Toute la lyre, 1893· La corde d’airain
XI. La libération du territoire
Je ne me trouve pas délivré. Non, j’ai beauMe dresser, je me heurte‖ au plafond du, tombeau,J'étouffe, j'ai sur moi‖ l'énormité terrible.Si quelque soupirail‖ blanchit la nuit visible,J'aperçois là-bas Metz,‖ là-bas Strasbourg, là-basNotre honneur ; et l'approche‖ obscure des combats,Et les beaux enfants blonds,‖ bercés dans les chimères,Souriants, et je songe‖ à vous, ô pauvres mères.Je consens, si l'on veut,‖ à regarder, je voisCeux-ci rire, ceux-là‖ chanter à pleine voix,La moisson d'or, l'été,‖ les fleurs, et la PatrieSinistre, une bataille‖ étant sa rêverie.Avant peu l'Archer noir‖ embouchera le cor ;Je calcule combien‖ il faut de temps encor ;Je pense à la mêlée‖ affreuse des épées.Quand des frontières sont‖ par la force usurpées,Quand un peuple gisant‖ se voit le flanc ouvert,Avril peut rayonner,‖ le bois peut être vert,L'arbre peut être plein‖ de nids et de bruits d'ailes ;Mais les tas de boulets,‖ noirs dans les citadelles,Ont l'air de faire un songe‖ et de frémir parfois,Mais les canons muets‖ écoutent une voixLeur parler bas dans l'ombre,‖ et l'avenir tragiqueSouffle à tout cet airain‖ farouche sa logique.
Quoi ! vous n'entendez pas,‖ tandis que vous chantez,Mes frères, le sanglot‖ profond des deux cités !Quoi ! vous ne voyez pas,‖ foule aisément sereine,L'Alsace en frissonnant‖ regarder la Lorraine !— O sœur, on nous oublie !‖ on est content sans nous ! —Non ! nous n'oublions pas !‖ nous sommes à genouxDevant votre supplice,‖ ô villes ! Quoi ! nous croireAffranchis, lorsqu'on met‖ au bagne notre gloire,Quand on coupe à la France‖ un pan de son manteau,Quand l'Alsace au carcan,‖ la Lorraine au poteau,Pleurent, tordent leurs bras‖ sacrés, et nous appellent,Quand nos frais écoliers,‖ ivres de rage, épellentQuatrevingt-douze, afin‖ d'apprendre quel éclairJaillit du cœur de Hoche‖ et du front de Kléber,Et de quelle façon,‖ dans ce siècle où nous sommes,On fait la guerre aux rois‖ d'où sort la paix des hommes !Non, remparts, non, clochers‖ superbes, non jamaisJe n'oublierai Strasbourg‖ et je n'oublierai Metz.L'horrible aigle des nuits‖ nous étreint dans ses serres,Villes ! nous ne pouvons,‖ nous français, nous vos frères,Nous qui vivons par vous,‖ nous par qui vous vivez,Être que par Strasbourg‖ et par Metz délivrés !Toute autre délivrance‖ est un leurre ; et la honte,Tache qui croît sans cesse,‖ ombre qui toujours monte,Reste au front rougissant‖ de notre histoire en deuil,Peuple, et nous avons tous‖ un pied dans le cercueil,Et pas une cité‖ n'est entière, et j'estimeQue Verdun est aux fers,‖ que Belfort est victime,Et que Paris se traîne,‖ humble, amoindri, plaintif,Tant que Strasbourg est pris‖ et que Metz est captif.Rien ne nous fait le cœur‖ plus rude et plus sauvageQue de voir cette voûte‖ infâme, l'esclavage,S'étendre et remplacer‖ au-dessus de nos yeuxLe soleil, les oiseaux‖ chantants, les vastes cieux !Non, je ne suis pas libre.‖ O tremblements de terre !J'entrevois sur ma tête‖ un nuage, un cratère,Et l'âpre éruption‖ des peuples, fleuve ardent ;Je râle sous le poids‖ de l'avenir grondant,J'écoute bouillonner‖ la lave sous-marine,Et je me sens toujours‖ l'Etna sur la poitrine !
