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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Harmonies poétiques et religieuses, 1830· Livre deuxième

HARMONIE XII. Souvenir d’enfance

OU LA VIE CACHÉE

Alphonse de Lamartine· 9 distiquess, alexandrins, 316 vers

A M. P. G. DE B***

Quand la voix du passé‖ résonnait dans sou âme,Les regards d'Ossian‖ étincelaient de flamme.Le vol de sa pensée‖ agitait ses cheveux,Sa harpe frémissait‖ dans ses genoux nerveux.Et ses accents, pareils‖ au murmure des ondes.Coulaient à flots pressés‖ de ses lèvres fécondes,Comme un torrent d'hiver‖ qu'on ne peut contenirLe vieillard n'était plus‖ que voix et souvenir.O puissance de l'âme !‖ ô jeunesse éternelle !Qu'une douce mémoire‖ en nos seins renouvelle !…Sur ma lyre, Ossian !‖ je ne vois pas encorFlotter mes cheveux blancs‖ parmi ses cordes d'or,Mon cœur est tiède encor‖ des feux de ma jeunesse,Je n'ai pas tes longs jours,‖ j'ai déjà ta tristesse ;Je parcours comme toi‖ le champ de mes regrets !Adorant comme toi‖ les monts et les forêts,J'aime à m'asseoir, aux bords‖ des torrents de l'automne,Sur le rocher battu‖ par le flot monotone,A suivre dans les airs‖ la nue et l'aquilon,A leur prêter des traits,‖ un corps, une âme, un nom,Et d'êtres adorés‖ m'en formant les images,A dire aussi : Mon âme‖ est avec les nuages !Mais je ne chante plus ;‖ les hommes de nos joursA ta harpe elle-même,‖ hélas ! resteraient sourds ;Trop pleins d'un avenir‖ tout brillant de chimères,Leurs yeux vers le passé‖ ne se détournent guères ;Et si ma harpe encor‖ pour tromper mes ennuisSoupire pour moi seul‖ dans l'ombre de mes nuits,Ces chants dont ta douleur‖ faisait son bien suprême.De leur écho plaintif‖ m'importunent moi-même.Et mon cœur redescend‖ de cet oubli trop court,Comme un poids soulevé‖ qui retombe plus lourd !

Quel attrait cependant‖ à ma lyre rebelleDu fond de ma langueur‖ aujourd'hui me rappelle ?D'où vient qu'à mon insu,‖ mariés à ma voix,Les mots harmonieux‖ s'enchaînent sous mes doigts ?Et qu'en mètres brillants‖ ma verve cadencéeComme un courant limpide‖ emporte ma pensée ?Ah ! c'est qu'une voix chère‖ a retenti dans moi,C'est que le souvenir‖ qui me rappelle à toi.Écartant loin de lui‖ les ombres des années.Et déployant soudain‖ ses ailes enchaînées,Au-dessus des douleurs,‖ des dégoûts, fruits du temps,Franchit d'un vol léger‖ les jours, les mois, les ans,Et m'emporte avec toi‖ dans ce séjour champêtre,Dans ces temps écoulés‖ que ton nom fait renaître.Jeune, heureux, le cœur plein‖ d'ignorance et d'espoir,Brillant comme un matin‖ qui n'aurait point de soir.Tel que notre amitié‖ nous vit à son aurore.Et qu'à sa douce voix‖ je crois nous voir encore ;A son prisme divin‖ le présent effacéSe colore des feux‖ dont brillait le passé.

