vos soins nouveaux,Le cylindre fatal‖ effacer vos travaux,Ce triste passe-temps,‖ mes enfants, c'est la vie.Un jour, vers le bonheur‖ tournant un œil d'envie, —Vous ferez comme moi,‖ sur ce modèle heureux,Bien des projets charmants,‖ bien des plans généreux ;Et puis viendra le sort‖ dont la main inquièteDétruira dans un jour‖ votre ébauche imparfaite.Croissez pourtant, croissez :‖ — que l'ardeur des succèsVous montre de bonne heure‖ à devenir français.Enfants, instruisez-vous ; le savoir vous honore.L'art que je vous enseigne‖ est peu de chose encore ;Mais pour dissiper l'ombre‖ il suffit d'un éclair,Et le sable grossier‖ peut dérouiller le fer.Apprenez à penser ;‖ votre noble industrie,Des dons que je vous fais‖ doit compte à la patrie ;Ah ! faites-lui puiser,‖ séchant ses pleurs sanglants,La paix dans vos vertus,‖ la gloire en vos talents.

Écoutez : autrefois‖ les nations rivalesDisaient : « Dans les beaux arts‖ la France est sans égales ;» Mais, seules, nous brûlons‖ de ce feu créateur» Des secrets d'Uranie‖ immortel inventeur ;» Fust, Newton, n'étaient point‖ de ces têtes légères… »Savez-vous, mes amis,‖ comment ont fait nos frères ?L'un sut, d'un air subtil,‖ gonfler le vaste seinD'un globe, compagnon‖ de son hardi dessein ;Et dans le ciel ouvert‖ planant avec audace,Conquit, Titan nouveau,‖ l'empire de l'espace ;Et quand l'Europe encor,‖ de jeu frivole et vainOsa, dans son dépit,‖ taxer cet art divin,La France, en attendant‖ que l'avenir prononce,Aux plaines de Fleurus‖ confia sa réponse.

Un autre, à la vapeur‖ ouvrant d'étroits canaux,Comprima ses élans‖ dans d'énormes fourneaux,Et, fixant à leurs flancs‖ deux orbes tutélaires,Fit marcher sur les flots‖ nos flottantes galères.Grâce à lui, les vaisseaux,‖ changés en chars mouvants,Peuvent fuir les écueils‖ et se jouer des vents.Sans doute à ce bel art,‖ qui brave les tempêtes,Le commerce devra‖ de nouvelles conquêtes ;Pour le rendre parfait‖ nos savants vont s'unir ;Et peut-être on verra,‖ dans les temps à venir,Voguer dans l'air, courir‖ sur les mers écumantes,Nos bataillons volants‖ et nos flottes fumantes.

Imitez, mes amis,‖ dans vos futurs essais,Ces exemples fameux,‖ vengeurs du nom français.Il en est parmi vous,‖ puis-je ne le pas croire ?Qu'un jour tourmentera‖ le démon de la gloire,Qui, nourris dans l'échoppe‖ ou sortis des hameaux,A nos anciens lauriers‖ joindront quelques rameaux,Éclairciront leur astre‖ entouré de ténèbres,Et, s'ils sont nés obscurs,‖ sauront mourir célèbres.Les uns, chantant des rois‖ les tragiques revers,Du grand Corneille éteint‖ nous rendront les beaux vers ;Les autres, d'un bras sûr,‖ géants de nos tribunes,Pousseront loin de nous‖ le char des infortunes,Guideront nos guerriers ;‖ ou, protégeant les lys,Pour nos Henris nouveaux‖ seront d'autres Sullys.Pour moi, qui, le premier,‖ dans votre âme ingénueÉveillai des talents‖ l'étincelle inconnue,En frémissant pour vous‖ des caprices du sort,D'un regard étonné‖ je suivrai votre essor ;Et, tandis que vos nerfs‖ braveront le naufrage,Moi, dans mon humble asile,‖ à l'abri de l'orage,J'irai de mes aïeux‖ retrouver les cercueils,Sans avoir fui le port‖ ni tenté les écueils.

Ainsi, sans le savoir,‖ quand la poule fidèleCouve l'œuf étranger‖ de l'humide sarcelle ;Tendre mère, elle tremble,‖ alors qu'à peine éclos,Ses poussins chancelants‖ s'élancent dans les flots ;Triste, elle suit de l'œil‖ leur troupe inattentive,S'alarme, les admire,‖ et reste sur la rive.

[Le Conservateur littéraire, 9 septembre 1820.]