Et puisque vous voulez‖ que je vous dise tout,Je dis qu'on n'est point grand‖ tant qu'on n'est pas debout,Et qu'on n'est pas debout‖ tant qu'on traîne une chaîne ;J'envie aux vieux romains‖ leurs couronnes de chêne ;Je veux qu'on soit modeste‖ et hautain ; quant à moi,Je déclare qu'après‖ tant d'opprobre et d'effroi,Lorsqu'à peine nos murs‖ chancelants se soutiennent,Sans me préoccuper‖ si des rois vont et viennent,S'ils arrivent du Caire‖ ou bien de Téhéran,Si l'un est un bourreau,‖ si l'autre est un tyran,Si ces curieux sont‖ des monstres, s'ils demeurentDans une ombre hideuse‖ où des nations meurent,Si c'est au diable ou bien‖ à Dieu qu'ils sont dévots,S'ils ont des diamants‖ aux crins de leurs chevaux,Je dis que, les laissant‖ se corrompre ou s'instruire,Tant que je ne pourrais‖ faire au soleil reluireQue des guidons qu'agite‖ un lugubre frisson,Et des clairons sortis‖ à peine de prison,Tant que je n'aurais pas,‖ rugissant de colère,Lavé dans un immense‖ Austerlitz populaireSedan, Forbach, nos deuils,‖ nos drapeaux frémissants,Je ne montrerais point‖ notre armée aux passants !
Ô peuple, toi qui fus‖ si beau, toi qui naguèreOuvrais si largement‖ tes ailes dans la guerre,Toi de qui l'envergure‖ effrayante couvritBerlin, Rome, Memphis,‖ Vienne, Moscou, Madrid,Toi qui soufflas le vent‖ des tempêtes sur l'ondeEt qui fis du chaos‖ naître l'aurore blonde,Toi qui seul eus l'honneur‖ de tenir dans ta mainEt de pouvoir lâcher‖ ce grand oiseau, Demain,Toi qui balayas tout,‖ l'azur, les étendues,Les espaces, chasseur‖ des fuites éperdues,Toi qui fus le meilleur,‖ toi qui fus le premier,O peuple, maintenant,‖ assis sur ton fumier,Racle avec un tesson‖ le pus de tes ulcères,Et songe.
La défaite a des conseils sincères ;La beauté du malheur‖ farouche, c'est d'avoirUne fraternité‖ sombre avec le devoir ;Le devoir aujourd'hui,‖ c'est de se laisser croître,Sans bruit, et d'enfermer,‖ comme une vierge au cloître,Sa haine, et de nourrir‖ les noirs ressentiments.A quoi bon étaler‖ déjà nos régiments ?A quoi bon galoper‖ devant l'Europe hostile ?Ne point faire envoler‖ de poussière inutileEst sage ; un jour viendra‖ d'éclore et d'éclater ;Et je crois qu'il vaut mieux‖ ne pas tant se hâter.
Car il faut, lorsqu'on voit‖ les soldats de la France,Qu'on dise : — C'est la gloire‖ et c'est la délivrance !C'est Jemmapes, l'Argonne,‖ Ulm, Iéna, Fleurus !C'est un tas de lauriers,‖ au soleil apparus !Regardez. Ils ont fait‖ les choses impossibles.Ce sont les bienfaisants,‖ ce sont les invincibles.Ils ont pour murs les monts‖ et le Rhin pour fossé. —En les voyant, il faut‖ qu'on dise : — Ils ont chasséLes rois du nord, les rois‖ du sud, les rois de l'ombre ;Cette armée est le roc‖ vainqueur des flots sans nombre,Et leur nom resplendit‖ du zénith au nadir ! —Il faut que les tyrans‖ tremblent, loin d'applaudir.Il faut qu'on dise : — Ils sont‖ les amis vénérablesDes pauvres, des damnés,‖ des serfs, des misérables,Les grands spoliateurs‖ des trônes, arrachantSceptre, glaive et puissance‖ à quiconque est méchant ;Ils sont les bienvenus‖ partout où quelqu'un souffre.Ils ont l'aile de flamme‖ habituée au gouffre.Ils sont l'essaim d'éclairs‖ qui traverse la nuit.Ils vont, même quand c'est‖ la mort qui les conduit.Ils sont beaux, souriants,‖ joyeux, pleins de lumière ;Athène en serait folle‖ et Sparte en serait fière. —Il faut qu'on dise : — Ils sont‖ d'accord avec les cieux !Et que l'homme, adorant‖ leur pas audacieux,Croie entendre, au-dessus‖ de ces légionnairesQui roulent leurs canons,‖ Dieu rouler ses tonnerres !
