Harmonies poétiques et religieuses, 1830· Livre quatrième
HARMONIE XIV. Les révolutions
I
Quand l'Arabe altéré‖ dont le puits n'a plus d'ondeA plié le matin‖ sa tente vagabondeEt suspendu la source‖ aux flancs de ses chameaux,Il salue en partant‖ la citerne tarieEt, sans se retourner,‖ va chercher la patrieOù le désert cache ses eaux.
Que lui fait qu'au couchant‖ le vent de feu se lève,Et, comme un océan‖ qui laboure la grève,Comble derrière lui‖ l'ornière de ses pas.Suspende la montagne‖ où courait la valléeOu sème en flots durcis‖ la dune amoncelée ?Il marche, et ne repasse pas.
Mais vous, peuples assis‖ de l'Occident stupide.Hommes pétrifiés‖ dans votre orgueil timide.Partout où le hasard‖ sème vos tourbillonsVous germez comme un gland‖ sur vos sombres collines ;Vous poussez dans le roc‖ vos stériles racines,Vous végétez sur vos sillons !
Vous taillez le granit,‖ vous entassez les briques,Vous fondez tours, cités,‖ trônes ou républiques ;Vous appelez le l'Temps‖ qui ne répond qu'à Dieu ;Et, comme si des jours‖ ce Dieu vous eût fait maître,Vous dites à la race‖ humaine encore à naître :Vis, meurs, immuable en ce lieu !
Recrépis le vieux mur‖ écroulé sur ta race.Garde que de tes pieds‖ l'empreinte ne s'efface.Passe à d'autres le joug‖ que d'autres t'ont jeté !Sitôt qu'un passé mort‖ te retire son ombre.Dis que le doigt de Dieu‖ se sèche, et que le nombreDes jours, des soleils est compté !
En vain la Mort vous suit‖ et décime sa proie.En vain le Temps, qui rit‖ de vos Babels, les broie.Sous son pas éternel‖ insectes endormis !En vain ce laboureur‖ irrité les renverse,Ou secouant le pied‖ les sème et les disperseComme des palais de fourmis !
Vous les rebâtissez‖ toujours, toujours de même,Toujours dans votre esprit‖ vous lancez anathème !A qui les touchera‖ dans la postérité !Et toujours en traçant‖ ces précaires demeures,Hommes aux mains de neige‖ et qui fondez aux heures,Vous parlez d'immortalité !
Et qu'un siècle chancelle,‖ ou qu'une pierre tombe.Que Socrate vous jette‖ un secret de sa tombe,Que le Christ lègue au monde‖ un ciel dans son adieu !Vous vengez par le fer‖ le mensonge qui règne.Et chaque vérité‖ nouvelle ici-bas saigneDu sang d'un prophète ou d'un Dieu !
De vos yeux assoupis‖ vous aimez les écailles.Semblables au guerrier‖ armé pour les batailles.Mais qui dort enivré‖ de ses songes épais,Si quelque voix soudaine‖ éclate à votre oreille,Vous frappez, vous tuez‖ celui qui vous réveille,Car vous voulez dormir en paix !
Mais ce n'est pas ainsi‖ que le Dieu qui vous sommeEntend la destinée‖ et les phases de l'homme.Ce n'est pas le chemin‖ que son doigt vous écrit !En vain le cœur vous manque‖ et votre pied se lasse,Dans l'œuvre du Très-haut‖ le repos n'a pas place ;Son esprit n'est pas votre esprit !
Marche ! sa voix le dit‖ à la nature entière,Ce n'est pas pour croupir‖ sur ses champs de lumièreQue le soleil s'allume‖ et s'éteint dans ses mains !Dans cette œuvre de vie‖ où son âme palpite.Tout respire, tout croît,‖ tout grandit, tout gravite !Les cieux, les astres, les humains !
L'œuvre toujours finie‖ et toujours commencéeManifeste à jamais‖ l'éternelle pensée,Chaque halte pour Dieu‖ n'est qu'un point de départ !Gravissant l'infini‖ qui toujours le domine,Plus il s'élève et plus‖ la volonté divineS'élargit avec son regard !
Il ne s'arrête pas‖ pour mesurer l'espace,Son pied ne revient pas‖ sur sa brûlante trace,Il ne revoit jamais‖ ce qu'il vit en créant ;Semblable au faible enfant‖ qui lit et balbutie,Il ne dit pas deux fois‖ la parole de vie ;Son Verbe court sur le néant !
