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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Méditations poétiques, 1820

DEUXIÈME MÉDITATION. L’homme

À LORD BYRON

Alphonse de Lamartine· 10 distiquess, alexandrins, 286 vers

Toi, dont le monde encore‖ ignore le vrai nom,Esprit mystérieux,‖ mortel, ange ou démon,Qui que tu sois, Byron,‖ bon ou fatal génie,J’aime de tes concerts‖ la sauvage harmonie,Comme j’aime le bruit‖ de la foudre et des ventsSe mêlant dans l’orage‖ à la voix des torrents !La nuit est ton séjour,‖ l’horreur est ton domaine :L’aigle, loin des déserts,‖ dédaigne ainsi la plaine ;Il ne veut, comme toi,‖ que des rocs escarpésQue l’hiver a blanchis,‖ que la foudre a frappés,Des rivages couverts‖ des débris du naufrage,Ou des champs tout noircis‖ des restes de carnage :Et tandis que l’oiseau‖ qui chante ses douleursBâtit au bord des eaux‖ son nid parmi les fleurs,Lui des sommets d’Athos‖ franchit l’horrible cime,Suspend aux flancs des monts‖ son aire sur l’abîme,Et là, seul, entouré‖ de membres palpitants,De rochers d’un sang noir‖ sans cesse dégouttants,Trouvant sa volupté‖ dans les cris de sa proie,Bercé par la tempête,‖ il s’endort dans sa joie.

Et toi, Byron, semblable‖ ai ce brigand des airs,Les cris du désespoir‖ sont tes plus doux concerts.Le mal est ton spectacle,‖ et l’homme est ta victime.Ton œil, comme Satan,‖ a mesuré l’abîme,Et ton âme, y plongeant‖ loin du jour et de Dieu,A dit à l’espérance‖ un éternel adieu !Comme lui, maintenant,‖ régnant dans les ténèbres,Ton génie invincible‖ éclate en chants funèbres ;Il triomphe, et ta voix,‖ sur un mode infernal,Chante l’hymne de gloire‖ au sombre dieu du mal.Mais que sert de lutter‖ contre sa destinée ?Que peut contre le sort‖ la raison mutinée ?Elle n’a, comme l’œil,‖ qu’un étroit horizon.Ne porte pas plus loin‖ tes yeux ni ta raison :Hors de là tout nous fuit,‖ tout s’éteint, tout s’efface ;Dans ce cercle borné‖ Dieu t’a marqué ta place :Comment ? pourquoi ? qui sait ?‖ De ses puissantes mainsIl a laissé tomber‖ le monde et les humains,Comme il a dans nos champs‖ répandu la poussière,Ou semé dans les airs‖ la nuit et la lumière ;Il le sait, il suffit :‖ l’univers est à lui,Et nous n’avons à nous‖ que le jour d’aujourd’hui !Notre crime est d’être homme‖ et de vouloir connaître :Ignorer et servir,‖ c’est la loi de notre être.Byron, ce mot est dur :‖ longtemps j’en ai douté ;Mais pourquoi reculer‖ devant la vérité ?Ton titre devant Dieu,‖ c’est d’être son ouvrage,De sentir, d’adorer‖ ton divin esclavage ;Dans l’ordre universel‖ faible atome emporté,D’unir à ses desseins‖ ta libre volonté,D’avoir été conçu‖ par son intelligence,De le glorifier‖ par ta seule existence :Voilà, voilà ton sort.‖ Ah ! loin de l’accuser,Baise plutôt le joug‖ que tu voudrais briser ;Descends du rang des dieux‖ qu’usurpait ton audace ;Tout est bien, tout est bon,‖ tout est grand à sa place ;Aux regards de celui‖ qui fit l’immensitéL’insecte vaut un monde :‖ ils ont autant coûté !

