Méditations poétiques, 1820
TRENTE-SIXIÈME MÉDITATION. À un enfant, fille du poëte
1831
Céleste fille du poëte,La vie est un hymne à deux voix.Son front sur le tien se reflète,Sa lyre chante sous tes doigts.
Sur tes yeux quand sa bouche poseLe baiser calme et sans frisson,Sur ta paupière blanche et roseLe doux baiser a plus de son.
Dans ses bras quand il te soulèvePour te montrer au ciel jaloux,On croit voir son plus divin rêveQu’il caresse sur ses genoux !
Quand son doigt te permet de lireLes vers qu’il vient de soupirer,On dirait l’âme de sa lyreQui se penche pour l’inspirer.
Il récite ; une larme brilleDans tes yeux attachés sur lui.Dans cette larme de sa filleSon cœur nage ; sa gloire a lui !
Du chant que ta bouche répèteSon cœur ému jouit deux fois.Céleste fille du poëte,La vie est un hymne à deux voix.
Versification
- Forme
- 6 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 6(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 6 quatrains
- Mots à la rime
- a poëte / reflète féminine, classiqueb voix / doigts masculine, classiquea pose / rose féminine, classiqueb frisson / son masculine, classiquea soulève / rêve féminine, classiqueb jaloux / genoux masculine, classiquea lire / lyre féminine, classiqueb soupirer / l’inspirer masculine, classiquea brille / fille féminine, classiqueb lui masculine, classiquea répète / poëte féminine, classiqueb fois / voix masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.2· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
24 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes de Lamartine, Paris, CHEZ L’AUTEUR, HUE DE LA VILLE-L’ÉVÊQUE, 43, 1860· numérisation wikisource.org· Sources