Toute la lyre, 1893· V
XXXVIII. « Je ne m'arrête pas, jamais je ne séjourne »
Je ne m'arrête pas,‖ jamais je ne séjourne ;Quand le flot, mon témoin,Tremble, je crie au vent :‖ Marchons ! quand le vent tourne,Je dis au flot : Plus loin !
Et j'avance, et toujours‖ plus d'ouragan m'emporte…Homme ! aime tes amours,Assieds-toi sur le banc‖ de pierre de ta porte,Et laisse fuir les jours !
Heureux celui qui vit‖ stupide en sa demeure,Et qui, chaque soir, voitLe même oiseau de nuit‖ sortir à la même heureDu même angle du toit !
13 août 1872.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Hexasyllabes et alexandrins (6 de 6, 6 de 12)· profil 6, 6+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a séjourne / tourne féminine, classiqueb témoin / loin masculine, classiquea m'emporte / porte féminine, classiqueb amours / jours masculine, classiquea demeure / heure féminine, classiqueb voit / toit masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, collection Bouquins ‒ Robert Laffont, 1986· numérisation poesies.net· Sources