Méditations poétiques, 1820
DIX-HUITIÈME MÉDITATION. Ressouvenir du lac Léman
À M. HUBER SALADIN 1842
Encor mal éveillé‖ du plus brillant des rêves,Au bruit lointain du lac‖ qui dentelle tes grèves,Rentré sous l’horizon‖ de mes modestes cieux,Pour revoir en dedans‖ je referme les yeux,Et devant mes regards‖ flottent à l’aventure,Avec des pans de ciel,‖ des lambeaux de nature !Si Dieu brisait ce globe‖ en confus éléments,Devant sa face ainsi‖ passeraient ses fragments…De grands golfes d’azur,‖ ou de rêveuses voilesRépercutant le jour‖ sur leurs ailes de toiles,Passent d’un bord à l’autre‖ avec les blonds troupeaux,Les foins fauchés d’hier‖ qui trempent dans les eaux ;Des monts aux verts gradins‖ que la colline étage,Qui portent sur leurs flancs‖ les toits du blanc village,Ainsi qu’un fort pasteur‖ porte, en montant aux bois,Un chevreau sous son bras‖ sans en sentir le poids ;Plus haut, les noirs sapins,‖ mousses des précipices,Et les grands prés tachés‖ d’éclatantes génisses,Et les chalets perdus‖ pendant tout un étéSur les derniers sommets‖ de ce globe habité,Où le regard, épris‖ des hauteurs qu’il affronte,S’élève avec l’amour,‖ soupir qui toujours monte !…Désert où l’homme errant,‖ pour leur lait et leur miel,Trouve la liberté‖ qu’il rapporta du ciel !…Par-dessus ces sommets‖ la neige blanche ou rose,Fleur que l’été conserve‖ et que la nue arrose ;Les glaciers suspendus,‖ océans congelés,Pour la soif des vallons‖ tour à tour distillés ;Dans l’abîme assourdi‖ l’avalanche qui plonge ;Et sous la main de Dieu‖ pressés comme une éponge,Noyés dans son soleil,‖ fondus à sa lueur,Ces grands fronts de la terre‖ exprimant sa sueur !…Je vois blanchir d’ici,‖ dans les sombres vallées,Des torrents de poussière‖ et des ondes ailées ;Leur sourd mugissement‖ tonne si loin de moi,Que je n’entends plus rien‖ du fracas que je voi !
Flèche d’eau du sommet‖ dans le gouffre lancée,La cascade en sifflant‖ éblouit ma pensée ;Comme un lambeau de voile‖ arraché par le vent,Elle claque au rocher,‖ rejaillit en pleuvant,Et tombe en pétillant‖ sur le granit qui fumeComme un feu de bois vert‖ que le pasteur allume.À peine reste-t-il‖ assez de ses vapeursPour qu’un pâle arc-en-ciel‖ y trempe ses couleursEt flotte quelque temps‖ sur cette onde en fumée,Comme sur un nom mort‖ un peu de renommée !…
Notre barque s’endort,‖ ô Thoune ! sur ta mer,Dont l’écume à la main‖ ne laisse rien d’amer ;De tes flots, bleu miroir,‖ ces Alpes sont la dune.Il est nuit ; sur ta lame‖ on voit nager la lune :Elle fait ruisseler‖ sur son sentier changeantLes mailles de cristal‖ de son filet d’argent,Et regarde, à l’écart‖ des bords d’un autre monde,Les étoiles ses sœurs‖ se baigner dans ton onde.Son disque, épanoui‖ de noyer en noyer,De l’ondoiement des flots,‖ pour nous, semble ondoyer ;Chaque arbre tour à tour‖ la dévoile ou la cache.D’un côté de l’esquif‖ notre ombre étend sa tache,Et de l’autre les monts,‖ leurs neiges, leurs glaçons,Plongent dans le sillage‖ avec leurs blancs frissons !…Diamant colossal‖ enchâssé d’émeraudes,Et le front rayonnant‖ d’auréoles plus chaudes,La rêveuse Yung-Frau,‖ de son vert piédestalDéploie aux vents des nuits‖ sa robe de cristal…À ce divin tableau,‖ la rame lente oublieDe frapper sous le bord‖ la vague recueillie ;On n’entend que le bruit‖ des blanches perles d’eauQui retombent au lac‖ des deux flancs du bateau,Et le doux renflement‖ d’un flot qui se soulève,Sons inarticulés‖ d’eau qui dort et qui rêve !…Ô poétique mer !‖ il est dans cet esquifPlus d’un cœur qui comprend‖ ton murmure plaintif ;Qui, sous l’impression‖ dont ta scène l’inonde,Pour soulever un sein,‖ s’enfle comme ton onde,S’ouvre pour réfléchir,‖ à l’alpestre clarté,La nature, son Dieu,‖ l’amour, la liberté ;Et, ne pouvant parler‖ sous le poids qui le charmeRépand le dernier fond‖ de toute âme… une larme !
