La chute d’un ange, 1838
Quatorzième vision
La nuit, pleine de crime‖ et de flambeaux rougie,Roulait avec horreur‖ ses astres sur l’orgie.Les constellations,‖ du haut du firmament,Regardaient cette scène‖ avec étonnement,Admirant comment Dieu,‖ dans son profond mystère.Laissait monter si haut‖ les forfaits de la terreEt les anges chantaient‖ d’un accent solennel :« Patient ! patient !‖ car il est éternel ! »
Les flots emprisonnés‖ jaillissaient en cascades,L’illumination‖ serpentait en-arcades.De cent mortiers d’airain‖ les tonnerres des dieuxLançaient du haut des tours‖ des astres dans les cieux,Qui, par leur parabole‖ entrecoupant la route,Formaient sous la nuit pâle‖ une seconde voûte,Un ondoyant réseau‖ de mobiles soleilsAux feux d’or ou d’argent,‖ bleus, perlés ou vermeils.Comme le firmament‖ que l’arc-en-ciel essuie,Les uns, gouttes de feu,‖ se divisaient en pluie ;Les autres dessinaient,‖ suspendus dans les airs,Des temples merveilleux‖ illuminés d’éclairs ;Puis, éclatant à-haut‖ avec des coups de foudre,Semblaient des pans de ciel‖ qui s’écroulaient en poudre.La musique, jetant‖ le bruit à grands accents,En ébranlant les airs‖ secouait tous les sens,Et, leur donnant à tous‖ une extase commune,De mille impressions‖ vagues n’en faisait qu’une,Emportant à la fois‖ dans ses fougueux courantsEt l’âmede l'esclave‖ et celle des tyrans.Tout le peuple, assistant‖ aux splendeurs de ces fêtes,Couronnait les créneaux‖ de membres et de têtes.Sous l’ondulation‖ de tous ces fronts mouvants,Les pavés, les lambris,‖ les murs semblaient vivants :On eût dit, en voyant‖ respirer les poitrines,Que l’air du ciel allait‖ manquer à leurs narines !L’atmosphère élevant‖ les miasmes du solEût asphyxié l’ange‖ étouffé dans son vol.
Se sevrant de la lie‖ où se vautrait le reste,Nemphed et son rival‖ étudiaient leur geste,Et, pour se préserver‖ de l’invisible mort,De leurs libations‖ n’effleuraient que le bord.Au moment où Nemphed,‖ dans sa perfide adresse,Croit voir son ennemi‖ chanceler sous l’ivresse,Et lui-même, à son tour‖ feignant d’être endormi,Du forfait convenu‖ fait le signe à Lakmi,Celle-ci, s’approchant‖ comme pour mieux entendre.Au cou du roi des dieux‖ par les bras vient se pendre,Et, semblable à l’enfant‖ qui, donnant un baiser,Entre l’œil et la bouche‖ hésite où le poser,D’un dard qu’entre les dents‖ cachait sa lèvre jointeDans la tempe du monstre‖ elle enfonce la pointe.La hache est moins mortelle‖ et l’éclair est moins prompt ;Il tombe de son trône‖ en se brisant le front.Asrafiel de son sein‖ tire soudain son glaive.La foule à cet aspect‖ se réveille et se lève ;Trônes, tables, autels,‖ s’écroulent en débris,Le palais retentit‖ d’épouvantables cris.En groupes acharnés‖ tous les dieux s’entr’égorgent.Des restes des festins‖ les esclaves se gorgent ;Et pendant les horreurs‖ de cette longue nuitTout se disperse ou meurt,‖ tout triomphe ou tout fuit.