Mais cette loi, dis-tu,‖ révolte ta justice ;Elle n’est a tes yeux‖ qu’un bizarre caprice,Un piége où la raison‖ trébuche a chaque pas.Confessons-la, Byron,‖ et ne la jugeons pas.Comme toi, ma raison‖ en ténèbres abonde,Et ce n’est pas à moi‖ de t’expliquer le monde.Que celui qui l’a fait‖ t’explique l’univers :Plus je sonde l’abîme,‖ hélas ! plus je m’y perds.Ici-bas, la douleur‖ à la douleur s’enchaîne,Le jour succède au jour,‖ et la peine à la peine.Borné dans sa nature,‖ infini dans ses vœux,L’homme est un dieu tombé‖ qui se souvient des cieux :Soit que, déshérité‖ de son antique gloire,De ses destins perdus‖ il garde la mémoire ;Soit que de ses désirs‖ l’immense profondeurLui présage de loin‖ sa future grandeur,Imparfait ou déchu,‖ l’homme est le grand mystère.Dans la prison des sens‖ enchaîné sur la terre,Esclave, il sent un cœur‖ né pour la liberté ;Malheureux, il aspire‖ à la félicité ;Il veut sonder le monde,‖ et son œil est débile ;Il veut aimer toujours :‖ ce qu’il aime est fragile !Tout mortel est semblable‖ et l’exilé d’Éden :Lorsque Dieu l’eut banni‖ du céleste jardin,Mesurant d’un regard‖ les fatales limites,Il s’assit en pleurant‖ aux portes interdites.Il entendit de loin‖ dans le divin séjourL’harmonieux soupir‖ de l’éternel amour,Les accents du bonheur,‖ les saints concerts des angesQui, dans le sein de Dieu,‖ célébraient ses louanges ;Et, s’arrachant du ciel‖ dans un pénible effort,Son œil avec effroi‖ retomba sur son sort.

Malheur à qui du fond‖ de l’exil de la vieEntendit ces concerts‖ d’un monde qu’il envie !Du nectar idéal‖ sitôt qu’elle a goûté,La nature répugne‖ à la réalité ;Dans le sein du possible‖ en songe elle s’élance ;Le réel est étroit,‖ le possible est immense ;L’âme avec ses désirs‖ s’y bâtit un séjourOù l’on puise à jamais‖ la science et l’amour ;Où, dans des océans‖ de beauté, de lumière,L’homme, altéré toujours,‖ toujours se désaltère,Et, de songes si beaux‖ enivrant son sommeil,Ne se reconnaît plus‖ au moment du réveil.

Hélas ! tel fut ton sort,‖ telle est ma destinée.J’ai vidé comme toi‖ la coupe empoisonnée ;Mes yeux, comme les tiens,‖ sans voir se sont ouverts ;J’ai cherché vainement‖ le mot de l’univers,J’ai demandé sa cause‖ à toute la nature,J’ai demandé sa fin‖ à toute créature ;Dans l’abîme sans fond‖ mon regard a plongé ;De l’atome au soleil‖ j’ai tout interrogé,J’ai devancé les temps,‖ j’ai remonté les âges :Tantôt passant les mers‖ pour écouter les sages ;Mais le monde à l’orgueil‖ est un livre fermé !Tantôt, pour deviner‖ le monde inanimé,Fuyant avec mon âme‖ au sein de la nature,J’ai cru trouver un sens‖ à cette langue obscure.J’étudiai la loi‖ par qui roulent les cieux ;Dans leurs brillants déserts‖ Newton guida mes yeux ;Des empires détruits‖ je méditai la cendre ;Dans ses sacrés tombeaux‖ Rome m’a vu descendre ;Des mânes les plus saints‖ troublant le froid repos,J’ai pesé dans mes mains‖ la cendre des héros :J’allais redemander‖ à leur vaine poussièreCette immortalité‖ que tout mortel espère.Que dis-je ? suspendu‖ sur le lit des mourants,Mes regards la cherchaient‖ dans des yeux expirants ;Sur ces sommets noircis‖ par d’éternels nuages,Sur ces flots sillonnés‖ par d’éternels orages,J’appelais, je bravais‖ le choc des éléments.Semblable à la sibylle‖ en ses emportements,J’ai cru que la nature,‖ en ces rares spectacles,Laissait tomber pour nous‖ quelqu’un de ses oracles :J’aimais à m’enfoncer‖ dans ces sombres horreurs.Mais en vain dans son calme,‖ en vain dans ses fureurs,Cherchant ce grand secret‖ sans pouvoir le surprendre,J’ai vu partout un Dieu‖ sans jamais le comprendre !J’ai vu le bien, le mal,‖ sans choix et sans dessein,Tomber comme au hasard,‖ échappés de son sein ;J’ai vu partout le mal‖ ou le mieux pouvait être,Et je l’ai blasphémé,‖ ne pouvant le connaître ;Et ma voix, se brisant‖ contre ce ciel d’airain,N’a pas même eu l’honneur‖ d’irriter le destin.

