Vers, 1894· Troisième partie
« Tu t'ennuies ? — »
Tu t'ennuies ? —— Elle dureCette pluieQui est dure.
Je prends maPipe en glaiseQue j'allume àUne braise.
Tu es loinEt tu pensesDans un coinAux vacances.
Les pavésPar la pluieSont lavés.Je m'ennuie.
Aux carreauxBlancs, j'écouteTomber l'eauFroide en gouttes.
Tu ne vien-Dras pas, puisqueTu es loin :Pas de risque.
Tu es loin :Je m'ennuie :Je n'entends rienDans la pluie :
C'est de l'eauFine ou dure,Passant tôtOu qui dure.
Je n'y voisRien. — EntendreLà des voixEn deuil, tendres ?…
Je ne puis :C'est la pluieD'un jour grisQui essuie.
1888
Versification
- Forme
- 10 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 10(abab)
- Mètre
- Trisyllabes surtout (38 de 3, 2 de 4)· profil 3, 4
- Strophes
- 10 quatrains
- Mots à la rime
- a t'ennuies / pluie féminine, non classiqueb dure féminine, classiquea ma / à masculine, classiqueb glaise / braise féminine, classiquea loin / coin masculine, classiqueb penses / vacances féminine, classiquea pavés / lavés masculine, classiqueb pluie / m'ennuie féminine, classiquea carreaux / l'eau masculine, non classiqueb j'écoute / gouttes féminine, non classiquea vien / loin masculine, classiqueb puisque / risque féminine, classiquea loin / rien masculine, classiqueb m'ennuie / pluie féminine, classiquea l'eau / tôt masculine, non classiquea vois / voix masculine, classiqueb Entendre / tendres féminine, non classiquea puis / gris masculine, classiqueb pluie / essuie féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.9· écart moyen à la rime classique 1.2
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
40 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Vers, Paris, Paul Ollendorff, 1894· numérisation poesies.net· Sources