Vers, 1894· Deuxième partie
La Prière
Mon rêve est simple : il est‖ trop simple, ô mon enfant,Peut-être, pour que toi‖ qui m'aimes, le comprennes,— Car les rêves qu'on fait‖ au couvent sont de reinesQui siègent près de rois‖ dont l'air est triomphant. —
Le soir, auprès du feu,‖ quand il ferait du ventEt que tout gémirait‖ dans la forêt prochaine,Dans un fauteuil fané‖ d'antique bois de chêneNous écouterions fuir‖ la bourrasque en rêvant.
Et le globe laiteux‖ et pâle de la lampeÉclairant, ce tableau‖ serait comme une estampe,Une estampe très vague‖ et faite au temps passé ;
Et, quand minuit très lent‖ sonnerait au village,Je te joindrais les mains‖ et comme une enfant sageTu dirais ta prière‖ à mon cœur trépassé.
1889-1890.
Versification
- Forme
- Sonnet non classique (sonnet)
- Rimes
- abba cddc eef ggf
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a enfant / triomphant masculine, classiqueb comprennes / reines féminine, classiquea vent / rêvant masculine, classiqueb prochaine / chêne féminine, classiquea lampe / estampe féminine, classiqueb passé / trépassé masculine, classiquea village / sage féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Vers, Paris, Paul Ollendorff, 1894· numérisation poesies.net· Sources