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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Contes et nouvelles, 1668‑1694· Livre troisième – 1671

VI. La courtisane amoureuse

Jean de La Fontaine· strophes variées, décasyllabes, 300 vers

Le jeune Amour,‖ bien qu’il ait la façonD’un dieu qui n’est‖ encor qu’à sa leçon,Fut de tout temps‖ grand faiseur de miracles :En gens coquets‖ il change les Catons ;Par lui, les sots‖ deviennent des oracles ;Par lui, les loups‖ deviennent des moutons :Il fait si bien,‖ que l’on n’est plus le même.Témoin Hercule,‖ et témoin Polyphème,Mangeurs de gens :‖ l’un, sur un roc assis,Chantoit aux vents‖ ses amoureux soucis,Et, pour charmer‖ sa nymphe joliette,Tailloit sa barbe,‖ et se miroit dans l’eau ;L’autre changea‖ sa massue en fuseau,Pour le plaisir‖ d’une jeune fillette.J’en dirois cent ;‖ Boccace en rapporte un,Dont j’ai trouvé‖ l’exemple peu commun.C’est de Chimon,‖ jeune homme tout sauvage,Bien fait de corps,‖ mais ours quant à l’esprit.Amour le lèche,‖ et tant qu’il le polit.Chimon devint‖ un galant personnage.Qui fit cela ?‖ deux beaux yeux seulement.Pour les avoir‖ aperçus un moment,Encore à peine,‖ et voilés par le somme,Chimon aima,‖ puis devint honnête homme.Ce n’est le point‖ dont il s’agit ici.

Je veux conter‖ comme une de ces femmesQui font plaisir‖ aux enfants sans souciPut en son cœur‖ loger d’honnêtes flammes.Elle étoit fière,‖ et bizarre surtout :On ne savoit‖ comme en venir à bout.Rome, c’étoit‖ le lieu de son négoce :Mettre à ses pieds‖ la mitre avec la crosse,C’étoit trop peu ;‖ les simples MonseigueursN’étoient d’un rang‖ digne de ses laveurs.Il lui falloit‖ un homme du Conclave,Et des premiers,‖ et qui fût son esclave ;Et même encore‖ il y profitait peu,À moins que d’être‖ un cardinal neveu.Le pape enfin,‖ s’il se fût piqué d’elle,N’auroit été‖ trop bon pour la donzelle.De son orgueil‖ ses habits se sentoient ;Force brillants‖ sur sa robe éclatoient,La chamarrure‖ avec la broderie.Lui voyant faire‖ ainsi la renchérie,Amour se mit‖ en tête d’abaisserCe cœur si haut ;‖ et pour un gentilhommeJeune, bien fait,‖ et des mieux mis de Rome,Jusques au vif‖ il voulut la blesser.L’adolescent‖ avoit pour nom Camille ;Elle, Constance.‖ Et, bien qu’il fût d’humeurDouce, traitable,‖ à se prendre facile,Constance n’eut‖ sitôt l’amour au cœur,Que la voilà‖ craintive devenue.Elle n’osa‖ déclarer ses désirsD’autre façon‖ qu’avecque des soupirs.Auparavant,‖ pudeur ni retenueMe l’arrêtoient ;‖ mais tout fut bien changé.Comme on n’eût cru‖ qu’Amour se fût logéEn cœur si fier,‖ Camille n’y prit garde.Incessamment‖ Constance le regarde ;Et puis soupirs,‖ et puis regards nouveaux :Toujours rêveuse‖ au milieu des cadeaux :Sa beauté même‖ y perdit quelque chose ;Bientôt le lis‖ l’emporta sur la rose.