Il court, et la Nature‖ à ce Verbe qui voleLe suit en chancelant‖ de parole en parole.Jamais, jamais demain‖ ce qu'elle est aujourd'hui !Et la création‖ toujours, toujours nouvelle,Monte éternellement‖ la symbolique échelleQue Jacob rêva devant lui !
Et rien ne redescend‖ à sa forme première ;Ce qui fut glace et nuit‖ devient flamme et lumière ;Dans les flancs du rocher‖ le métal devient or ;En perle au fond des mers‖ le lit des flots se change ;L'éther en s'allumant‖ devient astre, et la fangeDevient homme et fermente encor !
Puis un souffle d'en haut‖ se lève, et toute choseChange, tombe, périt,‖ fuit, meurt, se décompose,Comme au coup de sifflet‖ des décorations ;Jéhovah d'un regard‖ lève et brise sa tente,Et les camps des soleils‖ suspendent dans l'attenteLeurs saintes évolutions !
Les globes calcinés‖ volent en étincelles,Les étoiles des nuits‖ éteignent leurs prunelles,La comète s'échappe‖ et brise ses essieux,Elle lance en éclats‖ la machine céleste,Et de mille univers‖ en un souffle il ne resteQu'un charbon fumant dans les cieux !
Et vous, qui ne pouvez‖ défendre un pied de grève,Dérober une feuille‖ au souffle qui l'enlève,Prolonger d’un rayon ces orbes éclatants,Ni dans son sablier‖ qui coule intarissable.Ralentir d'un moment,‖ d'un jour, d'un grain de sable,La chute éternelle du temps !
Sous vos pieds chancelants‖ si quelque caillou roule.Si quelque peuple meurt,‖ si quelque trône croule,Si l'aile d'un vieux siècle‖ emporte ses débris.Si de votre alphabet‖ quelque lettre s'efface.Si d'un insecte à l'autre‖ un brin de paille passe,Le ciel s'ébranle de vos cris ?
II
Regardez donc, race insensée.Les pas des générations !Toute la route n'est tracéeQue des débris des nations !Trônes, autels, temples, portiques,Peuples, royaumes, républiques.Sont la poussière du chemin,Et l'Histoire, écho de la tombe,N'est que le bruit de ce qui tombeSur la route du genre humain !
Plus vous descendez dans les âges,Plus ce bruit s'élève en croissant.Comme en approchant des rivagesQue bat le flot retentissant ;Voyez passer l'esprit de l'homme.De Thèbe et de Memphis à Rome,Voyageur terrible en tout lieu.Partout brisant ce qu'il élève,Partout de la torche ou du glaiveFaisant place à l'esprit de Dieu !
Il passe au milieu des tempêtesPar les foudres du Sinaï,Par la verge de ses prophètes.Par les temples d'Adonaï !Foulant ses jougs, brisant ses maîtres,Il change ses rois pour ses prêtres.Change ses prêtres pour des rois ;Puis, broyant palais, tabernacles,Il sème ces débris d'oraclesAvec les débris de ses lois !
Déployant ses ailes rapides,Il plonge au désert de Memnon ;Le voilà sous les Pyramides,Le voici sur le Parthénon !Là, cachant aux regards de l'hommeLes fondements du pouvoir, commeCeux d'un temple mystérieux ;Là, jetant au vent populaire,Comme le grain criblé sur l'aire,Les lois, les dogmes et les dieux !
Las de cet assaut de parole.Il guide Alexandre au combat ;L'aigle sanglant du CapitoleSur le monde à son doigt s'abat ;L'univers n'est plus qu'un empire ;Mais déjà l'esprit se retire,Et les peuples poussant un cri,Comme un avide essaim d'esclavesDont on a brisé les entraves,Se sauvent avec un débri !
Levez-vous, Gaule et Germanie,L'heure de la vengeance est là !Des ruines c'est le génieQui prend les rênes d'Attila !Lois, forum, dieux, faisceaux, tout croule,Dans l'ornière de sang tout roule,Tout s'éteint, tout fume ; il fait nuit,Il fait nuit, pour que l'ombre encoreFasse mieux éclater l'auroreDu jour où son doigt vous conduit !
L'homme se tourne à celte flammeEt revit en la regardant,Charlemagne en fait la grande âmeDont il anime l'Occident ;Il meurt ; son colosse d'empireEn lambeaux vivants se déchireComme un vaste et pesant manteauFait pour les robustes épaulesQui portaient le Rhin elles Gaules ;Et l'esprit reprend son marteau !