Mais un jour que, plongé‖ dans ma propre infortune,J’avais lassé le ciel‖ d’une plainte importune,Une clarté d’en haut‖ dans mon sein descendit,Me tenta de bénir‖ ce que j’avais maudit ;Et, cédant sans combattre‖ au souffle qui m’inspire,L’hymne de la raison‖ s’élança de ma lyre.

« Gloire à toi dans les temps‖ et dans l’éternité,» Éternelle raison,‖ suprême volonté !» Toi, dont l’immensité‖ reconnaît la présence ;» Toi, dont chaque matin‖ annonce l’existence !» Ton souffle créateur‖ s’est abaissé sur moi ;» Celui qui n’était pas‖ a paru devant toi !» J’ai reconnu ta voix‖ avant de me connaître,» Je me suis élancé‖ jusqu’aux portes de l’Être :» Me voici ! le néant‖ te salue en naissant ;» Me voici ! mais que suis-je ?‖ un atome pensant.» Qui peut entre nous deux‖ mesurer la distance ?» Moi, qui respire en toi‖ ma rapide existence,» À l’insu de moi-même,‖ à ton gré façonné,» Que me dois-tu, Seigneur,‖ quand je ne suis pas né ?» Rien avant, rien après :‖ gloire à la fin suprême !» Qui tira tout de soi‖ se doit tout à soi-même.» Jouis, grand artisan,‖ de l’œuvre de tes mains :» Je suis pour accomplir‖ tes ordres souverains ;» Dispose, ordonne, agis ;‖ dans les temps, dans l’espace,» Marque-moi pour ta gloire‖ et mon jour et ma place :» Mon être, sans se plaindre‖ et sans t’interroger,» De soi-même, en silence,‖ accourra s’y ranger.» Comme ces globes d’or‖ qui dans les champs du vide» Suivent avec amour‖ ton ombre qui les guide,» Noyé dans la lumière‖ ou perdu dans la nuit,» Je marcherai comme eux‖ où ton doigt me conduit :» Soit que, choisi par toi‖ pour éclairer les mondes,» Réfléchissant sur eux‖ les feux dont tu m’inondes,» Je m’élance entouré‖ d’esclaves radieux,» Et franchisse d’un pas‖ tout l’abîme des cieux ;» Soit que, me reléguant‖ loin, bien loin de ta vue,» Tu ne fasses de moi,‖ créature inconnue,» Qu’un atome oublié‖ sur les bords du néant,» Ou qu’un grain de poussière‖ emporté par le vent,» Glorieux de mon sort,‖ puisqu’il est ton ouvrage,» J’irai, j’irai partout‖ te rendre un même hommage,» Et, d’un égal amour‖ accomplissant ta loi,» Jusqu’aux bords du néant‖ murmurer : Gloire à toi !

