Les Complaintes, 1885
Complainte de la bonne défunte
Elle fuyait par l'avenue ;Je la suivais illuminé,Ses yeux disaient : « j'ai devinéHélas ! Que tu m'as reconnue ! »
Je la suivis illuminé !Jeux désolés, bouche ingénue,Pourquoi l'avais-je reconnue,Elle, loyal rêve mort-né ?
Jeux trop mûrs, mais bouche ingénue ;Œillet blanc, d’azur trop veiné ;Oh ! Oui, rien qu'un rêve mort-né,Car, défunte elle est devenue.
Gis, œillet, d'azur trop veiné,La vie humaine continueSans toi, défunte devenue.‒ Oh ! Je rentrerai sans dîner !
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 3[abba] 1[abbab]
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a l'avenue / reconnue féminine, classiqueb illuminé / deviné masculine, classiquea illuminé / mort-né masculine, classiqueb ingénue / reconnue féminine, classiquea ingénue / devenue féminine, classiqueb veiné / mort-né masculine, classiquea veiné / dîner masculine, non classiqueb continue / devenue / connue féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.4· écart moyen à la rime classique 0.6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
17 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Complaintes, Paris, Léon Vanier, Libraire-Éditeur, 1885· numérisation poesies.net· Sources