Recueillements poétiques, 1839
I. Cantique sur la mort de madame la duchesse de b***
Quand le printemps a mûri l'herbeQui porte la vie et le pain,Le moissonneur liant la gerbeL'emporte à l'aire du bon grain ;Il ne regarde pas‖ si l'herbe qu'il enlèveVerdit encore au pied‖ de jeunesse et de sève,Ou si, sous les épis‖ courbés en pavillon,Quelques frêles oiseaux‖ à qui l'ombre était douceDu soleil ou du vent‖ s'abritaient sur la mousse,Dans le nid caché du sillon ?
Que lui fait la fleur bleue ou blancheQui, liée en faisceau doré,Sur le bras qui l'emporte, pencheSon front mort et décoloré.« Portez les blonds épis‖ sur mon aire d'argile !« Faites jaillir le blé‖ de la paille fragile !« La fleur parfumera‖ le froment de son miel,« Et broyé sous la meule‖ où Dieu fait sa mouture,« Ce grain d'or deviendra‖ la sainte nourriture« Que rompent les enfans du ciel ! »
Seigneur ! ainsi tu l'as cueillie,Aux jours de sa félicité,Cette femme qui multiplieTon nom dans sa postérité !En vain dans le lit d'or‖ dont ses jours étaient l'onde,On voyait resplendir‖ l'eau limpide et profonde,En vain sa chevelure‖ à ses pieds ruisselait,En vain un tendre enfant,‖ dernier fruit de sa couche,Ouvrait lés bras à peine‖ et s'essuyait la boucheTeinte encor de son chaste lait.
Tu vois celle ame printanière,Fructifiant avant l'été,Répandre en dons, comme en prière,Son parfum de maturité.Et lu dis à la mort,‖ ministre de ta grâce :Laisse tomber sur elle‖ un rayon de ma face,Qu'elle sèche d'amour‖ pour mes biens immortels !Et la mort t'obéit‖ et t'apporte son ame,Comme le vent enlève‖ une langue de flammeDe la flamme de tes autels !
O Dieu ! que ta loi nous est rude !Que nos cœurs saignent de tes coups !Quel vide et quelle solitudeFait celle absence autour de nous !Par quel amour jaloux,‖ par quel cruel mystère,De tout ce qui l'ornait‖ dépouilles-tu la terre ?N'avons-nous pas besoin‖ d'exemple et de flambeau ?Et pour que ton regard‖ sans trop d'horreur s'y pose,Dieu saint ! ne faut-il pas‖ que quelque sainte roseTe parfume ce vil tombeau ?
Elle était ce thym des collinesQue l'aurore semble attirer,Que pour embaumer nos poitrinesNos lèvres venaient respirer !Dans cet air froid du monde‖ infecté de nos vicesSes lèvres de corail‖ étaient deux frais calicesD'où coulait la parole‖ en célestes accens !Combien de fois moi-même,‖ embaumé de ses grâces,Comme en sortant d'un temple,‖ en sortant de ses traces,Je sentis mon cœur plein d'encens !
Oh ! qui jamais s'approcha d'elleSans éprouver sur son tourment,D'une brise surnaturelleLe divin rafraîchissement ?Au timbre de sa voix,‖ au jour de sa paupière,Amis ! qui ne sentit‖ fondre son cœur de pierre ?Et ne dit en soi-même,‖ en l'écoutant parler,Ce que disait l'apôtre‖ au disciple incrédule : «Ne sens-tu pas, mon cœur,‖ quelque chose qui brûle,« Et qui demande à s'exhaler ? »
Elle était née un jour‖ de largesse et de fête,D'une femme immortelle,‖ au verbe de prophète ;Le génie et l'amour‖ la conçurent d'un vœu !On sentait à l'élan‖ que retenait la règleQue sa mère l'avait‖ couvée au nid de l'aigleSous une poitrine de feu !
Les palpitations‖ de l'ame maternelleAu-delà du tombeau‖ se ressentaient en elle ;Elle aimait les hauts lieux‖ et le libre horizon ;Un élan naturel‖ l'emportait vers les cimesOù la création‖ donne aux âmes sublimesLes vertiges de là raison !
Dès qu'un seul mot rompait‖ le sceau de ses penséesOn les voyait monter‖ vers le ciel élancées,Jusqu'où monte au très-Haut‖ la contemplation ;Son œil avait l'éclair‖ du feu sur une armure,Et le son de sa voix‖ vibrait comme un murmureDés grandes harpes de Sion.