O champs de Bienassis !‖ maison, jardin, prairies,Treilles qui fléchissaient‖ sous leurs grappes mûries,Ormes qui sur le seuil‖ étendaient leurs rameaux,Et d'où sortait le soir‖ le chœur des passereaux,Vergers où de Tété‖ la teinte monotonePâlissait jour à jour‖ aux rayons de l'automne.Où la feuille en tombant‖ sous les pleurs du matinDérobait à nos pieds‖ le sentier incertain,Pas égarés au loin‖ dans les frais paysages.Heures tièdes du jour‖ coulant sous des ombrages.Sommeils rafraîchissants‖ goûtés au bord des eaux,Songes qui descendaient,‖ qui remontaient si beaux,Pressentiments divins,‖ intimes confidences,Lectures, rêverie,‖ entretiens, doux silences.Table riche des dons‖ que l'automne étalait.Où les fruits du jardin,‖ où le miel et le lait,Assaisonnés des soins‖ d'une mère attentive.De leur luxe champêtre‖ enchantaient le convive ;Silencieux réduit‖ où des rayons de boisPar l'âge vermoulus‖ et pliant sous le poids.Nous offraient ces trésors‖ de l'humaine sagesseOù nos yeux altérés‖ puisaient jusqu'à l'ivresse,Où la lampe avec nous‖ veillant jusqu'au matinNous guidait au hasard‖ comme un phare incertain,De volume en volume ;‖ hélas ! croyant encoreQue le livre savait‖ ce que Fauteur ignore,Et que la vérité,‖ trésor mystérieux.Pouvait être cherchée‖ ailleurs que dans les cieux !Scènes de notre enfance,‖ après quinze ans rêvées,Au plus pur de mon cœur‖ impressions gravées.Lieux, noms, demeure, et vous,‖ aimables habitants,Je vous revois encore‖ après un si long temps,Aussi présents à l'œil‖ que le sont des rivagesA l'onde dont le cours‖ reflète les images,Aussi frais, aussi doux,‖ que si jamais les pleursN'en avaient dans mes yeux‖ altéré les couleurs ;Et vos riants tableaux‖ sont à mon âme aimanteCe qu'au navigateur‖ battu par la tourmenteSont les songes dorés‖ qui lui montrent de loinLe rivage chéri‖ de son bonheur témoin.L'ondoyante moisson‖ que sa main a semée,Et du toit paternel‖ le seuil, ou la fumée !Tu n'as donc pas quitté‖ ce port de ton bonheur ;Ce soleil du matin‖ qui réjouit ton cœur.Comme un arbre au rocher‖ fixé par sa racine,Te retrouve toujours‖ sur la même colline ;Nul adieu n'attrista‖ le seuil de ta maison.Jamais, jamais tes yeux‖ n'ont changé d'horizon.L'arbre de ton aïeul,‖ l'arbre qui t'a vu naîtreN'a jamais reverdi‖ sans ombrager son maître ;Jamais le voyageur‖ en voyant du cheminTa demeure fermée‖ aux rayons du matin,Trouvant l'herbe grandie‖ ou le sentier plus rude.N'a demandé, surpris‖ de cette solitude^Sur quels bords étrangers,‖ dans quels lointains séjours,Le vent de l'inconstance‖ avait poussé tes jours.Ton verger ne voit pas‖ une main mercenaireCueillir ces fruits greffés‖ par ta main tutélaire.Et ton ruisseau, content‖ de son lit de gazon.Comme un hôte fidèle‖ à la même maison,Vient murmurer toujours‖ au seuil de ta demeure,Et de la même voix‖ t'endort à la même heure !Ainsi tu vieilliras‖ sans que tes jours pareilsSoient comptés autrement‖ que par leurs doux soleils,Sans que les souvenirs‖ de ton heureuse histoireLaissent d'autres sillons‖ gravés dans la mémoireQue le cercle inégal‖ des diverses saisons,Des printemps plus tardifs,‖ de plus riches moissons ;Tes pampres moins chargés .‖ tes ruches plus fécondes.Ou ta source sevrant‖ ton jardin de ses ondes,Sans avoir dissipé‖ des jours trop tôt comptés.Dans la poudre, ou le bruit,‖ ou l'ombre des cités,Et sans avoir semé,‖ de distance en distance,A tous les vents du ciel‖ ta stérile espérance !