Qu’attends-tu ? Je réponds :J'attends l'aube, j'attends‖ que tous disent : — Frappons !Levons-nous ! et donnons‖ à Sedan pour répliqueL'Europe en liberté !‖ — J'attends la république,J'attends l'emportement‖ de tout le genre humain !Tant qu'à ce siècle auguste‖ on barre le chemin,Tant que la Prusse tient‖ prisonnière la France,Penser est un affront,‖ vivre est une souffrance,Je sens, comme Isaïe‖ insurgé pour Sion,Gronder le profond vers‖ de l'indignation,Et la colère en moi‖ n'est pas plus épuisableQue le flot dans la mer‖ immense, et que le sableDans l'orageux désert‖ remué par les vents.
Ce que j'attends ? J'attends‖ que les os soient vivants !Je suis spectre, et je rêve,‖ et la cendre me couvre,Et j’écoute ; et j’attends que le sépulcre s’ouvre.J'attends que dans les cœurs‖ il s'élève des voix,Que sous les conquérants‖ s'écroulent les pavois,Et qu'à l'extrémité‖ du malheur, du désastre,De l'ombre et de la honte,‖ on voie un lever d'astre !
Jusqu'à cet instant-là,‖ gardons superbement,Ô peuple, la fureur‖ de notre abaissement, —Et que tout l'alimente‖ et que tout l'exaspère.Étant petit, j'ai vu‖ quelqu'un de grand, mon père.Je m'en souviens ; c'était‖ un soldat, rien de plus ;Mais il avait mêlé‖ son âme aux fiers reflux,Aux revanches, aux cris‖ de guerre, aux nobles fêtes,Et l'éclair de son sabre‖ était dans nos tempêtes.Oh ! je ne-vous veux pas‖ dissimuler l'ennui,À vous, fameux hier,‖ d'être obscurs aujourd'hui,O nos soldats, lutteurs‖ infortunés, phalangeQu'illumina jadis‖ la gloire sans mélange,L'étranger à cette heure,‖ hélas ! héros trahis,Marche sur votre histoire et sur votre pays ;Oui, vous avez laissé‖ ces reîtres aux mains vilesVoler nos champs, voler‖ nos murs, voler nos villes,Et compléter leur gloire‖ avec nos sacs d'écus ;Oui, vous fûtes captifs,‖ oui, vous êtes vaincus ;Vous êtes dans le puits‖ des chutes insondables ;Mais c'est votre destin‖ d'en sortir formidables,Mais vous vous dresserez,‖ mais vous vous lèverez,Mais vous serez ainsi‖ que la faulx dans les prés ;L'hercule celte en vous,‖ la hache sur l'épaule,Revivra, vous rendrez‖ sa frontière à la Gaule,Vous foulerez aux pieds‖ Fritz, Guillaume, Attila,Schinderhanne et Bismarck,‖ et j'attends ce jour-là !
Oui, les hommes d'Eylau‖ vous diront : Camarades !
Et jusque-là, soyez‖ pensifs loin des parades,Loin des vaines rumeurs,‖ loin des faux cliquetis,Et regardez grandir‖ nos fils encor petits.
Je vis désormais, l'œil‖ fixé sur nos deux villes.