De ces nations mutiléesCent peuples naissent sous ses pas.Races barbares et mêléesQue leur mère ne connaît pas ;Les uns indomptés et farouches.Les autres rongeant dans leurs bouchesLes mors des tyrans ou des dieux ;Mais l'esprit, par diverses routes,A son tour leur assigne à toutesUn rendez-vous mystérieux.
Pour les pousser où Dieu les mène,L'esprit humain prend cent détours,Et revêt chaque forme humaineSelon les hommes et les jours.Ici, conquérant, il balaieLes vieux peuples comme l'ivraie ;Là, sublime navigateur,L'instinct d'une immense conquêteLui fait chercher dans la tempêteUn monde à travers l'équateur !
Tantôt il coule la penséeEn bronze palpable et vivant,Et la parole retracéeCourt et brise comme le vent ;Tantôt, pour mettre un siècle en poudre,Il éclate comme la foudreDans un mot de feu, Liberté.Puis, dégoûté de son ouvrage.D'un mot qui tonne davantageIl réveille l'humanité !
Et tout se fond, croule ou chancelle.Et comme un flot du flot chassé,Le temps sur le temps s'amoncelle,Et le présent sur le passé !Et sur ce sable où tout s'enfonce,Quoi donc, ô mortels ! vous annonceL'immuable que vous cherchez ?Je ne vois que poussière et lutte,Je n'entends que l'immense chuteDu temps qui tombe et dit : Marchez !
III
Marchez ! l'humanité‖ ne vit pas d'une idée !Elle éteint chaque soir‖ celle qui l'a guidée,Elle en allume une autre‖ à l'immortel flambeau ;Comme ces morts vêtus‖ de leur parure immonde,Les générations‖ emportent de ce mondeLeurs vêtements dans le tombeau !
Là c'est leurs dieux ; ici‖ les mœurs de leurs ancêtres,Le glaive des tyrans,‖ l'amulette des prêtres.Vieux lambeaux, vils haillons‖ de cultes ou de lois ;Et quand après mille ans‖ dans leurs caveaux on fouilleOn est surpris de voir‖ la risible dépouilleDe ce qui fut l'homme autrefois !
Robes, toges, turbans,‖ tunique, pourpre, bure,Sceptres, glaives, faisceaux,‖ hache, houlette, armure,Symboles vermoulus‖ fondent sous votre main.Tour à tour au plus fort,‖ au plus fourbe, au plus digne,Et vous vous demandez‖ vainement sous quel signeMonte ou baisse le genre humain ?
Sous le vôtre, ô Chrétiens !‖ l'homme en qui Dieu travailleChange éternellement‖ de formes et de taille ;Géant de l'avenir‖ à grandir destiné,Il use en vieillissant‖ ses vieux vêtements ; commeDes membres élargis‖ font éclater sur l'hommeLes langes où l'enfant est né !
L'humanité n'est pas‖ le bœuf à courte haleine,Qui creuse à pas égaux‖ son sillon dans la plaine.Et revient ruminer‖ sur un sillon pareil ;C'est l'aigle rajeuni‖ qui change son plumage,Et qui monte affronter‖ de nuage en nuageDe plus hauts rayons du soleil !
Enfants de six mille ans‖ qu'un peu de bruit étonne.Ne vous troublez donc pas‖ d'un mot nouveau qui tonne.D'un empire éboulé,‖ d'un siècle qui s'en va !Que vous font les débris‖ qui jonchent la carrière ?Regardez en avant‖ et non pas en arrière,Le courant roule à Jéhova !
Que dans vos cœurs étroits‖ vos espérances vaguesNe croulent pas sans cesse‖ avec toutes les vagues !Ces flots vous porteront,‖ hommes de peu de foi !Qu'importent bruit et vent,‖ poussière et décadence ?Pourvu qu'au-dessus d'eux‖ la haute ProvidenceDéroule l'éternelle loi ?
Vos siècles page à page‖ épellent l'Évangile !Vous n'y lisiez qu'un mot‖ et vous en lirez mille !Vos enfants plus hardis‖ y liront plus avant !Ce livre est comme ceux‖ des sibylles antiquesDont l'augure trouvait‖ les feuillets prophétiquesSiècle à siècle arrachés au vent.
Dans la foudre et l'éclair‖ votre Verbe aussi vole !Montez à sa lueur,‖ courez à sa parole,Attendez sans effroi‖ l'heure lente à venir !Vous ! enfants de celui‖ qui l'annonçant d'avanceDu sommet d'une croix‖ vit briller l'espéranceSur l'horizon de l'avenir !