Versification

Forme
18 distiquess (distiques)
Rimes
133((aa))
Mètre
Alexandrins· profil 6+6
Strophes
18 distiquess
Mots à la rime
a voisine / enfantine féminine, classiqueb Mentor / encor masculine, classiquec attendent / entendent féminine, classiqued aigus / l'Argus masculine, classiquee somme / homme féminine, classiquef oiseaux / berceaux masculine, classiqueg mystère / presbytère féminine, classiqueh ris / Paris masculine, classiquei rues / verrues féminine, classiquej chéri / attendri masculine, classiquek ignorance / d'innocence féminine, classiquel contour / jour masculine, classiquea l'envie / vie féminine, classiqueb transports / remords masculine, classiquea propice / caprice féminine, classiqueb bois / rois masculine, classiquec agreste / modeste féminine, classiqued loi / moi masculine, classiquee sévère / révère féminine, classiquef jaloux / courroux masculine, classiqueg graves / esclaves féminine, classiqueh leçons / soupçons masculine, classiquei d'avance / ignorance féminine, classiquej triomphant / enfant masculine, classiquek asservie / vie féminine, classiquea soir / pouvoir masculine, classiqueb joyeuse / ennuyeuse féminine, classiquec secours / courts masculine, classiqued instruire / empire féminine, classiquee emplois / choix masculine, classiquef paraître / maître féminine, classiquea rivaux / travaux masculine, classiqueb habile / docile féminine, classiquec retour / tour masculine, classiquea Scandinaves / Gustaves féminine, classiqueb Revel / immortel masculine, classiquec l'histoire / victoire féminine, classiquea doux / vous masculine, classiqueb vôtres / d'autres féminine, classiquec rubans / bancs masculine, classiqued émules / férules féminine, classiquee esprits / appris masculine, classiquef craigne / m'enseigne féminine, classiqueg instruit / fruit masculine, classiqueh ombres / sombres féminine, classiquei fleurs / couleurs masculine, classiquej chères / préfères féminine, classiquea abois / doigts masculine, classiqueb transparente / savante féminine, classiquec mal / virginal masculine, classiqued mélancolie / folie féminine, classiquee verts / vers masculine, classiquef lyre / t'inspire féminine, classiqueg étonné / donné masculine, classiquea magie / énergie féminine, classiqueb ignorants / rangs masculine, classiquec suprême / lui-même féminine, classiqued charpentier / chantier masculine, classiquee princes / provinces féminine, classiquef mers / déserts masculine, classiqueg commence / immense féminine, classiqueh potentats / états masculine, classiquei voyageuses / fangeuses féminine, classiquej lois / hongrois masculine, classiquek armée / enflammée féminine, classiquel cour / tambour masculine, classiquem endurcie / Russie féminine, classiquea savoir / pouvoir masculine, classiqueb inutiles / futiles féminine, classiquec mains / humains masculine, classiqued trône / Jaune féminine, classiquee aiguillon / sillon masculine, classiquef accourue / charrue féminine, classiquea écarts / Czars masculine, classiqueb école / symbole féminine, classiqued placées / pressées féminine, classiquee couverts / divers masculine, classiquef s'initie / Phénicie féminine, classiqueg yeux / joyeux masculine, classiqueh cadence / silence féminine, classiquei chœur / protecteur masculine, classiquej Espérance / France féminine, classiquek ardeur / tiédeur masculine, classiquel exercée / pensée féminine, classiquem forts / efforts masculine, classiquen désigne / digne féminine, classiqueo d'œil / orgueil masculine, classiquea sonore / encore féminine, classiqueb leçons / sons masculine, classiquec mobile / fragile féminine, classiqued ennuis / instruits masculine, classiquee d'impatience / science féminine, classiquef acquis / conquis masculine, classiquea sommes / hommes féminine, classiqueb nous / jaloux masculine, classiquea caractère / légère féminine, classiqueb nouveaux / travaux masculine, classiquec vie / d'envie féminine, classiqued heureux / généreux masculine, classiquee inquiète / imparfaite féminine, classiquef succès / français masculine, classiqueg honore / encore féminine, classiqueh éclair / fer masculine, classiquei industrie / patrie féminine, classiquej sanglants / talents masculine, classiquea rivales / égales féminine, classiqueb créateur / inventeur masculine, classiquec légères / frères féminine, classiqued sein / dessein masculine, classiquee audace / l'espace féminine, classiquef vain / divin masculine, classiqueg prononce / réponse féminine, classiquea canaux / fourneaux masculine, classiqueb tutélaires / galères féminine, classiquec mouvants / vents masculine, classiqued tempêtes / conquêtes féminine, classiquee s'unir / venir masculine, classiquef écumantes / fumantes féminine, classiquea essais / français masculine, classiqueb croire / gloire féminine, classiquec hameaux / rameaux masculine, classiqued ténèbres / célèbres féminine, classiquee revers / vers masculine, classiquef tribunes / infortunes féminine, classiqueg lys / Sullys masculine, classiqueh ingénue / inconnue féminine, classiquei sort / essor masculine, non classiquej naufrage / l'orage féminine, classiquek cercueils / écueils masculine, classiquea fidèle / sarcelle féminine, classiqueb éclos / flots masculine, classiquec inattentive / rive féminine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 1.2· écart moyen à la rime classique 0.0

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

266 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, collection Bouquins ‒ Robert Laffont, 1985· numérisation poesies.net· Sources