Avint qu’un soir‖ Camille régalaDes jeunes gens ;‖ il eut aussi des femmes :Constance en fut.‖ La chose se passaJoyeusement ;‖ car peu d’entre ces damesÉtoient d’humeur‖ à tenir des proposDe sainteté‖ ni de philosophie :Constance seule,‖ étant sourde aux bons mots,Laissoit railler‖ toute la compagnie.Le souper fait,‖ chacun se retira.Tout dès l’abord,‖ Constance s’éclipsa,S’allant cacher‖ en certaine ruelle.Nul n’y prit garde ;‖ et l’on crut que chez elle,Indisposée,‖ ou de mauvaise humeur,Ou pour affaire,‖ elle étoit retournée.La compagnie‖ étant donc retirée,Camille dit‖ à ses gens, par bonheur,Qu’on le laissât,‖ et qu’il vouloit écrire.Le voilà seul,‖ et comme le désireCelle qui l’aime,‖ et qui ne sait commentNi l’aborder,‖ ni par quel complimentElle pourra‖ lui déclarer sa flamme.Tremblante enfin,‖ et par nécessité,Elle s’en vient.‖ Qui fut bien étonné ?Ce fut Camille.‖ « Eh quoi ! dit-il, madame,Vous surprenez‖ ainsi vos bons amis ? »Il la fit seoir.‖ Et puis, s’étant remis :« Qui vous croyoit,‖ reprit-il, demeurée ?Et qui vous a‖ cette cache montrée ?— L’Amour ! » dit-elle.‖ À ce seul mol sans plus,Elle rougit ;‖ chose que ne font guèreCelles qui sont‖ prêtresses de Vénus :Le vermillon‖ leur vient d’autre manière.Camille avoit‖ déjà quelque soupçonQue l’on l’aimoit ;‖ il n’étoit si novice,Qu’il ne connût‖ ses gens à la façon :Pour en avoir‖ un plus certain indice,Et s’égayer,‖ et voir si ce cœur fierJusques au bout‖ pourrait s’humilier,Il fit le froid.‖ Notre amante en soupire ;La violence‖ enfin de son martyreLa fait parler.‖ Elle commence ainsi :« Je ne sais pas‖ ce que vous allez direDe voir Constance‖ oser venir iciVous déclarer‖ sa passion extrême.Je ne saurois‖ y penser, sans rougir ;Car, du métier‖ de nymphe me couvrir,On n’en est plus,‖ dès le moment qu’on aime.Puis, quelle excuse !‖ Hélas ! si le passé,Dans votre esprit,‖ pouvoit être effacé !Du moins, Camille,‖ excusez ma franchise ;Je vois fort bien‖ que, quoi que je vous dise,Je vous déplais.‖ Mon zèle me nuira.Mais, nuise ou non,‖ Constance vous adore ;Méprisez-la,‖ chassez-la, battez-la ;Si vous pouvez,‖ faites-lui pis encore :Elle est à vous !‖ » Alors le jouvenceau :« Critiquer gens‖ m’est, dit-il, fort nouveau ;Ce n’est mon fait ;‖ et, toutefois, madame,Je vous dirai‖ tout net que ce discoursMe surprend fort,‖ et que vous n’êtes femmeQui dût ainsi‖ prévenir nos amours.Outre le sexe,‖ et quelque bienséanceQu’il faut garder,‖ vous vous êtes fait tortÀ quel propos‖ toute cette éloquence ?Votre beauté‖ m’eût gagné sans effort,Et de son chef.‖ Je vous le dis encor,Je n’aime point‖ qu’on me fasse d’avance, »Ce propos fut‖ à la pauvre ConstanceUn coup de foudre.‖ Elle reprit pourtant :« J’ai mérité‖ ce mauvais traitement.Mais ose-t-on‖ vous dire sa pensée ?Mon procédé‖ ne me nuiroit pas tant,Si ma beauté‖ n’étoit point effacée.C’est compliment,‖ ce que vous m’avez dit ;J’en suis certaine,‖ et lis dans votre esprit :Mon peu d’appas‖ n’a rien qui vous engage !D’où me vient-il ?‖ Je m’en rapporte à vous.N’est-il pas vrai‖ que naguère, entre nous,À mes attraits‖ chacun rendoit hommage ?Ils sont éteints,‖ ces dons si précieux !L’amour que j’ai‖ m’a causé ce dommage ;Je ne suis plus‖ assez belle à vos yeux ;Si je l’étois,‖ je serois assez sage.— Nous parlerons‖ tantôt de ce point-là,Dit le galant :‖ il est tard, et voilàMinuit qui sonne ;‖ il faut que je me couche, »