Huber ! heureux enfant‖ de ces tribus de Tell,Que Dieu plaça plus près‖ des Alpes, son autel !Des splendeurs de ces monts‖ doux et fier interprète,Âme de citoyen‖ dans un cœur de poëte !Voilà donc ces sommets‖ et ces lacs étoilésDevant nos yeux ravis‖ par ta main dévoilés !Voilà donc ces rochers‖ à qui ton amour crieLe plus beau nom de l’homme‖ à la terre : « Ô patrie !… »Ah ! tu tiens à ce ciel‖ par un double lien :Qui chérit la nature‖ est deux fois citoyen !
Mais tu dis, dans l’orgueil‖ de ta fière tendresse :« Ces monts sont trop bornés‖ pour l’amour qui m’oppresse :» On voit la liberté‖ sur leurs flancs resplendir ;» Mais, pour l’adorer plus,‖ je voudrais l’agrandir.» N’être qu’un poids léger‖ de l’immense équilibre,» C’est être respecté,‖ ce n’est pas être libre :» Dans sa force tout droit‖ doit porter sa raison.» Un grand peuple à ses pieds‖ veut un grand horizon !» Si la pitié des rois‖ nous épargne l’offense,» Le dédain des tyrans‖ n’est pas l’indépendance ;» Il faut compter par masse‖ et non par fractions,» Pour jouer dans ce siècle‖ au jeu des nations.» La Suisse est l’oasis‖ de mon âme attendrie ;» J’y chéris mon berceau,‖ j’y cherche une patrie !… »— Adore ton pays,‖ et ne l’arpente pas.Ami, Dieu n’a pas fait‖ les hommes au compas :L’âme est tout ; quel que soit‖ l’immense flot qu’il roule,Un grand peuple sans âme‖ est une vaste foule !Du sol qui l’enfanta‖ la sainte passionD’un essaim de pasteurs‖ fait une nation :Une goutte de sang‖ dont la gloire tient traceTeint pour l’éternité‖ le drapeau d’une race !N’en est-il pas assez‖ sur la flèche de TellPour rendre son ciel libre‖ et son peuple immortel ?Sparte vit trois cents ans‖ d’un seul jour d’héroïsme.La terre se mesure‖ au seul patriotisme.Un pays ? c’est un homme,‖ une gloire, un combat !Zurich ou Marathon,‖ Salamine ou Morat !
La grandeur de la terre‖ est d’être ainsi chérie :Le Scythe a des déserts,‖ le Grec une patrie !…Autour d’un groupe épars‖ de montagnes, d’îlots,Promontoires noyés‖ dans les brumes des flots,Avec son sang versé‖ d’une héroïque artère,Léonidas mourant‖ écrit du doigt, sur terre,Des titres de vertu,‖ d’amour, de liberté,Qui lèguent un pays‖ à l’immortalité !Qu’importe sa surface ?‖ un jour, cette collineSera le Parthénon,‖ et ces flots Salamine !Vous les avez écrits,‖ ces titres et ces droits,Sur un granit plus sûr‖ que les chartes des rois !