Cet oracle sanglant‖ chaque jour se révèle ;L'esprit en renversant‖ élève et renouvelle ;Passagers ballottés‖ dans vos siècles flottants !Vous croyez reculer‖ sur l'océan des âges,Et vous vous remontrez‖ après mille naufragesPlus loin sur la route des temps !
Ainsi quand le vaisseau‖ qui vogue entre deux mondesA perdu tout rivage‖ et ne voit que les ondesS'élever et crouler‖ comme deux sombres murs.Quand le maître a brouillé‖ les nœuds nombreux qu'il file,Sur la plaine sans borne‖ il se croit immobileEntre deux abîmes obscurs.
C'est toujours, se dit-il,‖ dans son cœur plein de doute,Même onde que je vois,‖ même bruit que j'écoute,Le flot que j'ai franchi‖ revient pour me bercer,A les compter en vain‖ mon esprit se consume.C'est toujours de la vague,‖ et toujours de l'écume,Les jours flottent sans avancer !
Et les jours et les flots‖ semblent ainsi renaître.Trop pareils pour que l'œil‖ puisse les reconnaître,Et le regard trompé‖ s'use en les regardant ;Et l'homme que toujours‖ leur ressemblance abuse,Les brouille, les confond,‖ les gourmande et t'accuse,Seigneur !… Ils marchent cependant !
Et quand sur cette mer,‖ las de chercher sa route,Du firmament splendide‖ il explore la voûte.Des astres inconnus‖ s'y lèvent à ses yeux ;Et moins triste, aux parfums‖ qui soufflent des rivages,Au jour tiède et doré‖ qui glisse des cordages.Il sent qu'il a changé de cieux !
Nous donc, si le sol tremble‖ au vieux toit de nos pères,Ensevelissons-nous‖ sous des cendres si chères,Tombons enveloppés‖ de ces sacrés linceuls !Mais ne ressemblons pas‖ à ces rois d'AssyrieQui traînaient au tombeau‖ femmes, enfants, patrie,Et ne savaient pas mourir seuls !
Oui jetaient au bûcher,‖ avant que d'y descendre.Famille, amis, coursiers,‖ trésors réduits en cendre,Espoir ou souvenirs‖ de leurs jours plus heureux.Et livrant leur empire‖ et leurs dieux à la flamme.Auraient voulu qu'aussi‖ l'univers n'eût qu'une âmePour que tout mourût avec eux !
Versification
- Forme
- Sizains
- Rimes
- 35(aabccb) 10(ababccdeed) 1(ababccbddb)
- Mètre
- Alexandrins et octosyllabes (175 de 12, 145 de 8)· profil 8, 6+6
- Strophes
- 35 sizains, 11 dizains
- Mots à la rime
- a d'onde / vagabonde féminine, classiqueb chameaux / eaux masculine, classiquec tarie / patrie féminine, classiquea lève / grève féminine, classiqueb pas masculine, classiquec vallée / amoncelée féminine, classiquea stupide / timide féminine, classiqueb tourbillons / sillons masculine, classiquec collines / racines féminine, classiquea briques / républiques féminine, classiqueb Dieu / lieu masculine, classiquec maître / naître féminine, classiquea race / s'efface féminine, classiqueb jeté / compté masculine, classiquec ombre / nombre féminine, classiquea proie / broie féminine, classiqueb endormis / fourmis masculine, classiquec renverse / disperse féminine, classiquea même / anathème féminine, classiqueb postérité / d'immortalité masculine, classiquec demeures / heures féminine, classiquea tombe féminine, classiqueb adieu / Dieu masculine, classiquec règne / saigne féminine, classiquea écailles / batailles féminine, classiqueb épais / paix masculine, classiquec oreille / réveille féminine, classiquea somme / l'homme féminine, classiqueb écrit / esprit masculine, classiquec lasse / place féminine, classiquea entière / lumière féminine, classiqueb mains / humains masculine, classiquec palpite / gravite féminine, classiquea commencée / pensée féminine, classiqueb départ / regard masculine, classiquec domine / divine féminine, classiquea l'espace / trace féminine, classiqueb créant / néant masculine, classiquec balbutie / vie féminine, classiquea vole / parole féminine, classiqueb aujourd'hui / lui masculine, classiquec nouvelle / échelle féminine, classiquea première / lumière féminine, classiqueb or / encor masculine, classiquec change / fange féminine, classiquea chose / décompose féminine, classiqueb décorations / évolutions masculine, classiquec tente / l'attente féminine, classiquea étincelles / prunelles féminine, classiqueb essieux / cieux masculine, classiquec céleste / reste féminine, classiquea grève / l'enlève féminine, classiqueb éclatants / temps masculine, classiquec intarissable / sable féminine, classiquea roule / croule féminine, classiqueb débris / cris masculine, classiquec s'efface / passe féminine, classiquea insensée / tracée féminine, classiqueb générations / nations masculine, classiquec portiques / républiques féminine, classiqued chemin / humain masculine, classiquea âges / rivages féminine, classiqueb croissant / retentissant masculine, classiquec l'homme / Rome féminine, classiqued lieu / Dieu masculine, classiquee élève / glaive féminine, classiquea tempêtes / prophètes féminine, classiqueb Sinaï / d'Adonaï masculine, classiquec maîtres / prêtres féminine, classiqued rois / lois masculine, classiquee tabernacles / d'oracles féminine, classiquea rapides / Pyramides féminine, classiqueb Memnon / Parthénon masculine, classiquec l'homme / comme féminine, classiqued mystérieux / dieux masculine, classiquee populaire / l'aire féminine, classiquea parole / Capitole féminine, classiqueb combat / s'abat masculine, classiquec empire / retire féminine, classiqued cri / débri masculine, classiquee d'esclaves / entraves féminine, classiquea Germanie / génie féminine, classiqueb là / d'Attila masculine, classiquec croule / roule féminine, classiqued nuit / conduit masculine, classiquee encore / l'aurore féminine, classiquea flamme / âme féminine, classiqueb regardant / l'Occident masculine, classiquec d'empire / déchire féminine, classiqued manteau / marteau masculine, classiquee épaules / Gaules féminine, classiquea mutilées / mêlées féminine, classiquec farouches / bouches féminine, classiqued dieux / mystérieux masculine, classiquee routes / toutes féminine, classiquea mène / humaine féminine, classiqueb détours / jours masculine, classiquec balaie / l'ivraie féminine, classiqued navigateur / l'équateur masculine, classiquee conquête / tempête féminine, classiquea pensée / retracée féminine, classiqueb vivant / vent masculine, classiquec poudre / foudre féminine, classiqued Liberté / l'humanité masculine, classiquee ouvrage / davantage féminine, classiquea chancelle / s'amoncelle féminine, classiqueb chassé / passé masculine, classiquec s'enfonce / annonce féminine, classiqued cherchez / Marchez masculine, classiquee lutte / chute féminine, classiquea idée / guidée féminine, classiqueb flambeau / tombeau masculine, classiquec immonde / monde féminine, classiquea ancêtres / prêtres féminine, classiqueb lois / autrefois masculine, classiquec fouille / dépouille féminine, classiquea bure / armure féminine, classiqueb main / humain masculine, classiquec digne / signe féminine, classiquea travaille / taille féminine, classiqueb destiné / né masculine, classiquec comme / l'homme féminine, classiquea haleine / plaine féminine, classiqueb pareil / soleil masculine, classiquec plumage / nuage féminine, classiquea étonne / tonne féminine, classiqueb va / Jéhova masculine, classiquec carrière / arrière féminine, classiquea vagues féminine, classiqueb foi / loi masculine, classiquec décadence / Providence féminine, classiquea l'Évangile / mille féminine, classiqueb avant / vent masculine, classiquec antiques / prophétiques féminine, classiqueb venir / l'avenir masculine, classiquec d'avance / l'espérance féminine, classiquea révèle / renouvelle féminine, classiqueb flottants / temps masculine, classiquec âges / naufrages féminine, classiquea mondes / ondes féminine, classiqueb murs / obscurs masculine, classiquec file / immobile féminine, classiquea doute / j'écoute féminine, classiqueb bercer / avancer masculine, classiquec consume / l'écume féminine, classiquea renaître / reconnaître féminine, classiqueb regardant / cependant masculine, classiquec abuse / t'accuse féminine, classiquea route / voûte féminine, classiqueb yeux / cieux masculine, classiquec rivages / cordages féminine, classiquea pères / chères féminine, classiqueb linceuls / seuls masculine, classiquec d'Assyrie / patrie féminine, classiquea descendre / cendre féminine, classiqueb heureux / eux masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.2· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
320 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Harmonies poétiques et religieuses, BRUXELLES, SOCIÉTÉ BELGE DE LIBRAIRIE, ETC. HAUMAN ET COMPAGNIE, 1838· numérisation archive.org· Sources