Non, je ne pense pas‖ que les rois soient tranquilles ;Je n'ai plus qu'une joie‖ au monde, leur souci.Rois, vous avez vaincu,‖ vous avez réussi,Vous bâtissez, avec‖ toutes sortes de crimes,Un édifice infâme‖ au haut des monts sublimes.Vous avez entre l'homme‖ et vous construit un mur,Soit. Un palais énorme,‖ éblouissant, obscur,D'où sort l'éclair, où pas‖ une lumière n'entre,Et c'est un temple, à moins‖ que ce ne soit un antre.
Pourtant, eût-on pour soi‖ l'armée et le sénat,Ne point laisser de trace‖ après l'assassinat,Rajuster son exploit,‖ bien laver la victoire,Nettoyer le côté‖ malpropre de la gloire,Est prudent. Le sort a‖ des retours tortueux,Songez-y. J'en conviens,‖ vous êtes monstrueux ;Vous et vos chanceliers,‖ vous et vos connétables,Vous êtes satisfaits,‖ vous êtes redoutables ;Vous-avez, joyeux, forts,‖ servis par ce qui nuit,Entrepris le recul‖ du monde vers la nuit ;Vous faites chaque jour‖ faire un progrès à l'ombre ;Vous avez, sous le ciel‖ d'heure en heure plus sombre,Princes, de tels succès‖ à nous faire envierQue vous pouvez railler‖ le vingt-et-un janvier,Le quatorze juillet,‖ le dix août, ces journéesTragiques, d'où sortaient‖ les grandes destinées,Que vous pouvez penser‖ que le Rhin, ce ruisseau,Suffit pour arrêter‖ Jourdan, Brune et Marceau,Et que vous pouvez rire‖ en vos banquets sonoresDe tous nos ouragans,‖ de toutes nos aurores,Et des vastes efforts‖ des titans endormis.Tout est bien ; vous vivez,‖ vous êtes bons amis,Rois, et vous n'êtes point‖ de notre or économes ;Vous en êtes venus‖ à vous donner les hommesVous vous faites cadeau‖ d'un peuple, après souper ;L'aigle est fait pour planer‖ et l'homme pour ramper ;L'Europe est le reptile‖ et vous êtes les aigles ;Vos caprices, voilà‖ nos lois, nos droits, nos règles ;La terre encor n'a vu‖ sous le bleu firmamentRien qui puisse égaler‖ votre assouvissement ;Et le Destin pour vous‖ s'épuise en politesses ;Devant vos majestés‖ et devant vos altesses,Les prêtres mettent Dieu‖ stupéfait à genoux ;Jamais rien n'a semblé‖ plus éternel que vous ;Votre toute-puissance‖ aujourd'hui seule existe ;Mais, rois, tout cela tremble,‖ et votre gloire tristeDevine le refus‖ profond de l'avenir ;Car sur tous les bonheurs‖ que vous croyez tenir,Sur vos arcs triomphaux,‖ sur vos splendeurs hautaines,Sur tout ce qui compose,‖ ô rois, ô capitaines,L'amas prodigieux‖ de vos prospérités,Sur ce que vous rêvez,‖ sur ce que vous tentez,Sur votre ambition‖ et sur votre espérance,On voit la grande main‖ sanglante de la France.
29 août 1873. Villa M.