Dans la confusion‖ de la lutte insensée,Comme un éclair de mort‖ Lakmi s’est éclipsée.Leur laissant disputer‖ le trône ou le trépas,Vers son palais désert‖ elle court à grands pas :À ses ordres secrets‖ une esclave attentivePrend les cheveux ravis‖ au front de la captive :Sa forte main à peine‖ en soulève le poids.Elle en glisse avec art‖ les tresses sous ses doigts ;Et, les réunissant‖ au sommet de la tête,Elle pare Lakmi‖ de sa riche conquête.Lakmi, dans le cristal‖ reflétant sa beauté,Triomphe insolemment‖ de ce charme emprunté,Effile les cheveux,‖ dans les parfums les lave,Et, fuyant les regards,‖ sort avec son esclave…
Cependant, comptant l’heure‖ à ses pulsations,Cédar est abîmé‖ dans ses réflexions.Avec la lime sourde‖ il a limé ses chaînes ;Son sang impatient‖ coule libre en ses veines ;Il entend le combat‖ sur son front retentir,Il voit tous ses gardiens‖ se troubler et sortir.Seul au fond de l’abîme‖ où son oreille écoute,Il attend qu’une main‖ lui révèle sa route ;D’un pas léger de femme‖ il distingue le bruit.Elle approche, il s’avance ;‖ elle marche, il la suit.Sur les pas assoupis‖ de sa muette escorte,De l’épaisse muraille‖ il a franchi la porte.Son guide l’abandonne,‖ il est libre, il est seul !La nuit sur la nature‖ étend un noir linceul :On croirait qu’elle veut,‖ de ce mystère instruite,D’une ombre impénétrable‖ envelopper sa fuite,Et Cédar aperçoit‖ à peine les cyprèsSur l’horizon du ciel‖ onduler à grands traits ;Il avance à tâtons‖ vers un arbre qu’il touche :Un cœur est sur son cœur,‖ un doigt est sur sa bouche !…Il sent de Daïdha,‖ sous l’haleine du vent,Les cheveux l’entourer‖ de leur voile mouvant.Sur ses bras en berceau,‖ muet, il la soulève ;Il fuit en l’emportant,‖ plus légère qu’un rêve.Au bruit grondant du fleuve‖ il dirige ses pas ;Son haleine de feu‖ ne se repose pas.La brise apporte en vain‖ un souffle sur sa joue ;En vain ce doux fardeau‖ que la marche secoue,De ses bras enlacés‖ lui faisant un collier,Se suspend à son cou,‖ que le poids fait plier ;En vain sur son épaule‖ une tête si chèreBat comme un front d’enfant‖ endormi sur sa mèreComme un cœur oppressé‖ qui s’arrête un moment.Afin de respirer‖ après plus librement :Rien ne peut ralentir‖ sa course, qu’il redouble ;Chaque roseau lui semble‖ un géant qui le trouble,Chaque plainte de l’onde‖ un cri qui le poursuit :Il franchit un royaume‖ en un quart de la nuit,Et ne s’arrête enfin,‖ à la naissante aurore,Que sur le cap du fleuve,‖ au tronc du sycomore.
Dans sa tremblante extase‖ il redit mille foisLes noms que des soupirs‖ lui répondent sans voix.Sa joie aurait rempli‖ une nuit éternelle !
Tremblante de terreur,‖ Lakmi, car c’était elle,Du souffle sur sa lèvre‖ en étouffant le sonEt craignant d’éveiller‖ par sa voix le soupçon,De sa ruse rendait‖ le silence complice :Elle savait qu’un mot,‖ trahissant l’artifice,Instruirait Cédar‖ de son déguisement,Et qu’un arrêt de mort‖ suivrait l’étonnement.La lueur d’une étoile‖ effrayait son audace,Un regard d’amour même‖ était une menace.Tel que dans la prairie‖ un avide serpentAux flancs de la brebis‖ se dresse et se suspend,Et, trompant le pasteur‖ qui vainement l’appelle,Boit le lait de l’agneau‖ mourant de faim loin d’elle :Telle aux bras de Cédar‖ l’astucieuse enfantSavourait dans la peur‖ son espoir triomphant,Et des noms les plus saints‖ par sa bouche nommée,Même en trompant Cédar,‖ désirait d’être aimée.
Oh ! pourquoi de la nuit‖ le dôme est-il si noir ?Que ne lui laisse-t-il‖ seulement entrevoirCes membres adorés,‖ ce regard, ce visageQu’ont flétri la douleur‖ et maigri le veuvage !