Ah ! rends grâce à ton sort‖ de ce flot lent et douxQui te porte en silence‖ où nous arrivons tous,Et comme ton destin‖ si borné dans sa course.Dans son lit ignoré‖ s'endort près de sa source ;Ne porte point envie‖ à ceux qu'un autre ventSur les routes du monde‖ a conduits plus avant.Même à ces noms frappés‖ d'un peu de renommée !Du feu qu'elle répand‖ toute âme est consumée ;Notre vie est semblable‖ au fleuve de cristalQui sort humble et sans nom‖ de son rocher natal ;Tant qu'au fond du bassin‖ que lui fit la nature,Il dort, comme au berceau,‖ dans un lit sans murmure,Toutes les fleurs des champs‖ parfument son sentier,Et l'azur d'un beau ciel‖ y descend tout entier ;Mais à peine échappés‖ des bras de ses collines,Ses flots s'épanchent-ils‖ sur les plaines voisines,Que du limon des eaux‖ dont il enfle son lit,Son onde, en grossissant,‖ se corrompt et pâlit !L'ombre qui les couvrait‖ s'écarte de ses rives,Le rocher nu contient‖ ses vagues fugitives.Il dédaigne de suivre,‖ en se creusant son cours.Des vallons paternels‖ les gracieux détours ;Mais fier de s'engouffrer‖ sous des arches profondes.Il y reçoit un nom‖ bruyant comme ses ondes ;Il emporte en fuyant‖ à bonds précipitésLes barques, les rumeurs,‖ les fanges des cités ;Chaque ruisseau qui l'enfle‖ est un flot qui l'altère,Jusqu'au terme où, grossi‖ de tant d'onde adultère.Il va, grand, mais troublé,‖ déposant un vain nom,Rouler au sein des mers‖ sa gloire et son limon !Heureuse au fond des bois‖ la source pauvre et pure,Heureux le sort caché‖ dans une vie obscure.

Nous parlions autrement‖ à l'âge où l'avenirDans nos seins palpitants‖ ne pouvait contenir,Et débordait pour nous‖ de la coupe de vie.Comme un jus écumant‖ d'une urne trop remplie.A cet âge enivré‖ la gloire est à nos yeuxCe qu'à l'œil des enfants‖ qui regardent les cieuxEst l'astre de la nuit‖ dont l'orbe, près d'éclore.Au sommet qu'il franchit‖ semble toucher encore ;L'un d'eux quittant ses jeux‖ pour la douce splendeurCroit que pour s'emparer‖ du disque tentateur,Et pour se revêtir‖ de la lueur divine,Il n'a qu'à faire un pas‖ sur la sombre colline ;Il s'avance l'œil fixe‖ et les bras entr'ouverts,Et le globe de feu‖ suspendu dans les airs,Comme pour prolonger‖ sa crédule espérance,A hauteur de la main‖ un moment se balance ;Il monte ; mais déjà,‖ dans l'azur étoilé,Quand il touche au sommet,‖ l'astre s'est envolé,Et fuyant dans le ciel‖ de nuage en nuage,Est aussi loin déjà‖ des monts que de la plage.Confus de son erreur,‖ il revient sur ses pas !Et les fils du hameau‖ qui sont restés en bas.Occupés à choisir‖ des fleurs au sein des plainesOu des cailloux polis‖ dans le lit des fontaines,Sans songer à cet astre‖ objet de ses regrets.Au fond de la vallée‖ en étaient aussi près !…

Mais quand ce feu céleste‖ éblouirait ton âme.Quand tu le poursuivrais‖ sur un désir de flamme,Dans ces vieux jours du monde‖ avares de vertu,Cette gloire rêvée,‖ où la trouverais-tu ?Crois-tu que ce reflet‖ de la splendeur suprême,Cette immortalité‖ qui sort de la mort même,Soit ce mot profané‖ qui passe tour à tourDu grand homme d'hier‖ au grand homme du jour ?Monnaie au coin banal‖ qu'un jour frappe, un jour use,Que la vanité paie‖ à l'orgueil qu'elle abuse ?Crois-tu que chaque siècle‖ en ait reçu d'en hautToujours la même soif‖ avec le même lot ?Et qu'enfin l'avenir,‖ acceptant l'héritage.Ratifie à jamais‖ ce risible partageQue les sots, éblouis‖ des splendeurs de leur temps.En font de siècle en siècle‖ entre tous leurs enfants ?

