Méditations poétiques, 1823
VINGT-HUITIÈME MÉDITATION. À Alix de v…
JEUNE FILLE QUI AVAIT PERDU SA MÈRE
Que notre œil tristement se pose,Enfant, quand nous nous regardons !Nous manque-t-il donc une chose,Que du cœur nous nous demandons ?
Ah ! je sais la pensée amèreQui de tes regards monte aux miens :Dans mes yeux tu cherches ta mère,Je vois ma fille dans les tiens !
Du regard quels que soient les charmesNe nous regardons plus ainsi :Hélas ! ce ne sont que des larmesQue les yeux échangent ici.
Le sort t’a sevré de bonne heure,Toi de ton lait, moi de mon miel.Pour revoir ce que chacun pleure,Pauvre enfant, regardons au ciel !
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 4(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a pose / chose féminine, classiqueb regardons / demandons masculine, classiquea amère / mère féminine, classiqueb miens / tiens masculine, classiquea charmes / larmes féminine, classiqueb ainsi / ici masculine, classiquea heure / pleure féminine, classiqueb miel / ciel masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.5· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes de Lamartine, Paris, CHEZ L’AUTEUR, HUE DE LA VILLE-L’ÉVÊQUE, 43, 1860· numérisation wikisource.org· Sources