Constance crut‖ qu’elle auroit la moitiéD’un certain lit,‖ que d’un oeil de pitiéElle voyoit :‖ mais, d’en ouvrir la bouche,Elle n’osa,‖ de crainte de refus.Le compagnon,‖ feignant d’être confus,Se tut longtemps ;‖ puis dit : « Comment ferai-je ?Je ne me puis‖ tout seul déshabiller.— Eh bien, monsieur,‖ dit-elle, appellerai-je ?— Non, reprit-il,‖ gardez-vous d’appeler ;Je ne veux pas‖ qu’en ce lieu l’on vous voie,Ni qu’en ma chambre‖ une fille de joiePasse la nuit,‖ au su de tous mes gens.— Cela suffit,‖ monsieur, repartit-elle.Pour éviter‖ ces inconvénients,Je me pourrais‖ cacher en la ruelle :Mais faisons mieux,‖ et ne laissons venirPersonne ici ;‖ l’amoureuse ConstanceVeut aujourd’hui‖ de laquais vous servir :Accordez-lui‖ pour toute récompenseCet honneur-là.‖ » Le jeune homme y consent.Elle s’approche ;‖ elle le déboutonne ;Touchant sans plus‖ à l’habit, et n’osantDu bout du doigt‖ toucher à la personne.Ce ne fut tout ;‖ elle le déchaussa.Quoi ! de sa main ?‖ quoi ! Constance elle-même ?— Qui fut-ce donc ?‖ Est-ce trop que cela ?Je voudrais bien‖ déchausser ce que j’aime.Le compagnon‖ dans le lit se plaça,Sans la prier‖ d’être de la partie.Constance crut‖ dans le commencement,Qu’il la vouloit‖ éprouver seulement ;Mais tout cela‖ passoit la raillerie.Pour en venir‖ au point plus important :« Il fait, dit-elle,‖ un temps froid comme glace ;Où me coucher ?

Partout où vous voudrez.

Quoi ! sur ce siège ?

Eh bien, non ; vous viendrezDedans mon lit.

Délacez-moi, de grâce ?

Je ne saurais ;‖ il fait froid ; je suis nu :Délacez-vous !‖ » Notre amante ayant vu,Près du chevet,‖ un poignard dans sa gaine,Le prend, le tire,‖ et coupe ses habits,Corps piqué d’or,‖ garnitures de prix,Ajustements‖ de princesse et de reine :Ce que les gens‖ en deux mois à grand’peineAvoient brodé,‖ périt, en un moment ;Sans regretter‖ ni plaindre aucunementCe que le sexe‖ aime plus que sa vie.Femmes de France,‖ en feriez-vous autant ?Je crois que non ;‖ j’en suis sûr ; et partant,Cela fut beau‖ sans doute en Italie :La pauvre amante‖ approche en tapinois,Croyant tout fait,‖ et que pour cette foisAucun bizarre‖ et nouveau stratagèmeNe viendroit plus‖ son aise reculer ;Camille dit :‖ « C’est trop dissimuler ;Femme qui vient‖ se produire elle-mêmeN’aura jamais‖ de place à mes côtés :Si bon vous semble,‖ allez vous mettre aux pieds ? »Ce fut bien là‖ qu’une douleur extrêmeSaisit la belle ;‖ et si lors, par hasard,Elle avoit eu‖ dans ses mains le poignard,C’en étoit fait, elle eût de part en partPercé son cœur.‖ Toutefois, l’espéranceNe mourut pas‖ encor dans son esprit.Camille étoit‖ trop connu de Constance :Et que ce fût‖ tout de. bon qu’il eût ditChose si dure,‖ et pleine d’insolence,Lui, qui s’étoit‖ jusque-là comportéEn homme doux,‖ civil, et sans fierté,Cela sembloit‖ contre toute apparence.Elle va donc‖ en travers se placerAux pieds du sire,‖ et d’abord les lui baise ;Mais point trop fort,‖ de peur de le blesser.On peut juger‖ si Camille étoit aise.Quelle victoire !‖ Avoir mis à ce pointUne beauté‖ si superbe et si fière !Une beauté !‖…’Je ne la décris point,Il me faudroit‖ une semaine entière :On ne pouvoit‖ reprocher seulement,Que la pâleur,‖ à cet objet charmant ;Pilleur encor‖ dont la cause étoit telleQu’elle donnoit‖ du lustre à notre belle.

