Vers, 1894· Troisième partie
« Au bord de l'eau verte, les sauterelles »
Au bord de l'eau‖ verte, les sauterellesSautent ou se traînent,Ou bien sur les‖ fleurs des carottes frêlesGrimpent avec peine.
Dans l'eau tiède filent les poissons blancsAuprès d'arbres noirsDont l'ombre sur l'eau tremble‖ doucementAu soleil du soir.
Deux pies qui crient‖ s'envolent loin, très loin,Loin de la prairie,Et vont se poser sur des tas de foinPleins d'herbes fleuries.
Trois paysans assis‖ lisent un journalEn gardant les bœufsPrès de râteaux‖ aux manches luisants queTouchaient leurs doigts calleux.
Les moucherons‖ minces volent sur l'eau,Sans changer de place.En se croisant‖ ils passent, puis repassent,Vont de bas en haut.
Je tape les herbes‖ avec une gauleEn réfléchissantEt le duvet‖ des pissenlits s'envoleEn suivant le vent.
1889
Versification
- Mètre
- Pentasyllabes et décasyllabes (11 de 5, 10 de 10, 2 de 11, 1 de 6)· profil 5, 4÷6, 4−7, 5÷6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
24 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Vers, Paris, Paul Ollendorff, 1894· numérisation poesies.net· Sources