Non ! tu ris avec moi‖ de l'erreur où nous sommes ;Tu sais de quel linceul‖ le temps couvre les hommes ;Tu sais que tôt ou tard,‖ dans l'ombre de l'oubli.Siècles, peuples, héros,‖ tout dort enseveli ;Qu'à cette épaisse nuit‖ qui descend d'âge en âgeA peine un nom par siècle‖ obscurément surnage,Que le reste, éclairé‖ d'un moins haut souvenir.Disparaît par étage‖ à l'œil de l'avenir ;Comme, en quittant la rive,‖ un navire à la voile,A l'heure où de la nuit‖ sort la première étoile.Voit à ses yeux déçus‖ disparaître d'abordL'écume du rivage‖ et le sable du port,Puis les tours de la ville‖ où l'airain se balance.Puis les phares éteints‖ qu'abaisse la distance.Puis les premiers coteaux‖ sur la plaine ondoyants,Puis les monts escarpés‖ sous l'horizon fuyants ;Bientôt il ne voit plus‖ au loin qu'une ou deux cimesDont l'éternel hiver‖ blanchit les pics sublimes,Refléter au-dessus‖ de cette obscuritéDu jour qui va les fuir‖ la dernière clarté,Jusqu'à ce qu'abaissés‖ de leur niveau céleste.Ces sommets décroissants‖ plongent comme le reste,Et qu'étendue enfin‖ sur la terre et les mers,L'universelle nuit‖ pèse sur l'univers.De la gloire et du temps‖ voilà l'image sombre ;Éloigne-toi d'un siècle‖ et tout rentre dans l'ombre ;Laisse pour fuir l'oubli‖ tant d'insensés courir ;Que sert un jour de plus‖ à ce qui doit mourir ?

Tu voudrais cependant‖ que sur un cénotapheLa gloire t'inscrivît‖ ta ligne d'épitaphe.Et promît à ton nom,‖ de temps en temps cité,Ses heures de mémoire‖ et d'immortalité.Jusqu'à ce qu'un passant,‖ brisant ton humble pierre,Dispersât sous ses pieds‖ ta gloire et ta poussière,Et qu'un jour, en sifflant,‖ le berger du vallonNe sût plus rassembler‖ les lettres de ton nom :Ah ! qu'à ces vains regrets‖ ton âme soit fermée !Le funèbre baiser‖ dont une bouche aiméeScelle au dernier adieu‖ les lèvres du mourant .Notre nom qu'un ami‖ rappelle en soupirant,Les larmes sans témoin‖ dont un œil nous arrose,Voilà notre épitaphe‖ et notre apothéose !A nous à qui le sort‖ en naissant n'a promisD'autre immortalité‖ qu'aux cœurs de nos amis,Que le sort nous la donne‖ à notre heure suprême !Le souvenir n'est doux‖ que dans un cœur qui t'aime !Si de ton nom pourtant‖ tu veux l'entretenir,Grave ces simples mots‖ sur ton urne à venir :