Camille donc‖ s’étend, et sur un seinPour qui l’ivoire‖ auroit eu de l’enviePose ses pieds,‖ et sans cérémonieIl s’accommode‖ et se fait un coussin ;Puis, feint qu’il cède‖ aux charmes de Morphée.Par les sanglots‖ notre amante étoufféeLâche la bonde‖ aux pleurs cette fois-là.Ce fut la fin.‖ Camille l’appelaD’un ton de voix‖ qui plut fort à la belle.« Je suis content,‖ dit-il, de votre amour :Venez, venez,‖ Constance ; c’est mon tour,« Elle se glisse.‖ Et lui, s’approchant d’elle :M’avez-vous cru‖ si dur et si brutal,Que d’avoir fait‖ tout de bon le sévère ?Dit-il d’abord ;‖ vous me connoissez mal :Je vous voulois‖ donner lieu de me plaire.Or bien, je sais‖ le fond de votre cœur ;Je suis content,‖ satisfait, plein de joie,Comblé d’amour :‖ et que votre rigueur,Si bon lui semble,‖ à son tour se déploie ;Elle le peut ;‖ usez-en librement.Je me déclare‖ aujourd’hui votre amant,Et votre époux ;‖ et ne sais nulle dame,De quelque rang‖ et beauté que ce soit,Qui vous valût‖ pour maîtresse et pour femme ;Car le passé‖ rappeler ne se doitEntre nous deux.‖ Une chose ai-je à direC’est qu’en secret‖ il nous faut marier.Il n’est besoin‖ de vous spécifierPour quel sujet :‖ cela vous doit suffire.Même il est mieux‖ de cette façon-là ;Un tel hymen‖ à des amours ressemble :On est époux‖ et galant tout ensemble. »L’histoire dit‖ que le drôle ajouta :« Voulez-vous pas,‖ en attendant le prêtre,À votre amant‖ vous fier aujourd’hui ?Vous le pouvez,‖ je vous réponds de lui ;Son cœur n’est pas‖ d’un perfide et d’un traître.À tout cela ;‖ Constance ne dit rien :C’étoit tout dire ; il le reconnut bien,N’étant novice‖ en semblables affaires.Quant au surplus ;‖ ce sont de tels mystères,Qu’il n’est besoin‖ d’en faire le récit.Voilà comment‖ Constance réussit.

Or, faites-en,‖ nymphes, votre profit.Amour en a‖ dans son académie,Si l’on vouloit‖ venir à l’examen,Que j’aimerois‖ pour un pareil hymen,Mieux que mainte autre‖ à qui l’on se marie.Femme qui n’a‖ filé toute sa vieTâche à passer‖ bien des choses sans bruit :Témoin Constance,‖ et tout ce qui s’ensuit.Noviciat‖ d’épreuves un peu dures :Elle en reçut‖ abondamment le fruit.Nonnes je sais,‖ qui voudroient, chaque nuit,En faire un tel,‖ à toutes aventures.Ce que, possible,‖ on ne croira pas vrai,C’est que Camille,‖ en caressant la belle,Des dons d’amour‖ lui fit goûter l’essai.L’essai ? je faux :‖ Constance en étoit-elleAux éléments ?‖ Oui, Constance en étoitAux éléments.‖ Ce que la belle avoitPris et donné‖ de plaisirs en sa vie,Compter pour rien‖ jusqu’alors se devoit.Pourquoi cela ?‖ Quiconque aime le die.