» Ni si haut, ni si bas !‖ simple enfant de la terre,» Mon sort est un problème,‖ et ma fin un mystère ;» Je ressemble, Seigneur,‖ au globe de la nuit,» Qui, dans la route obscure‖ où ton doigt le conduit,» Réfléchit d’un côté‖ les clartés éternelles,» Et de l’autre est plongé‖ dans les ombres mortelles.» L’homme est le point fatal‖ où les deux infinis» Par la toute-puissance‖ ont été réunis.» À tout autre degré,‖ moins malheureux peut-être,» J’eusse été… Mais je suis‖ ce que je devais être ;» J’adore sans la voir‖ ta suprême raison :» Gloire à toi qui m’as fait !‖ ce que tu fais est bon.» Cependant, accablé‖ sous le poids de ma chaîne,» Du néant au tombeau‖ l’adversité m’entraîne ;» Je marche dans la nuit‖ par un chemin mauvais,» Ignorant d’où je viens,‖ incertain où je vais,» Et je rappelle en vain‖ ma jeunesse écoulée,» Comme l’eau du torrent‖ dans sa source troublée.» Gloire à toi ! Le malheur‖ en naissant m’a choisi ;» Comme un jouet vivant‖ ta droite m’a saisi ;» J’ai mangé dans les pleurs‖ le pain de ma misère,» Et tu m’as abreuvé‖ des eaux de ta colère.» Gloire à toi ! J’ai crié,‖ tu n’as pas répondu ;» J’ai jeté sur la terre‖ un regard confondu ;» J’ai cherché dans le ciel‖ le jour de ta justice ;» Il s’est levé, Seigneur,‖ et c’est pour mon supplice.» Gloire à toi ! L’innocence‖ est coupable à tes yeux :» Un seul être, du moins,‖ me restait sous les cieux ;» Toi-même de nos jours‖ avais mêlé la trame,» Sa vie était ma vie,‖ et son âme mon âme ;» Comme un fruit encor vert‖ du rameau détaché,» Je l’ai vu de mon sein‖ avant l’âge arraché !» Ce coup, que tu voulais‖ me rendre plus terrible,» La frappa lentement‖ pour m’être plus sensible :» Dans ses traits expirants,‖ où je lisais mon sort,» J’ai vu lutter ensemble‖ et l’amour et la mort ;» J’ai vu dans ses regards‖ la flamme de la vie,» Sous la main du trépas‖ par degrés assoupie,» Se ranimer encore‖ au souffle de l’amour.» Je disais chaque jour :‖ Soleil, encore un jour !» Semblable au criminel‖ qui, plongé dans les ombres,» Et descendu vivant‖ dans les demeures sombres,» Près du dernier flambeau‖ qui doive l’éclairer,» Se penche sur sa lampe‖ et la voit expirer,» Je voulais retenir‖ l’âme qui s’évapore ;» Dans son dernier regard‖ je la cherchais encore !» Ce soupir, ô mon Dieu,‖ dans ton sein s’exhala :» Hors du monde avec lui‖ mon espoir s’envola !» Pardonne au désespoir‖ un moment de blasphème,» J’osai… Je me repens ;‖ Gloire au maître suprême !» Il fit l’eau pour couler,‖ l’aquilon pour courir,» Les soleils pour brûler,‖ et l’homme pour souffrir !

» Que j’ai bien accompli‖ cette loi de mon être !» La nature insensible‖ obéit sans connaître,» Moi seul, te découvrant‖ sous la nécessité,» J’immole avec amour‖ ma propre volonté ;» Moi seul je t’obéis‖ avec intelligence ;» Moi seul je me complais‖ dans cette obéissance ;» Je jouis de remplir‖ en tout temps, en tout lieu,» La loi de ma nature‖ et l’ordre de mon Dieu ;» J’adore en mes destins‖ ta sagesse suprême,» J’aime ta volonté‖ dans mes supplices même :» Gloire à toi ! gloire à toi !‖ Frappe, anéantis-moi !» Tu n’entendras qu’un cri :‖ Gloire à jamais à toi ! »

