Vers, 1894· Troisième partie
« Je regardais le ciel et je ne voyais »
Je regardais le ciel et je ne voyaisQue le ciel gris,Et un oiseau‖ qui volait haut. Je n'entendaisPas un seul cri.
Et l'on aurait dit qu'il‖ ne savait où allerDans le ciel mou,Et qu'il se laissait tomber, au lieu de voler,Comme un caillou.
Puis il est parti. — Alors j'ai‖ regardé bas :J'ai vu les toits.Que faisait cet oiseau‖ si haut ? — Je ne sais pas ;Mais, cette fois,
En regardant ce point‖ noir — je n'avais penséQu'à ce point noirEt qu'au grand ciel gris où‖ ce petit point passait.C'était hier soir.
1889
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 4(abab)
- Mètre
- Tétrasyllabes et alexandrins (7 de 4, 7 de 12, 1 de 5, 1 de 11)· profil 4, 11i, 6÷6
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a voyais / n'entendais masculine, classiqueb gris / cri masculine, non classiquea aller / voler masculine, classiqueb mou / caillou masculine, classiquea bas / toits masculine, classiqueb pas / fois masculine, classiquea pensé / passait masculine, classiqueb noir / soir masculine, équivalente
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.5· écart moyen à la rime classique 1.2
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Vers, Paris, Paul Ollendorff, 1894· numérisation poesies.net· Sources