Enfin le jour paraît,‖ et va combler ses vœux.Sur l’astre de son âme‖ il élève les yeux :Il entr’ouvre du doigt,‖ pour revoir ce visage,Ces cheveux qui voilaient‖ son front comme un nuage,Ces cheveux dont l’odeur‖ et dont la pressionD’un duvet d’ailes d’ange‖ offraient l’impression.« Éveille-toi, dit-il,‖ ô jour de ma paupière ! »Et découvrant le front‖ sous un regard de pierre,Mesurant d’un seul trait‖ l’artifice et l’erreur,Il l’écarte d’un geste‖ et se dresse d’horreur.
Palpitante d’effroi,‖ Lakmi de son bras roule ;Sa main s’attache en vain‖ au pied qui la refoule.Cédar, la secouant‖ comme un pasteur blessé,Rejette le serpent‖ à sa jambe enlacé :« Exécrable instrument‖ de vice et d’imposture,Vipère ! criait-il,‖ va ! meurs sur ta piqûre ! »Et du front qu’il pressait‖ sous son genou nerveuxD’une main indignée‖ arrachant les cheveux :« Ô voiles de pudeur !‖ disait-il, chastes ondes !Avez-vous pu flotter‖ sur ces membres immondes ! »Et sur le bord à pic‖ poussant toujours Lakmi :« Va souiller, disait-il,‖ l’enfer qui t’a vomi !… »
La pente, en cet endroit‖ escarpée et profonde,Dominait de cent pieds‖ le lit grondant de l’onde ;Un pas de plus, Lakmi‖ se détachait des bords.Au moment de glisser,‖ elle roidit son corps,Et, retenant Cédar‖ d’une dernière étreinte,Des ongles sur sa peau‖ laissant la rude empreinte :« Oui, lave, ange trompé,‖ ton erreur dans ma mort !Frappe-moi sans pitié !‖ brise-moi sans remord !Je savais à quel prix‖ ma criminelle ruseDérobait le bonheur‖ que ton cœur me refuse !J’ai fait le pacte impie,‖ et ne m’en repens pas :Ce songe d’un moment‖ valait bien le trépas !Ma vie est un orage,‖ il devait se résoudre ;J’ai dérobé le ciel,‖ et j’accepte la foudre !Qu’elle frappe à présent !‖ je la provoque ! adieu !J’emporte dans l’enfer‖ la mémoire d’un dieu ! »Elle dit, et, cessant‖ l’épouvantable lutte,Dans l’abîme tomba,‖ résignée à sa chute ;Et, comme une immondice‖ enlevée à ses bords.Teint de fange et de sang,‖ le flot roula le corps.
De haine et de stupeur,‖ debout sur le rivage,Cédar avec dégoût‖ détourna le visage ;Et, levant vers le ciel‖ les cheveux dans sa main,Du pas d’un insensé‖ revint sur son chemin.La colère renflait‖ sa bruyante narine ;Un sourd rugissement‖ sortait de sa poitrine ;Ses pas retentissaient‖ sur le sol souterrain,Comme les pas pesants‖ d’un colosse d’airain.Les lions des forêts‖ fuyaient à son approche,Et l’aigle épouvanté‖ s’envolait de sa roche.Agité par la crainte‖ et par le repentir,On entendait les coups‖ de son cœur retentir ;Par moments s’échappaient‖ d’entre ses dents grinçantesDes paroles sans suite‖ et des voix mugissantes.Sous ses muscles vibrants‖ le cœur s’accentuait,Son regard foudroyait‖ et son geste tuait.Ainsi qu’une machine‖ à son œuvre lancée,Vers son but en aveugle‖ il marchait sans pensée ;L’éclair de la vengeance‖ éclairait seul ses yeux.
