Vers, 1894· Première partie
« La poussière des tamis chante au soleil et vole »
La poussière des tamis chante au soleil et vole.Mets ton épaule et tes‖ cheveux sur mon épauleEt mes cheveux. L'air est‖ comme l'eau, et les bœufsPassent dans le matin‖ froid des chemins boueux.Les cloches des coteaux‖ verts sonnent le dimanche.Tu viens de te lever. Tu es toute blanche.Le silence est grand et‖ très doux comme la ligneQui monte et descend, dans‖ le ciel, sur les collines.On sent qu'on est sain et dans mon esprit bleu,Je prie, parce que dans‖ le ciel il y a Dieu.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Mètre
- Vers de 12, 11 et 13 syllabes (7 de 12, 2 de 11, 1 de 13)· profil 11, 6−6, 13i
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
10 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Vers, Paris, Paul Ollendorff, 1894· numérisation poesies.net· Sources