Toute la lyre, 1893· V
XX. « Je marchais ; j'entendais, comme tombait la nuit »
Je marchais ; j'entendais,‖ comme tombait la nuit,Des amants se parler‖ dans l'ombre à petit bruit ;Des lèvres se cherchaient‖ dans l'obscure feuillée ;Maint couple était assis‖ dans l'herbe un peu mouillée ;Et moi, j'adorais Dieu‖ qui, dans les bois charmants,Pour le poète errant‖ au milieu des amants,Mêle à ce doux mystère‖ entrevu sous des voilesLe spectacle splendide‖ et profond des étoiles.
30 octobre 1846.
Versification
- Forme
- 1 distiques (distiques)
- Rimes
- 4((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 distiques
- Mots à la rime
- a nuit / bruit masculine, classiqueb feuillée / mouillée féminine, classiquec charmants / amants masculine, classiqued voiles / étoiles féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.2· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
8 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, collection Bouquins ‒ Robert Laffont, 1986· numérisation poesies.net· Sources