Toute la lyre, 1893· II
II. « Je ne vois pas pourquoi je ferais autre chose »
Je ne vois pas pourquoi‖ je ferais autre choseQue de rêver sous l'arbre‖ où le ramier se pose ;Les chars passent, j'entends‖ grincer les durs essieux ;
Quand les filles s'en vont‖ laver à la fontaine,Elles prêtent l'oreille‖ à ma chanson lointaine,Et moi je reste au fond‖ des bois mystérieux,
Parce que le hallier‖ m'offre des fleurs sans nombre,Parce qu'il me suffit‖ de voir voler dans l'ombreMon chant vers les esprits‖ et l'oiseau vers les cieux.
5 mars.
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 1[aa] 1[abbacca]
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a chose / pose féminine, classiqueb essieux / mystérieux / cieux masculine, classiquea fontaine / lointaine féminine, classiquea nombre / l'ombre féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.4· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
9 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, collection Bouquins ‒ Robert Laffont, 1986· numérisation poesies.net· Sources