Elle montait ainsi‖ jusqu'où l'on perd de vueL'ame contemplative‖ à son Dieu confondue,]Perçant avec la foi‖ les voiles de la mort ;Et revenait semblable‖ à l'oiseau du délugeRapporter un rameau‖ de paix et de refugeAux faibles qui doutaient du bord !
L'amour qui l'enlevait‖ la ramenait au monde,Non pas pour s'abreuver‖ comme nous de son onde,Non pas pour se nourrir‖ du pain qu'il a levé,Mais pour faire choisir‖ parmi la graine amèreA ces petits enfans,‖ dont elle était la mère,Quelques liges de sénevé !
Ce grain qu'elle cherchait‖ comme la poule gratteLe froment ou le mil‖ sur une terre ingrate,C'était, Seigneur, c'était‖ les lettres de la loi ;C'était le sens caché‖ dans les mois du saint livreDont le silence parle‖ et dont l'esprit fait vivreCeux qui se nourrissent de foi !
Au bruit du monde qui l'admireEt se pressait pour l'escorter,Comme l'onde autour du navirePour l'engloutir ou le porter,Aux nœuds d'une gloire importuneQui l'enchaînait à sa fortune,Elle, éprise d'autre trésor !A l'œil de l'amitié ravieQui regardait luire sa vieHumble dans un chandelier d'or !
Aux roulis inconstans de l'ondeOù le souffle orageux des airsL'agitait sur la mer du mondeA la lueur de nos éclairs ;A ces foudres, à ces naufragesQui jettent sur tous nos rivagesNos respects avec nos débris,A ces tempêtes populairesQui font sombrer dans leurs colèresCeux que soulevaient leurs mépris !
Elle échappait rêveuse et tendrePar ce divin recueillement .Qui fait silence pour entendreLe vol de l'ange au firmament !Grâce au bras que son Christ lui prête,Elle marchait sur la tempêteSans tremper ses pieds au milieu ;Et cette figuré célesteEsprit et corps n'étaient qu'un gesteQui foulait l'onde et montrait Dieu !
Quelle ombre du Très-Haut sur elle !Quelle auguste et sainte pudeurComme un séraphin sous son aileLa vêtissait de sa splendeur !Comme toute profane idéeDisparaissait intimidéeSous le rayon de sa beauté !Comme le vent de pure flammeBalayait de devant cette ameToute cendre de volupté !
Ton amour, ô Seigneur !‖ est dans l'amour suprême !L'amour de ces enfans‖ en qui le chrétien t'aime !Sur leurs cœurs ulcérés‖ cette huile de ta foi !Ces aumônes d'esprit‖ en pages de ta loi !Ces pains multipliés‖ pour nourrir leurs misères,Ces conversations‖ la nuit avec ses frèresPour charmer leur exil‖ en se parlant de toi ;Ces cœurs fertilisés‖ se fondant en prièresAux hymnes du prophète-roi !C'était là de ses nuits‖ les voluptés sévères.Anges qui les voiliez,‖ oh ! redites-les moi !
Dites, oiseaux évangéliques,Passereaux du sacré jardin,Dont les notes mélancoliquesEnchantent les flots du Jourdain ?
Saintes colombes de ses saulesQui joignant vos pieds de rubisVeniez percher sur les épaulesDu pasteur des douces brebis !
Oiseaux cachés parmi les branchesSur les bords du sacré vivier,Qui couvrez de vos ailes blanchesLe Thérébinthe et l'Olivier !
Vous qui même à son agonie,Accourant à sa sainte voix,Veniez mêler votre harmonieAux gémissemens de sa croix !
Dites quels amoureux messagesOu de tristesse ou de douceur,Du désert et des saints rivagesVous apportiez à cette sœur ?
Dites quelles saintes penséesSous l'arbre de la passion,Dites quelles larmes verséesSur la poussière de Sion,
Vous remportiez sur les racinesDu jardin des saintes douleurs,Et vous versiez dans les piscinesOù Jésus répandit ses pleurs ?
