Vers, 1894· Troisième partie
« L'après-midi d'un dimanche je voudrais bien »
L'après-midi‖ d'un dimanche je voudrais bien,Quand il fait chaud et qu'il‖ y a de gros raisins,Dîner chez une vieille fille‖ en une grandeMaison de campagne chaude, fraîche, où l'on tend du linge,Du linge propre, à des cordes, des liens.Dans la cour il y aurait des petits poussins,Qui iraient près du puits —‖ et une jeune filleDînerait avec nous‖ deux seuls comme en famille.Nous ferions un dîner‖ lourd, et le vol-au-ventSerait sucré avec‖ deux gros pigeons dedans.Nous prendrions le café tous les trois, et ensuiteNous plierions notre‖ serviette très vite,Pour aller voir dans le‖ jardin plein de choux bleus.La vieille nous laisserait au jardin tous deux.
Nous nous embrasserions‖ longtemps, laissant nos bouchesRouges collées auprès‖ des coquelicots rouges.Puis les vêpres sonneraient doucement, — alorsElle et moi nous‖ nous presserions encor plus fort.
Versification
- Mètre
- Alexandrins surtout (14 de 12, 1 de 10, 1 de 11, 1 de 13, 1 de 14)· profil 4+6, 11i, 6÷6, 13i, 14i
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
18 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Vers, Paris, Paul Ollendorff, 1894· numérisation poesies.net· Sources