Les Complaintes, 1885
Complainte d’un autre dimanche
C'était un très-au vent‖ d'octobre paysage,Que découpe, aujourd'hui‖ dimanche, la fenêtre,Avec sa jalousie‖ en travers, hors d'usage,Où sèche, depuis quand !‖ Une paire de guêtresTachant de deux mals blancs‖ ce glabre paysage.
Un couchant mal bâti‖ suppurant du livide ;Le coin d'une buanderie‖ aux tuiles sales ;En plein, le Val-de-Grâce, comme‖ un qui préside ;Cinq arbres en proie à‖ de mesquines rafalesQui marbrent ce ciel crû‖ de bandages livides.
Puis les squelettes de‖ glycines aux ficelles,En proie à des rafales‖ encor plus mesquines !Ô lendemains de noce !‖ Ô brides de dentelles !Montrent-elles assez‖ la corde, ces glycinesRecroquevillant leur‖ agonie aux ficelles !
Ah ! Qu'est-ce que je fais,‖ ici, dans cette chambre !Des vers. Et puis, après !‖ Ô sordide limace !Quoi ! La vie est unique,‖ et toi, sous ce scaphandre,Tu te racontes sans‖ fin, et tu te ressasses !Seras-tu donc toujours‖ un qui garde la chambre ?
Versification
- Forme
- Strophes régulières
- Rimes
- 4(ababa)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6÷6
- Mots à la rime
- a paysage / d'usage féminine, classiqueb fenêtre / guêtres féminine, non classiquea livide / préside / livides féminine, classiqueb sales / rafales féminine, classiquea ficelles / dentelles féminine, classiqueb mesquines / glycines féminine, non classiquea chambre / scaphandre féminine, classiqueb limace / ressasses féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.3· écart moyen à la rime classique 4.6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
21 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Complaintes, Paris, Léon Vanier, Libraire-Éditeur, 1885· numérisation poesies.net· Sources