Les Complaintes, 1885
À paul Bourget
En deuil d'un Moi-le-MagnifiqueLançant de front les cent pur-sangDe ses vingt ans tout hennissants,Je vague, à jamais Innocent,Par les blancs parcs ésotériquesDe l'Armide Métaphysique.
Un brave bouddhiste en sa châsse,Albe, oxydé, sans but, pervers,Qui, du chalumeau de ses nerfs,Se souffle gravement des vers,En astres riches, dont la traceNe trouble le Temps ni l'Espace.
C'est tout. À mon temple d'ascèteVotre Nom de Lac est piqué :Puissent mes feuilleteurs du quai,En rentrant, se r'intoxiquerDe vos AVEUX, ô pur poète !C'est la grâce que j'me souhaite.
Versification
- Forme
- 3 sizains (sizains)
- Rimes
- 3(abbbaa)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 3 sizains
- Mots à la rime
- a Moi-le-Magnifique / ésotériques / Métaphysique féminine, non classiqueb pur-sang / hennissants / Innocent masculine, non classiquea châsse / trace / l'Espace féminine, non classiqueb pervers / nerfs / vers masculine, non classiquea d'ascète / poète / souhaite féminine, classiqueb piqué / quai / r'intoxiquer masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 2.1
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
18 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Complaintes, Paris, Léon Vanier, Libraire-Éditeur, 1885· numérisation poesies.net· Sources