Fables, 1678‑1694· Fables choisies mises en vers Éditions Thierry et Barbin (1678-1679) et Barbin (1694)· Livre v
XII. Les médecins
Le médecin Tant-pis‖ alloit voir un maladeQue visitoit aussi‖ son confrère Tant-mieux.Ce dernier espéroit,‖ quoique son camaradeSoutînt que le gisant‖ iroit voir ses aïeux.Tous deux s'étant trouvés‖ différents pour la cure,Leur malade paya‖ le tribut à nature,Après qu'en ses conseils‖ Tant-pis eut été cru.Ils triomphoient encor‖ sur cette maladie.L'un disoit : Il est mort,‖ je l'avois bien prévu. ‒S'il m'eût cru, disoit l'autre,‖ il seroit plein de vie.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 1(ababccdede)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 dizain
- Mots à la rime
- a malade / camarade féminine, classiqueb Tant-mieux / aïeux masculine, classiquec cure / nature féminine, classiqued cru / prévu masculine, classiquee maladie / vie féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.6· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
10 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Fables, Paris, GARNIER FRÈRES, LIBRAIRES-ÉDITEURS, 1868· numérisation Project Gutenberg· Sources