Là dort d'un doux sommeil,‖ quoique sans mausolée,Dans le sein de sa mère‖ un fils de la vallée.Que t'importe, ô passant !‖ s'il fut célèbre ou non ?En changeant de patrie‖ il a changé de nom !Tout près de son berceau‖ sa tombe fut placée ;Peu d'espace borna‖ sa vie et sa pensée ;Content de son bonheur,‖ il sut le renfermerAutour des seuls objets‖ qu'il eut besoin d'aimer,Une mère, une femme,‖ un ami, la nature ;Et de ses vœux, en tout,‖ son cœur fut la mesure.Ses pas ni ses désirs‖ n'ont jamais dépasséCet horizon étroit‖ par ton œil embrassé,Et pour lui l'univers‖ s'étendait de la penteOù sous ces peupliers‖ son beau fleuve serpente.Jusqu'à ces monts voisins‖ d'où l'ombre qui descendDe l'haleine des bois‖ rafraîchit le passant !Il ne goûta jamais‖ l'ivresse de la gloire.Ce faux pressentiment‖ d'une vaine mémoire ;Jamais dans la tempête‖ il n'éleva la voix.Ou ne jeta son sort‖ dans l'urne de nos lois ;Jamais il ne força‖ le lion populaireA frémir à ses pieds‖ d'amour ou de colère ;Jamais de la victoire‖ il ne vit les enfantsIncliner sur son front‖ leurs drapeaux triomphants.Il ne promena point‖ sa vague inquiétudeDe rivage en rivage‖ et d'étude en élude ;Il ne vit point son or,‖ marchandant ses plaisirs.Tarir entre ses mains plus tard que ses désirs ;Il n'alla point chercher‖ dans Rome ou dans la GrèceLes mystères voilés‖ de l'antique sagesse,Ni du bleu firmament,‖ pour enchanter ses yeux,Voir des astres nouveaux‖ levés sous d'autres cieux ;Mais il eut, sans goûter‖ une science amère,La loi de ses aïeux‖ et le Dieu de sa mère ;Reçut, sans la peser‖ à nos poids inconstants.Dans un cœur simple et pur‖ la sagesse des temps,Comme des mains d'un père‖ on prend son héritageAvec l'eau qui l'arrose‖ et l'arbre qui l'ombrage.Il semait de ses mains‖ le champ de ses aïeux,Il ne se lassait pas‖ du spectacle des cieux.Il voyait chaque jour‖ sur la terre arroséeL'aurore se dissoudre‖ en perles de rosée,Les bois se revêtir‖ de leurs manteaux flottants,La sève remonter‖ aux bourgeons du printemps.Les fleurs, où le Très-Haut‖ rassembla ses merveilles.Livrer l'ambre liquide‖ aux rayons des abeilles.L'astre du jour mourant‖ dans un couchant vermeilDe ses derniers regards‖ inspirer le sommeil,Ou les feux dispersés‖ dans des nuits embaumées.Calculant sans compas‖ leurs courbes enflammées.Sous la voûte sans clef‖ flottant de toutes parts,Élever sa pensée‖ autant que ses regards.De l'amour dans son cœur‖ fixé par l'innocence,Même après sa jeunesse‖ on sentait la présence,Comme on respire encor‖ dans un vase exhaléL'odeur d'un doux parfum‖ après qu'il a brûlé ;Comme, en quittant la terre,‖ un soleil qui s'ombrageLaisse encor sa chaleur‖ et sa pourpre au nuage ;Les doux ressouvenirs,‖ ces échos du bonheur,Jusqu'à ses derniers jours‖ réchauffèrent son cœur ;Quand de ces jours nombreux‖ la coupe fut remplie,Il accueillit la mort‖ en bénissant la vie.Vous, dont le nom sublime‖ a volé sous les cieux.Heureux, sages ou grands,‖ qu'avez-vous eu de mieux ?Dieu ne mesure pas‖ nos sorts à l'étendue ;La goutte de rosée‖ à l'herbe suspendueY réfléchit un ciel‖ aussi vaste, aussi pur.Que l’immense océan dans ses plaines d’azur.