Ainsi ma voix monta‖ vers la voûte céleste :Je rendis gloire au ciel,‖ et le ciel fit le reste.Mais silence, ô ma lyre !‖ Et toi, qui dans tes mainsTiens le cœur palpitant‖ des sensibles humains,Byron, viens en tirer‖ des torrents d’harmonie :C’est pour la vérité‖ que Dieu fit le génie.Jette un cri vers le ciel,‖ ô chantre des enfers !Le ciel même aux damnés‖ enviera tes concerts.Peut-être qu’à ta voix,‖ de la vivante flammeUn rayon descendra‖ dans l’ombre de ton âme ;Peut-être que ton cœur,‖ ému de saints transports,S’apaisera soi-même‖ a tes propres accords,Et qu’un éclair d’en haut‖ perçant ta nuit profonde,Tu verseras sur nous‖ la clarté qui t’inonde.Ah ! si jamais ton luth,‖ amolli par tes pleurs,Soupirait sous tes doigts‖ l’hymne de tes douleurs,Ou si, du sein profond‖ des ombres éternelles,Comme un ange tombé‖ tu secouais tes ailes,Et, prenant vers le jour‖ un lumineux essor,Parmi les chœurs sacrés‖ tu t’essayais encor ;Jamais, jamais l’écho‖ de la céleste voûte,Jamais ces harpes d’or‖ que Dieu lui-même écoute,Jamais des séraphins‖ les chœurs mélodieuxDe plus divins accords‖ n’auraient ravi les cieux !Courage, enfant déchu‖ d’une race divine !Tu portes sur ton front‖ ta superbe origine ;Tout homme, en te voyant,‖ reconnaît dans tes yeuxUn rayon éclipsé‖ de la splendeur des cieux !Roi des chants immortels,‖ reconnais-toi toi-même !Laisse aux fils de la nuit‖ le doute et le blasphème ;Dédaigne un faux encens‖ qu’on t’offre de si bas :La gloire ne peut être‖ où la vertu n’est pas.Viens reprendre ton rang‖ dans ta splendeur premièreParmi ces purs enfants‖ de gloire et de lumièreQue d’un souffle choisi‖ Dieu voulut animer,Et qu’il fit pour chanter,‖ pour croire, et pour aimer !

