Les Salaziennes, 1839
XXIII. En réponse à des vers
Quand le triste Alcyon gémit,Bercé par la vague dormante,Sa voix glisse et tombe mouranteSur le flot calme qui frémit.
Mais si le pauvre oiseau des mers,Lorsque son chant plaintif expire,Entend une voix qui soupireAu loin répondre à ses concerts ;
Il suit sur le flot bleu qui dortLa voix qui pleure et le console,Et pour elle au souffle qui voleIl abandonne un doux accord.
Attentive à mes premiers chants,Quand ta généreuse indulgenceA ma muse dans son enfanceAdresse des conseils touchants ;
Hélas ! pourquoi ne puis-je aussi,Comme l'Alcyon qui soupire,Tirer des cordes de ma lyreDe doux chants qui disent : « Merci ! »
Bourbon, 1834.
Versification
- Forme
- 5 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 5(abba)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 5 quatrains
- Mots à la rime
- a gémit / frémit masculine, classiqueb dormante / mourante féminine, classiquea mers / concerts masculine, classiqueb expire / soupire féminine, classiquea dort / accord masculine, classiqueb console / vole féminine, classiquea chants / touchants masculine, classiqueb indulgence / enfance féminine, classiquea aussi / Merci masculine, classiqueb soupire / lyre féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.2· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
20 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Salaziennes, Paris, J.-P. Aillaud, 1839· numérisation poesies.net· Sources