Versification

Forme
9 distiquess (distiques)
Rimes
158((aa))
Mètre
Alexandrins· profil 6+6
Strophes
9 distiquess
Mots à la rime
a âme / flamme féminine, classiqueb cheveux / nerveux masculine, classiquec ondes / fécondes féminine, classiqued contenir / souvenir masculine, classiquee éternelle / renouvelle féminine, classiquef encor / d'or masculine, classiqueg jeunesse / tristesse féminine, classiqueh regrets / forêts masculine, classiquei l'automne / monotone féminine, classiquej l'aquilon / nom masculine, classiquek images / nuages féminine, classiquel jours / sourds masculine, classiquem chimères / guères féminine, classiquen ennuis / nuits masculine, classiqueo suprême / moi-même féminine, classiquep court / lourd masculine, classiquea rebelle / rappelle féminine, classiqueb voix / doigts masculine, classiquec cadencée / pensée féminine, classiqued moi / toi masculine, classiquee années / enchaînées féminine, classiquef temps / ans masculine, classiqueg champêtre / renaître féminine, classiqueh d'espoir / soir masculine, classiquei aurore / encore féminine, classiquej effacé / passé masculine, classiquea prairies / mûries féminine, classiqueb rameaux / passereaux masculine, classiquec monotone / l'automne féminine, classiqued matin / incertain masculine, classiquee paysages / ombrages féminine, classiquef eaux / beaux masculine, classiqueg confidences / silences féminine, classiqueh étalait / lait masculine, classiquei attentive / convive féminine, classiquej bois / poids masculine, classiquek sagesse / l'ivresse féminine, classiquem encore / ignore féminine, classiquen mystérieux / cieux masculine, classiqueo rêvées / gravées féminine, classiquep habitants / temps masculine, classiqueq rivages / images féminine, classiquer pleurs / couleurs masculine, classiques aimante / tourmente féminine, classiquet loin / témoin masculine, classiqueu semée / fumée féminine, classiquev bonheur / cœur masculine, classiquew racine / colline féminine, classiquex maison / d'horizon masculine, classiquey naître / maître féminine, classiquez chemin / matin masculine, classiquea rude / solitude féminine, classiqueb séjours / jours masculine, classiquec mercenaire / tutélaire féminine, classiqued gazon / maison masculine, classiquee demeure / heure féminine, classiquef pareils / soleils masculine, classiqueg histoire / mémoire féminine, classiqueh saisons / moissons masculine, classiquei fécondes / ondes féminine, classiquej comptés / cités masculine, classiquek distance / espérance féminine, classiquea doux / tous masculine, classiqueb course / source féminine, classiquec vent / avant masculine, classiqued renommée / consumée féminine, classiquee cristal / natal masculine, classiquef nature / murmure féminine, classiqueg sentier / entier masculine, classiqueh collines / voisines féminine, classiquei lit / pâlit masculine, classiquej rives / fugitives féminine, classiquek cours / détours masculine, classiquel profondes / ondes féminine, classiquem précipités / cités masculine, classiquen l'altère / adultère féminine, classiqueo nom / limon masculine, classiquep pure / obscure féminine, classiquea l'avenir / contenir masculine, classiqueb vie / remplie féminine, classiquec yeux / cieux masculine, classiqued d'éclore / encore féminine, classiquee splendeur / tentateur masculine, classiquef divine / colline féminine, classiqueg entr'ouverts / airs masculine, classiqueh espérance / balance féminine, classiquei étoilé / envolé masculine, classiquej nuage / plage féminine, classiquek pas / bas masculine, classiquel plaines / fontaines féminine, classiquem regrets / près masculine, classiqueb vertu / trouverais-tu masculine, classiquec suprême / même féminine, classiqued tour / jour masculine, classiquee use / abuse féminine, classiquef haut / lot masculine, classiqueg l'héritage / partage féminine, classiqueh temps / enfants masculine, classiquea sommes / hommes féminine, classiqueb l'oubli / enseveli masculine, classiquec âge / surnage féminine, classiqued souvenir / l'avenir masculine, classiquee voile / étoile féminine, classiquef d'abord / port masculine, classiqueg balance / distance féminine, classiqueh ondoyants / fuyants masculine, classiquei cimes / sublimes féminine, classiquej obscurité / clarté masculine, classiquek céleste / reste féminine, classiquel mers / l'univers masculine, classiquem sombre / l'ombre féminine, classiquen courir / mourir masculine, classiquea cénotaphe / d'épitaphe féminine, classiqueb cité / d'immortalité masculine, classiquec pierre / poussière féminine, classiqued vallon / nom masculine, classiquee fermée / aimée féminine, classiquef mourant / soupirant masculine, classiqueg arrose / apothéose féminine, classiqueh promis / amis masculine, classiquei suprême / t'aime féminine, classiquej l'entretenir / venir masculine, classiquea mausolée / vallée féminine, classiqueb non / nom masculine, classiquec placée / pensée féminine, classiqued renfermer / d'aimer masculine, classiquee nature / mesure féminine, classiquef dépassé / embrassé masculine, classiqueg pente / serpente féminine, classiqueh descend / passant masculine, classiquei gloire / mémoire féminine, classiquej voix / lois masculine, classiquek populaire / colère féminine, classiquel enfants / triomphants masculine, classiquem inquiétude / élude féminine, classiquen plaisirs / désirs masculine, classiqueo Grèce / sagesse féminine, classiqueq amère / mère féminine, classiquer inconstants / temps masculine, classiques héritage / l'ombrage féminine, classiquet aïeux / cieux masculine, classiqueu arrosée / rosée féminine, classiquev flottants / printemps masculine, classiquew merveilles / abeilles féminine, classiquex vermeil / sommeil masculine, classiquey embaumées / enflammées féminine, classiquez parts / regards masculine, classiquea l'innocence / présence féminine, classiqueb exhalé / brûlé masculine, classiquec s'ombrage / nuage féminine, classiquee remplie / vie féminine, classiquef cieux / mieux masculine, classiqueg l'étendue / suspendue féminine, classiqueh pur / d’azur masculine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 1.2· écart moyen à la rime classique 0.0

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

316 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Harmonies poétiques et religieuses, BRUXELLES, SOCIÉTÉ BELGE DE LIBRAIRIE, ETC. HAUMAN ET COMPAGNIE, 1838· numérisation archive.org· Sources