Versification

Forme
10 distiquess (distiques)
Rimes
143((aa))
Mètre
Alexandrins· profil 6+6
Strophes
10 distiquess
Mots à la rime
a nom / démon masculine, classiqueb génie / harmonie féminine, classiquec vents / torrents masculine, classiqued domaine / plaine féminine, classiquee escarpés / frappés masculine, classiquef naufrage / carnage féminine, classiqueg douleurs / fleurs masculine, classiqueh cime / l’abîme féminine, classiquei palpitants / dégouttants masculine, classiquej proie / joie féminine, classiquea airs / concerts masculine, classiqueb victime / l’abîme féminine, classiquec Dieu / adieu masculine, classiqued ténèbres / funèbres féminine, classiquee infernal / mal masculine, classiquef destinée / mutinée féminine, classiqueg horizon / raison masculine, classiqueh s’efface / place féminine, classiquei mains / humains masculine, classiquej poussière / lumière féminine, classiquek lui / d’aujourd’hui masculine, classiquel connaître / être féminine, classiquem douté / vérité masculine, classiquen ouvrage / esclavage féminine, classiqueo emporté / volonté masculine, classiquep intelligence / existence féminine, classiqueq l’accuser / briser masculine, classiquer audace / place féminine, classiques l’immensité / coûté masculine, classiquea justice / caprice féminine, classiqueb pas masculine, classiquec abonde / monde féminine, classiqued l’univers / perds masculine, classiquee s’enchaîne / peine féminine, classiquef vœux / cieux masculine, classiqueg gloire / mémoire féminine, classiqueh profondeur / grandeur masculine, classiquei mystère / terre féminine, classiquej liberté / félicité masculine, classiquek débile / fragile féminine, classiquel d’Éden / jardin masculine, classiquem limites / interdites féminine, classiquen séjour / amour masculine, classiqueo anges / louanges féminine, classiquep effort / sort masculine, classiquea vie / envie féminine, classiqueb goûté / réalité masculine, classiquec s’élance / immense féminine, classiqued séjour / l’amour masculine, classiquee lumière / désaltère féminine, classiquef sommeil / réveil masculine, classiquea destinée / empoisonnée féminine, classiqueb ouverts / l’univers masculine, classiquec nature / créature féminine, classiqued plongé / interrogé masculine, classiquee âges / sages féminine, classiquef fermé / inanimé masculine, classiqueg nature / obscure féminine, classiqueh cieux / yeux masculine, classiquei cendre / descendre féminine, classiquej repos / héros masculine, classiquek poussière / espère féminine, classiquel mourants / expirants masculine, classiquem nuages / orages féminine, classiquen éléments / emportements masculine, classiqueo spectacles / oracles féminine, classiquep horreurs / fureurs masculine, classiqueq surprendre / comprendre féminine, classiquer dessein / sein masculine, classiques être / connaître féminine, classiquet d’airain / destin masculine, classiquea infortune / importune féminine, classiqueb descendit / maudit masculine, classiquec m’inspire / lyre féminine, classiquea l’éternité / volonté masculine, classiqueb présence / l’existence féminine, classiquec moi / toi masculine, classiqued connaître / l’Être féminine, classiquee naissant / pensant masculine, classiquef distance / existence féminine, classiqueg façonné / né masculine, classiqueh suprême / soi-même féminine, classiquei mains / souverains masculine, classiquej l’espace / place féminine, classiquek t’interroger / ranger masculine, classiquel vide / guide féminine, classiquem nuit / conduit masculine, classiquen mondes / m’inondes féminine, classiqueo radieux / cieux masculine, classiquep vue / inconnue féminine, classiqueq néant / vent masculine, classiquer ouvrage / hommage féminine, classiques loi / toi masculine, classiquea terre / mystère féminine, classiquec éternelles / mortelles féminine, classiqued infinis / réunis masculine, classiquee peut-être / être féminine, classiquef raison / bon masculine, classiqueg chaîne / m’entraîne féminine, classiqueh mauvais / vais masculine, classiquei écoulée / troublée féminine, classiquej choisi / saisi masculine, classiquek misère / colère féminine, classiquel répondu / confondu masculine, classiquem justice / supplice féminine, classiquen yeux / cieux masculine, classiqueo trame / âme féminine, classiquep détaché / arraché masculine, classiqueq terrible / sensible féminine, classiquer sort / mort masculine, classiques vie / assoupie féminine, classiquet l’amour / jour masculine, classiqueu ombres / sombres féminine, classiquev l’éclairer / expirer masculine, classiquew s’évapore / encore féminine, classiquex s’exhala / s’envola masculine, classiquey blasphème / suprême féminine, classiquez courir / souffrir masculine, classiqueb nécessité / volonté masculine, classiquec intelligence / obéissance féminine, classiqued lieu / Dieu masculine, classiquee suprême / même féminine, classiquef anéantis-moi / toi masculine, classiquea céleste / reste féminine, classiquec d’harmonie / génie féminine, classiqued enfers / concerts masculine, classiquee flamme / âme féminine, classiquef transports / accords masculine, classiqueg profonde / t’inonde féminine, classiqueh pleurs / douleurs masculine, classiquei éternelles / ailes féminine, classiquej essor / encor masculine, classiquek voûte / écoute féminine, classiquel mélodieux / cieux masculine, classiquem divine / origine féminine, classiqueo toi-même / blasphème féminine, classiquep bas / pas masculine, classiqueq première / lumière féminine, classiquer animer / aimer masculine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 0.0

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

286 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes de Lamartine, Paris, CHEZ L’AUTEUR, HUE DE LA VILLE-L’ÉVÊQUE, 43, 1860· numérisation wikisource.org· Sources