La nuit jetait déjà‖ son ombre sur les cieux,Quand du haut de ses toits‖ le peuple au cœur servileLe vit gravir de loin‖ les sentiers de la ville.« Quel géant, disait-il,‖ monte par le chemin ?Où va-t-il ? d’où vient-il ?‖ que tient-il dans sa mainIl brandit vers le ciel‖ une étrange bannière ;Des coursiers de la nuit‖ on dirait la crinière !Son ombre sur le mur‖ dépasserait l’oiseau !Un chêne sous son bras‖ vibre comme un roseau !Les portes de nos tours‖ feraient baisser sa tête !Est-ce le vent, l’éclair,‖ la foudre ou la tempête ?Accourez !… le voilà !‖… tremblez !… n’approchez pas ! »Et la foule de loin‖ se hâtait sur ses pas,Et, s’ouvrant devant lui‖ pour lui laisser la place.En flots toujours grossis‖ se fermait sur sa trace.
Lui cependant marchait,‖ marchait, marchait toujours,Comme un fleuve entraînant‖ des ruisseaux dans son cours ;Et levant dans sa main‖ ces beaux cheveux de femme,Que le vent déployait‖ en flottante oriflamme.Il semblait secouer‖ le crime de Lakmi,Tel qu’un réveil de feu‖ sur ce monde endormi !La foule aux pieds légers,‖ qui vole où le vent vole,Le suivait par instinct,‖ sans souffle et sans parole.
Quand il vit tout ce peuple,‖ autour de lui béant,Que dépassait du front‖ sa taille de géant,Comme un mât qui se dresse‖ au sein de la tempête,Il s’arrêta terrible‖ et retourna la tête ;Et d’un geste de dieu,‖ d’une voix dont l’accentAurait fait remonter‖ un fleuve mugissant :« Est-il quelqu’un de vous‖ qui garde au fond de l’âmeDu feu d’Adonaï‖ quelque mourante flamme ?Est-il quelqu’un de vous‖ qui conserve enfouiDans les plis de son cœur‖ le Dieu d’Adonaï,Ce Dieu des opprimés‖ dont le nom est un glaive ?S’il en est un encor,‖ qu’il parle et qu’il se lève !Ce Dieu vient à la fin‖ en moi vous visiter,Affronter vos tyrans‖ et les précipiter !… »
De la foule à ces mots‖ de grandes voix montèrent,Du livre dispersé‖ mille pages flottèrent ;Les disciples du juste,‖ à sa voix ralliés,Brisèrent les vils jougs‖ dont ils étaient liés,Et, du peuple étonné‖ fendant la multitude,Prirent des combattants‖ le cœur et l’attitude.Les lâches, par l’exemple‖ à l’audace aguerris,Secouèrent les fers‖ dont ils étaient meurtris.On n’entendit au loin‖ qu’un cliquetis sublimeDe chaînes qui tombaient‖ sous l’enclume ou la lime :Un million de bras‖ s’étendit à la fois,La liberté jaillit‖ d’un million de voix !Et l’esprit du Seigneur,‖ qui souffle ces tempêtes,Ondoya comme un vent‖ sur cette mer de têtes.
Cédar, dont la colère‖ à leurs yeux avait lui,Sentit monter l’esprit‖ de tout ce peuple en lui :« Vile chair descendue‖ à la bête de somme,Lève ton front, dit-il,‖ et redeviens un homme !Sous les pieds de vos rois,‖ peuples, remuez-vous !Et dans leur propre audace‖ engloutissez-les tous !Secouez sur vos cous,‖ ô lions ! vos crinières,Comme moi ces cheveux,‖ qui seront vos bannières.C’est le vivant drapeau‖ qu’eux-mêmes nous ont fait,Leur dernière infamie‖ et leur dernier forfait !Contre leurs fronts maudits‖ que toute main se lève !Chacun de ces cheveux‖ va s’aiguiser en glaive !Les voila tout souillés,‖ privés de leur pudeur,Comme vous de vos droits‖ et de votre grandeur !Ainsi que je rapporte‖ à son front sa dépouille,Rendez ses droits sacrés‖ à votre âme qu’on souille.Pour vous paraître grands,‖ ils courbent vos genoux ;Ils ont jeté leur ombre‖ entre le ciel et vous !Effaçant dans vos cœurs‖ la foi de vos ancêtresIls en ont chassé Dieu‖ pour en rester les maîtres !Mais nommez avec moi‖ le nom du Dieu vivant ;Ils seront la poussière‖ et vous serez le vent !