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 120((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a beau / tombeau masculine, classiqueb terrible / visible féminine, classiquec là-bas / combats masculine, classiqued chimères / mères féminine, classiquee vois / voix masculine, classiquef Patrie / rêverie féminine, classiqueg cor / encor masculine, classiqueh épées / usurpées féminine, classiquei ouvert / vert masculine, classiquej d'ailes / citadelles féminine, classiquek parfois / voix masculine, classiquel tragique / logique féminine, classiquea chantez / cités masculine, classiqueb sereine / Lorraine féminine, classiquec nous / genoux masculine, classiqued croire / gloire féminine, classiquee manteau / poteau masculine, classiquef appellent / épellent féminine, classiqueg éclair / Kléber masculine, classiqueh sommes / hommes féminine, équivalentei jamais / Metz masculine, classiquej serres / frères féminine, classiquek vivez / délivrés masculine, classiquel honte / monte féminine, classiquem deuil / cercueil masculine, classiquen j'estime / victime féminine, classiqueo plaintif / captif masculine, classiquep sauvage / l'esclavage féminine, classiqueq yeux / cieux masculine, classiquer terre / cratère féminine, classiques ardent / grondant masculine, classiquet sous-marine / poitrine féminine, classiquea tout / debout masculine, classiqueb chaîne / chêne féminine, classiquec moi / d'effroi masculine, classiqued soutiennent / viennent féminine, classiquee Téhéran / tyran masculine, classiquef demeurent / meurent féminine, classiqueg dévots / chevaux masculine, classiqueh s'instruire / reluire féminine, classiquei frisson / prison masculine, classiquej colère / populaire féminine, classiquek frémissants / passants masculine, classiquea naguère / guerre féminine, classiqueb couvrit / Madrid masculine, classiquec l'onde / blonde féminine, classiqued main / Demain masculine, classiquee étendues / éperdues féminine, classiquef premier / fumier masculine, classiqueg ulcères / songe / sincères féminine, classiqueb d'avoir / devoir masculine, classiquec croître / cloître féminine, classiqued ressentiments / régiments masculine, classiquee hostile / inutile féminine, classiquef d'éclater / hâter masculine, classiquea France / délivrance féminine, classiqueb Fleurus / apparus masculine, classiquec impossibles / invincibles féminine, classiqued fossé / chassé masculine, classiquee l'ombre / nombre féminine, classiquef nadir / d'applaudir masculine, classiqueg vénérables / misérables féminine, classiqueh arrachant / méchant masculine, classiquei souffre / gouffre féminine, classiquej nuit / conduit masculine, classiquek lumière / fière féminine, classiquel cieux / audacieux masculine, classiquem légionnaires / tonnerres féminine, classiquea j’attendrai / réponds / Frappons masculine, classiqueb réplique / république féminine, classiquec humain / chemin masculine, classiqued France / souffrance féminine, classiquee Sion / l'indignation masculine, classiquef épuisable / sable féminine, classiqueg vents / vivants masculine, classiqueb couvre / s’ouvre féminine, classiquec voix / pavois masculine, classiqued désastre / d'astre féminine, classiquea superbement / abaissement masculine, classiqueb l'exaspère / père féminine, classiquec plus / reflux masculine, classiqued fêtes / tempêtes féminine, classiquee l'ennui / aujourd'hui masculine, classiquef phalange / mélange féminine, classiqueg trahis / pays masculine, classiqueh viles / villes féminine, classiquei d'écus / vaincus masculine, classiquej insondables / formidables féminine, classiquek lèverez / prés masculine, classiquel l'épaule / Gaule féminine, classiquem Attila / jour-là masculine, classiquea Camarades / parades féminine, classiqueb cliquetis / petits masculine, classiquea villes / tranquilles féminine, classiqueb souci / réussi masculine, classiquec crimes / sublimes féminine, classiqued mur / obscur masculine, classiquee n'entre / antre féminine, classiquea sénat / l'assassinat masculine, classiqueb victoire / gloire féminine, classiquec tortueux / monstrueux masculine, classiqued connétables / redoutables féminine, classiquee nuit masculine, classiquef l'ombre / sombre féminine, classiqueg envier / janvier masculine, classiqueh journées / destinées féminine, classiquei ruisseau / Marceau masculine, classiquej sonores / aurores féminine, classiquek endormis / amis masculine, classiquel économes / hommes féminine, classiquem souper / ramper masculine, classiquen aigles / règles féminine, classiqueo firmament / assouvissement masculine, classiquep politesses / altesses féminine, classiqueq genoux / vous masculine, classiquer existe / triste féminine, classiques l'avenir / tenir masculine, classiquet hautaines / capitaines féminine, classiqueu prospérités / tentez masculine, classiquev espérance / France féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
242 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, collection Bouquins ‒ Robert Laffont, 1986· numérisation poesies.net· Sources