Toute la lyre, 1893· II
XXXV. « L'aube est moins claire, l'air moins chaud, le ciel moins pur »
L'aube est moins claire, l'air‖ moins chaud, le ciel moins pur ;Le soir brumeux ternit‖ les astres de l'azur.Les longs jours sont passés ;‖ les mois charmants finissent.Hélas ! voici déjà‖ les arbres qui jaunissent !Comme le temps s'en va‖ d'un pas précipité !Il semble que nos yeux,‖ qu'éblouissait l'été,Ont à peine eu le temps‖ de voir les feuilles vertes.
Pour qui vit comme moi‖ les fenêtres ouvertes,L'automne est triste avec‖ sa bise et son brouillard,Et l'été qui s'enfuit‖ est un ami qui part.Adieu, dit cette voix‖ qui dans notre âme pleure,Adieu, ciel bleu ! beau ciel‖ qu'un souffle tiède effleure !Voluptés du grand air,‖ bruit d'ailes dans les bois,Promenades, ravins‖ pleins de lointaines voix,Fleurs, bonheur innocent‖ des âmes apaisées,Adieu, rayonnements !‖ aubes ! chansons ! rosées !
Puis tout bas on ajoute :‖ ô jours bénis et doux !Hélas ! vous reviendrez !‖ me retrouverez-vous ?
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 9((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a pur / l'azur masculine, classiqueb finissent / jaunissent féminine, classiquec précipité / l'été masculine, classiqued vertes / ouvertes féminine, classiqueb brouillard / part masculine, classiquec pleure / effleure féminine, classiqued bois / voix masculine, classiquee apaisées / rosées féminine, classiquea doux / retrouverez-vous masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.9· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
18 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, collection Bouquins ‒ Robert Laffont, 1986· numérisation poesies.net· Sources