…Contre l’humanité‖ leur règne est un blasphème ;Venger l’homme avili,‖ c’est venger Dieu lui-même !Abandonner ses dons,‖ c’est le déshonorer ;Reconquérir ses droits,‖ c’est encor l’adorer !C’est le culte de sang‖ pour l’homme qu’on opprime !La tyrannie aussi‖ de l’esclave est le crime !Se courber sous le joug,‖ c’est presque le forger,Et subir les tyrans,‖ c’est les encourager.Purifiez le sol‖ dans le sang et les flammes,Renversez leurs palais,‖ ces prisons de vos âmes !Remontez vers le ciel‖ par ce sublime assaut !La liberté, la foi,‖ le vrai Dieu, sont là-haut !L’heure, l’occasion,‖ les ombres sont propices.De vos desseins vengeurs‖ leurs forfaits sont complices ;Ces monstres, déchaînant‖ leur sourde inimitié,Ont déjà de votre œuvre‖ accompli la moitié.Leurs temples sont remplis‖ de leur lutte intestine ;Ils ne soupçonnent pas‖ la nuit qu’on leur destine !Dans leur vil sang qui coule‖ enfonçons les talons !Allons ! » Le peuple entier‖ s’élance et dit : « Allons ! »
Tel, quand le vent, changeant‖ sur l’océan sans vagues,Fait frissonner la mer‖ de rides encor vagues,Courant devant la brise,‖ insensible d’abord,À peine d’un murmure‖ elle effleure le bord ;Mais, au souffle croissant‖ du vent qui la déplie,Par cent mille sillons‖ elle se multiplie :Sur l’horizon lointain‖ qu’elle fait ondulerOn voit le flot qui monte‖ au flot s’accumuler ;La ride devient vague‖ et la vague colline ;Elle court en grondant‖ battre un cap en ruine ;Et le flot calme et bas,‖ qui n’osait l’approcher,Avec ses bras d’écume‖ entraîne le rocher.Tel ce peuple, appelé‖ par l’accent d’un seul homme,S’éveillait en sursaut‖ de son terrible somme,Et, lançant vers le ciel‖ ses ressentiments mûrs,Tout armé de ses fers,‖ grossissait sous les murs.
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 154((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a rougie / l’orgie féminine, classiqueb firmament / étonnement masculine, classiquec mystère / terre féminine, classiqued solennel / éternel masculine, classiquea cascades / en-arcades féminine, classiqueb dieux / cieux masculine, classiquec route / voûte féminine, classiqued soleils / vermeils masculine, classiquee essuie / pluie féminine, classiquef airs / d’éclairs masculine, classiqueg foudre / poudre féminine, classiqueh accents / sens masculine, classiquei commune / qu’une féminine, classiquej courants / tyrans masculine, classiquek fêtes / têtes féminine, classiquel mouvants / vivants masculine, classiquem poitrines / narines féminine, classiquen sol / vol masculine, classiquea reste / geste féminine, classiqueb mort / bord masculine, classiquec adresse / l’ivresse féminine, classiqued endormi / Lakmi masculine, classiquee entendre / pendre féminine, classiquef baiser / poser masculine, classiqueg jointe / pointe féminine, classiqueh prompt / front masculine, classiquei glaive / lève féminine, classiquej débris / cris masculine, classiquek s’entr’égorgent / gorgent féminine, classiquel nuit / fuit masculine, classiquea insensée / éclipsée féminine, classiqueb trépas / pas masculine, classiquec attentive / captive féminine, classiqued poids / doigts masculine, classiquee tête / conquête féminine, classiquef beauté / emprunté masculine, classiqueg lave / esclave féminine, classiquea pulsations / réflexions masculine, classiqueb chaînes / veines féminine, classiquec retentir / sortir masculine, classiqued écoute / route féminine, classiquee bruit / suit masculine, classiquef escorte / porte féminine, classiqueg seul / linceul masculine, classiqueh instruite / fuite féminine, classiquei cyprès / traits masculine, classiquej touche / bouche féminine, classiquek vent / mouvant masculine, classiquel soulève / rêve féminine, classiquem pas masculine, classiquen joue / secoue féminine, classiqueo collier / plier masculine, classiquep chère / mère féminine, classiqueq moment / librement masculine, classiquer redouble / trouble féminine, classiques poursuit / nuit masculine, classiquet aurore / sycomore féminine, classiquea fois / voix masculine, classiqueb éternelle / elle féminine, classiqueb son / soupçon masculine, classiquec complice / l’artifice féminine, classiqued déguisement / l’étonnement masculine, classiquee audace / menace féminine, classiquef serpent / suspend masculine, classiqueg l’appelle / d’elle féminine, classiqueh enfant / triomphant masculine, classiquei nommée / aimée féminine, classiquea noir / entrevoir masculine, classiqueb visage / veuvage féminine, classiquea vœux / yeux masculine, classiqueb visage / nuage féminine, classiquec pression / l’impression masculine, classiqued paupière / pierre féminine, classiquee l’erreur / d’horreur masculine, classiquea roule / refoule féminine, classiqueb blessé / enlacé masculine, classiquec d’imposture / piqûre féminine, classiqued nerveux / cheveux masculine, classiquee ondes / immondes féminine, classiquef Lakmi / vomi masculine, classiquea profonde / l’onde féminine, classiqueb bords / corps masculine, classiquec étreinte / empreinte féminine, classiqued mort / remord masculine, classiquee ruse / refuse féminine, classiquef pas / trépas masculine, classiqueg résoudre / foudre féminine, classiqueh adieu / dieu masculine, classiquei lutte / chute féminine, classiquea rivage / visage féminine, classiqueb main / chemin masculine, classiquec narine / poitrine féminine, classiqued souterrain / d’airain masculine, classiquee approche / roche féminine, classiquef repentir / retentir masculine, classiqueg grinçantes / mugissantes féminine, classiqueh s’accentuait / tuait masculine, classiquei lancée / pensée féminine, classiquej yeux / cieux masculine, classiqueb servile / ville féminine, classiquec chemin / main masculine, classiqued bannière / crinière féminine, classiquee l’oiseau / roseau masculine, classiquef tête / tempête féminine, classiqueh place / trace féminine, classiquea toujours / cours masculine, classiqueb femme / oriflamme féminine, classiquec Lakmi / endormi masculine, classiqued vole / parole féminine, classiquea béant / géant masculine, classiqueb tempête / tête féminine, classiquec l’accent / mugissant masculine, classiqued l’âme / flamme féminine, classiquee enfoui / d’Adonaï masculine, classiqueg visiter / précipiter masculine, classiquea montèrent / flottèrent féminine, classiqueb ralliés / liés masculine, classiquec multitude / l’attitude féminine, classiqued aguerris / meurtris masculine, classiquee sublime / lime féminine, classiqueg tempêtes / têtes féminine, classiquea lui masculine, classiqueb somme / homme féminine, classiquec remuez-vous / tous masculine, classiqued crinières / bannières féminine, classiquee fait / forfait masculine, classiquef lève / glaive féminine, classiqueg pudeur / grandeur masculine, classiqueh dépouille / souille féminine, classiquei genoux / vous masculine, classiquej ancêtres / maîtres féminine, classiquek vivant / vent masculine, classiquel blasphème / lui-même féminine, classiquem déshonorer / l’adorer masculine, classiquen opprime / crime féminine, classiqueo forger / encourager masculine, classiquep flammes / âmes féminine, classiqueq assaut / là-haut masculine, classiquer propices / complices féminine, classiques inimitié / moitié masculine, classiquet intestine / destine féminine, classiqueu talons / Allons masculine, classiquea vagues féminine, classiqueb d’abord / bord masculine, classiquec déplie / multiplie féminine, classiqued onduler / s’accumuler masculine, classiquee colline / ruine féminine, classiquef l’approcher / rocher masculine, classiqueg homme / somme féminine, classiqueh mûrs / murs masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.4· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
308 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, CHEZ L’AUTEUR, RUE DE LA VILLE-L’ÉVÊQUE, 43, 1861· numérisation wikisource.org· Sources