Toute la lyre, 1893· V
XXVIII. « J'aspire à m'enfouir sous les arbres. Je suis »
........................................................................J'aspire à m'enfouir‖ sous les arbres. Je suisComme ces animaux‖ sauvages que des hommesOnt pris, saisis, traînés‖ dans la ville où nous sommes,Et qui, dans une cage‖ enfermés tristement,Voyant la face humaine‖ avec étonnement,Font tous les mouvements‖ d'un serpent qui se sauve,À travers les barreaux‖ passent leur museau fauve,Et sombres, effarés,‖ pensifs, cherchent à voirQuelque taillis épais,‖ quelque buisson bien noir,Un trou profond caché‖ dans un fouillis champêtre,Où tout à coup dans l’ombre ils puissent disparaître !
Versification
- Forme
- 1 distiques (distiques)
- Rimes
- 5((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 distiques
- Mots à la rime
- a hommes / sommes féminine, classiqueb tristement / étonnement masculine, classiquec sauve / fauve féminine, classiqued voir / noir masculine, classiquee champêtre / disparaître féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.2· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, collection Bouquins ‒ Robert Laffont, 1986· numérisation poesies.net· Sources