Mais ce n’est plus le glaive,‖ Huber, c’est la pensée,Par qui des nations‖ la force est balancée.Le règne de l’esprit‖ est à la fin venu.Plus d’autres boucliers !‖ — l’homme combat à nu. —La conquête brutale‖ est l’erreur de la gloire.Tu l’as vu, nos exploits‖ font pleurer notre histoire.De triomphe en triomphe,‖ un ingrat conquérantA rétréci le sol‖ qui l’avait fait si grand !…Il faut qu’avec l’effort‖ de l’orgueil en souffranceLe génie et la paix‖ reconquièrent la France,Et que nos vérités,‖ de leurs plus beaux rayons,Dérobent notre épée‖ à l’œil des nations,Ainsi qu’Harmodius,‖ sous un faisceau de rose,Cachait le saint poignard‖ altéré d’autre chose !Les serviteurs du monde‖ en sont seuls les héros :Où naquit un grand homme,‖ un empire est éclos.La terre qui l’enfante,‖ illustrée et bénie,Monte de son niveau,‖ grandit de son génie :Il conquiert à son nom‖ tout ce qui le comprend.Ô Léman, à ce titre‖ es-tu donc trop peu grand ?Jamais Dieu versa-t-il‖ sur sa terre choisie,De sa corne de dons,‖ d’amour, de poésie,Plus de noms immortels,‖ sonores, éclatants,Que ceux dont tu grossis‖ le bruit lointain du temps ?L’amour, la liberté,‖ ces alcyons du monde,Combien de fois ont-ils‖ pris leur vol sur ton onde,Ou confié leur nid‖ à tes flots transparents ?Je vois d’ici verdir‖ les pentes de Clarens,Des rêves de Rousseau‖ fantastiques royaumes,Plus réels, plus peuplés‖ de ses vivants fantômes,Que si vingt nations‖ sans gloire et sans amourAvaient creusé mille ans‖ leurs lits dans ce séjour ;Tant l’idée est puissante‖ à créer sa patrie !Voilà ces prés, ces eaux,‖ ces rocs de Meillerie,Ces vallons suspendus‖ dans le ciel du Valais,Ces soleils scintillants‖ sur le bois des chalets,Où, des simples des champs‖ en cueillant le dictame,Dans leur plus frais parfum‖ il aspira son âme !Aussi le souvenir‖ de ces félicitésLe suivit-il toujours‖ dans l’ombre des cités.Ses pieds rampants gardaient‖ l’odeur des herbes hautes,Son premier ciel brillait‖ jusqu’au fond de ses fautes,Comme une eau de cascade,‖ en perdant sa blancheur,Roule à l’Arve glacé‖ sa première fraîcheur.
Voltaire ! quel que soit‖ le nom dont on le nomme,C’est un cycle vivant,‖ c’est un siècle fait homme !Pour fixer de plus haut‖ le jour de la raison,Son œil d’aigle et de lynx‖ choisit ton horizon ;Heureux si, sur ces monts‖ où Dieu luit davantage,Il eût vu plus de ciel‖ à travers le nuage !
Byron, comme un lutteur‖ fatigué du combat,Pour saigner et mourir,‖ sur tes rives s’abat ;On dit que, quand les vents‖ roulent ton onde en poudre,Sa voix est dans tes cris‖ et son œil dans ta foudre.Une plume du cygne‖ enlevée à son flancBrille sur ta surface‖ à côté du mont Blanc !