Versification

Forme
Strophes variées
Rimes
43[aa] 21[abab] 18[abba] 2[aabab] 1[ababbccddede] 1[ababa] 1[abbab] 2[abbaa] 1[abbacca] 2[aaa]
Mètre
Décasyllabes· profil 4+6
Mots à la rime
a façon / leçon masculine, classiqueb miracles / oracles féminine, classiquec Catons / moutons masculine, classiqued même / Polyphème féminine, classiquee assis / soucis masculine, classiquef joliette / fillette féminine, classiqueg l’eau / fuseau masculine, classiqueh un / commun masculine, classiquei sauvage / personnage féminine, classiquej l’esprit / polit masculine, classiquek seulement / moment masculine, classiquel somme / homme féminine, classiquem ici / souci masculine, classiquea femmes / flammes féminine, classiquec surtout / bout masculine, classiqued négoce / crosse féminine, classiquee Monseigueurs / laveurs masculine, classiquef Conclave / esclave féminine, classiqueg peu / neveu masculine, classiqueh d’elle / donzelle féminine, classiquei sentoient / éclatoient masculine, classiquej broderie / renchérie féminine, classiquek d’abaisser / blesser masculine, classiquel gentilhomme / Rome féminine, classiquem Camille / facile féminine, classiquen d’humeur / cœur masculine, classiqueo devenue / retenue féminine, classiquep désirs / soupirs masculine, classiqueq changé / logé masculine, classiquer garde / regarde féminine, classiques nouveaux / cadeaux masculine, classiquet chose / rose féminine, classiquea régala / passa masculine, classiqueb femmes / dames féminine, classiquec propos / mots masculine, classiqued philosophie / compagnie féminine, classiquee retira / s’éclipsa masculine, classiquef ruelle / elle féminine, classiqueg humeur / bonheur masculine, classiqueh retournée / retirée féminine, classiquei écrire / désire féminine, classiquej comment / compliment masculine, classiquek flamme / madame féminine, classiquel nécessité / étonné masculine, classiquem amis / remis masculine, classiquen demeurée / montrée féminine, classiqueo plus / Vénus masculine, classiquep guère / manière féminine, classiqueq soupçon / façon masculine, classiquer novice / indice féminine, classiques fier / s’humilier masculine, classiquet soupire / martyre / dire féminine, équivalenteu ainsi / ici masculine, classiquev extrême / aime féminine, classiquew rougir / couvrir masculine, classiquex passé / effacé masculine, classiquey franchise / dise féminine, classiquez nuira / battez-la masculine, classiquea adore / encore féminine, classiqueb jouvenceau / nouveau masculine, classiquec madame / femme féminine, classiqued discours / amours masculine, classiquee bienséance / éloquence féminine, classiquef tort / effort / encor masculine, classiqueg d’avance / Constance féminine, classiqueh pourtant / traitement / tant masculine, classiquei pensée / effacée féminine, non classiquej dit / esprit masculine, classiquek engage / hommage féminine, classiquel vous / nous masculine, classiquem précieux / yeux masculine, classiquen dommage / sage féminine, classiqueo point-là / voilà masculine, classiquep couche / bouche féminine, classiquea moitié / pitié masculine, classiquec refus / confus masculine, classiqued ferai-je / appellerai-je féminine, classiquee déshabiller / d’appeler masculine, classiquef voie / joie féminine, classiqueg gens / inconvénients masculine, classiqueh repartit-elle / ruelle féminine, classiquei venir / servir masculine, classiquej Constance / récompense féminine, classiquek consent / n’osant masculine, classiquel déboutonne / personne féminine, classiquem déchaussa / cela / plaça masculine, classiquen elle-même / j’aime féminine, classiqueo partie / raillerie féminine, classiquep commencement / seulement / important masculine, classiqueq glace / lit / grâce féminine, classiquea coucher / voudrez / siège / viendrez masculine, classiquea nu / vu masculine, classiqueb gaine / reine / grand’peine féminine, classiquec habits / prix masculine, classiqued moment / aucunement masculine, classiquee vie / Italie féminine, classiquef autant / partant masculine, classiqueg tapinois / fois masculine, classiqueh stratagème / elle-même / extrême féminine, classiquei reculer / dissimuler masculine, classiquej côtés / pieds masculine, classiquek hasard / poignard / part masculine, classiquel l’espérance / Constance féminine, classiquem esprit / dit masculine, classiquen d’insolence / apparence féminine, classiqueo comporté / fierté masculine, classiquep placer / blesser masculine, classiqueq baise / aise féminine, classiquer point masculine, classiques fière / entière féminine, classiquet seulement / charmant masculine, classiqueu telle / belle féminine, classiquea sein / coussin masculine, classiqueb l’envie / cérémonie féminine, classiquec Morphée / étouffée féminine, classiqued fois-là / l’appela masculine, classiquee belle / d’elle féminine, classiquef amour / tour masculine, classiqueg brutal / mal masculine, classiqueh sévère / plaire féminine, classiquei cœur / rigueur masculine, classiquej joie / déploie féminine, classiquek librement / amant masculine, classiquel dame / femme féminine, classiquem soit / doit masculine, classiquen dire / suffire féminine, classiqueo marier / spécifier masculine, classiquep façon-là / ajouta masculine, classiqueq ressemble / ensemble féminine, classiquer prêtre / traître féminine, classiques aujourd’hui / lui masculine, classiquet rien / bien masculine, classiqueu affaires / mystères féminine, classiquev récit / réussit / profit masculine, classiqueb académie / marie / vie féminine, classiquec l’examen / hymen masculine, classiqued bruit / s’ensuit masculine, classiquee dures / aventures féminine, classiquef fruit / nuit masculine, classiqueg vrai / l’essai masculine, classiqueh belle / étoit-elle féminine, classiquei étoit / avoit / devoit masculine, classiquej vie / die féminine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 0.7· écart moyen à la rime classique 0.0

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

300 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Contes et nouvelles, Paris, CHARPENTIER, LIBRAIRES-ÉDITEURS, 1863· numérisation gallica.bnf.fr· Sources