Mais mon âme, ô Copet,‖ s’envole sur tes rives,Où Corinne repose‖ au bruit des eaux plaintives.En voyant ce tombeau‖ sur le bord du chemin,Tout front noble s’incline‖ au nom du genre humain.Colombe de salut‖ pour l’arche du génie,Seule elle traversa‖ la mer de tyrannie !Pendant que sous ses fers‖ l’univers aviliDu front césarien‖ étudiait le pli,Ce petit coin de terre,‖ oasis de vengeance,Protestait pour le siècle‖ et pour l’intelligence :Le poids du monde entier‖ ne pouvait assoupir,Liberté, dans ce cœur‖ ton suprême soupir !Ce soupir d’une femme‖ alluma le tonnerreQui foudroya d’en bas‖ le Titan de la guerre ;Il tomba, sur son roc‖ par la haine emporté.Vesta de la vengeance‖ et de la liberté,Sous les débris fumants‖ de l’univers en flamme,On retrouva leurs feux‖ immortels dans ton âme !…
Ah ! que d’autres, flatteurs‖ d’un populaire orgueil,Suivent leur servitude‖ au fond d’un grand cercueil ;Qu’imitant des Césars‖ l’abjecte idolâtrie,Pour socle d’une tombe‖ ils couchent la patrie,Et, changeant un grand peuple‖ en servile troupeau,Qu’ils lui fassent lécher‖ la botte et le chapeau !D’autres tyrans naîtront‖ de ces larmes d’esclaves :Diviniser le fer,‖ c’est forger ses entraves !Avilir les humains,‖ ce n’est pas se grandir ;C’est éteindre le feu‖ dont on veut resplendir ;C’est abaisser sous soi‖ le sommet où l’on monte,C’est sculpter sa statue‖ avec un bloc de honte !Si le banal encens‖ qui brûle dans leurs mainsSe mesure au mépris‖ qu’on a fait des humains,Le colosse de fer‖ dont ils fardent l’histoireAvec plus de mépris‖ aurait donc plus de gloire ?Plus bas, Séjans d’une ombre !‖ admirez à genoux !Il avait deviné‖ des juges tels que vous.Mais le temps est seul juge :‖ ami, laissons-les faire ;Qu’ils pétrissent du sang‖ à ce dieu du vulgaire ;Que tout rampe à ses pieds‖ de bronze… excepté moi !Staël, à lui l’univers !‖ — mais cette larme à toi ! —
Huber, que ce grand nom,‖ que ces ombres si chèresAgrandissent pour vous‖ le pays de vos pères !Rebandez le vieil arc‖ que son poids détendit :On resserre le nœud‖ quand le faisceau grandit.Dans le tronc fédéral‖ concentrez mieux sa séve ;La tribu devient peuple‖ et l’unité l’achève !Que Genève à nos pieds‖ ouvre son libre port :La liberté du faible‖ est la gloire du fort.Que, sous les mille esquifs‖ dont ses eaux sont ridées,Palmyre européenne‖ au confluent d’idées,Elle voie en ses murs‖ l’Ibère et le GermainÉchanger la pensée‖ en se donnant la main !Nid d’aigles élevé‖ sur toute tyrannie,Qu’elle soit pour l’exil‖ l’hospice du génie,Et que ces grands martyrs‖ de l’immortalitéLui payent d’un rayon‖ son hospitalité !
Pour moi, cygne d’hiver‖ égaré sur tes plages,Qui retourne affronter‖ son ciel chargé d’orages,Puissé-je quelquefois,‖ dans ton cristal mouillé,Retremper, ô Léman,‖ mon plumage souillé !Puissé-je, comme hier,‖ couché sur le pré sombreOù les grands châtaigniers‖ d’Évian penchent l’ombre,Regarder sur ton sein‖ la voile de pêcheur,Triangle lumineux,‖ découper sa blancheur ;Écouter attendri‖ les gazouillements vaguesQue viennent à mes pieds‖ balbutier tes vagues,Et voir ta blanche écume,‖ en brodant tes contours,Monter, briller et fondre,‖ ainsi que font nos jours !…
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 126((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a rêves / grèves féminine, classiqueb cieux / yeux masculine, classiquec l’aventure / nature féminine, classiqued éléments / fragments masculine, classiquee voiles / toiles féminine, classiquef troupeaux / eaux masculine, classiqueg étage / village féminine, classiqueh bois / poids masculine, classiquei précipices / génisses féminine, classiquej été / habité masculine, classiquek affronte / monte féminine, classiquel miel / ciel masculine, classiquem rose / arrose féminine, classiquen congelés / distillés masculine, classiqueo plonge / éponge féminine, classiquep lueur / sueur masculine, classiqueq vallées / ailées féminine, classiquer moi / voi masculine, classiquea lancée / pensée féminine, classiqueb vent / pleuvant masculine, classiquec fume / allume féminine, classiqued vapeurs / couleurs masculine, classiquee fumée / renommée féminine, classiquea mer / d’amer masculine, classiqueb dune / lune féminine, classiquec changeant / d’argent masculine, classiqued monde / onde féminine, classiquee noyer / ondoyer masculine, classiquef cache / tache féminine, classiqueg glaçons / frissons masculine, classiqueh d’émeraudes / chaudes féminine, classiquei piédestal / cristal masculine, classiquej oublie / recueillie féminine, classiquek d’eau / bateau masculine, classiquel soulève / rêve féminine, classiquem esquif / plaintif masculine, classiquen l’inonde / onde féminine, classiqueo clarté / liberté masculine, classiquep charme / larme féminine, classiquea Tell / autel masculine, classiqueb interprète / poëte féminine, classiquec étoilés / dévoilés masculine, classiqued crie / patrie féminine, classiquee lien / citoyen masculine, classiquea tendresse / m’oppresse féminine, classiqueb resplendir / l’agrandir masculine, classiquec équilibre / libre féminine, classiqued raison / horizon masculine, classiquee l’offense / l’indépendance féminine, classiquef fractions / nations masculine, classiqueg attendrie / patrie féminine, classiqueh pas / compas masculine, classiquei roule / foule féminine, classiquej passion / nation masculine, classiquek trace / race féminine, classiquel Tell / immortel masculine, classiquem d’héroïsme / patriotisme féminine, classiquen combat / Morat masculine, classiquea chérie / patrie féminine, classiqueb d’îlots / flots masculine, classiquec artère / terre féminine, classiqued liberté / l’immortalité masculine, classiquee colline / Salamine féminine, classiquef droits / rois masculine, classiquea pensée / balancée féminine, classiqueb venu / nu masculine, classiquec gloire / histoire féminine, classiqued conquérant / grand masculine, classiquee souffrance / France féminine, classiquef rayons / nations masculine, classiqueg rose / chose féminine, classiqueh héros / éclos masculine, classiquei bénie / génie féminine, classiquej comprend / grand masculine, classiquek choisie / poésie féminine, classiquel éclatants / temps masculine, classiquen transparents / Clarens masculine, classiqueo royaumes / fantômes féminine, classiquep amour / séjour masculine, classiqueq patrie / Meillerie féminine, classiquer Valais / chalets masculine, classiques dictame / âme féminine, classiquet félicités / cités masculine, classiqueu hautes / fautes féminine, classiquev blancheur / fraîcheur masculine, classiquea nomme / homme féminine, classiquec davantage / nuage féminine, classiquea combat / s’abat masculine, classiqueb poudre / foudre féminine, classiquec flanc / Blanc masculine, classiquea rives / plaintives féminine, classiqueb chemin / humain masculine, classiquec génie / tyrannie féminine, classiqued avili / pli masculine, classiquee vengeance / l’intelligence féminine, classiquef assoupir / soupir masculine, classiqueg tonnerre / guerre féminine, classiqueh emporté / liberté masculine, classiquei flamme / âme féminine, classiquea orgueil / cercueil masculine, classiqueb idolâtrie / patrie féminine, classiquec troupeau / chapeau masculine, classiqued d’esclaves / entraves féminine, classiquee grandir / resplendir masculine, classiquef monte / honte féminine, classiqueg mains / humains masculine, classiqueh l’histoire / gloire féminine, classiquei genoux / vous masculine, classiquej faire / vulgaire féminine, classiquek moi / toi masculine, classiquea chères / pères féminine, classiqueb détendit / grandit masculine, classiquec séve / l’achève féminine, classiqued port / fort masculine, équivalentee ridées / d’idées féminine, classiquef Germain / main masculine, classiqueg tyrannie / génie féminine, classiqueh l’immortalité / hospitalité masculine, classiquea plages / d’orages féminine, classiqueb mouillé / souillé masculine, classiquec sombre / l’ombre féminine, classiqued pêcheur / blancheur masculine, classiquee vagues féminine, classiquef contours / jours masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.6· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
252 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes de Lamartine, Paris, CHEZ L’AUTEUR, HUE DE LA VILLE-L’ÉVÊQUE, 43, 1860· numérisation wikisource.org· Sources