Ces colombes un jour‖ aux rives immortellesEmmenèrent d'ici‖ cette sœur avec ellesPour goûter, ô Seigneur !‖ combien ton ciel est doux !Elle alla se poser‖ sur les rosiers mystiquesQue le Siloé baigne‖ au jardin des cantiques,Et ne revint plus parmi nous !
Elle n'est plus ! le jour‖ a pâli de sa perte !Où son cœur comblait tout,‖ que la place est déserte !Berceau de ses enfans !‖ maison de son époux !Seuils des temples sacrés‖ où pliaient ses genoux !Prisons dont sa clé d'or‖ écartait les verroux !Porte des malheureux‖ par son aumône ouverte !Comment vous consolerez-vous ?Et nous, cœurs ténébreux‖ dont la lampe est couverte.Nous ses amis, que ferons-nous ?
Remplirons-nous les cieux‖ du cri de nos alarmes ?Nous inonderons-nous‖ de cendres et de larmes ?Répandrons-nous notre ame‖ en lamentations ?Comme ceux qui n'ont pas‖ l'espoir dans leurs calices,Et qui ne mêlent pas‖ le sel des sacrificesA l'eau de leurs afflictions ?
Non, nos yeux souilleraient‖ d'une tâche profaneDe l'immortalité‖ la robe diaphane ;Pleurer la mort des saints‖ c'est la déshonorer !Quand Dieu cueille son fruit‖ mûr sur l'arbre de vie,A qui donc appartient‖ la douleur ou l'envie ?Qui donc a le droit de pleurer ?
Non ! nous élargissons‖ les ailes de notre amePour aimer l'esprit pur‖ où nous aimions la femme ;Époux, enfans, amis,‖ point de pleurs, point d'adieu !Celle dont ici bas‖ l'ombre s'est éclipséeDevient pour nos esprits‖ une sainte penséePar qui notre ame monte à Dieu !
Gloire à Dieu ! grâce à la terre !Qui s'ornant de si beaux dons,Par un terrible mystèreTe rend ceux que nous perdons !Gloire à ce morceau d'argileOù dans une chair fragileQu'anime un sacré levainAvec un souffle de viePrêtée un jour et ravieTu fais un être divin !
Frères ! qu'elle sera belleLa société des saintsOù va nous attirer celleQui vit encor dans nos seins !Où s'uniront dans la gloireComme dans cette mémoireGénie, amour et beauté,.Ces trois sublimes imagesDe tes plus parfaits ouvrages,Symbolique Trinité !
Là ces âmes fugitivesQui, sans se poser au sol,Ne font, cherchant d'autres rives,Qu'effleurer nos flots du vol ;Là ces natures célèbresQui traversent nos ténèbresEn y jetant leur éclair !Là ces enfans et ces femmes,Toute cette fleur des âmesQui laisse un parfum dans l'air !
Vous y souriez ensembleA ceux qui cherchent vos pas,Divins esprits que rassembleLe cher souci d'ici-bas !J'y vois ta grâce, ô ma mère !Et toi goutte trop amèreDe mon calice de fiel,Fleur à ma lige enlevéeEt dans mon cœur retrouvée,Qui donnez son nom au ciel !
Apparitions célestes,Disparaissant tour à tour,Qui d'en haut nous font les gestesQue fait l'amour à l'amour !Tendresses enseveliesSous tant de mélancoliesQu'un jour doit ressusciter !Feux que notre nuit voit poindre !Oh ! mourons pour les rejoindre !Vivons pour les mériter !
Un jour elle disait‖ à celui qui la pleure :Le monde n'a qu'un son,‖ la gloire n'a qu'une heure,Suspendez votre harpe‖ aux piliers du saint lieu !Mélodieux écho‖ des accords prophétiques,Chantez aux jours nouveaux‖ les éternels cantiques ;Dieu donc n'est-il pas toujours Dieu ?
Je lui jurai, Seigneur !‖ de célébrer ta gloire ;Et le vent de la vie‖ emporta ma mémoire,Et le courant du monde‖ effaça ses accens ;Et le foyer divin‖ où ta flamme tressaille,Dans mon cœur oublieux‖ brûla l'herbe et la pailleAu lieu de brûler ton encens !
Et maintenant je viens‖ comme Marthe, et Marie,Qui portaient à Jésus‖ l'encens de Samarie,Et trouvèrent ses bras‖ morts et crucifiés,Acquitter au Seigneur‖ mon denier sur ta tombe,Et gémir tristement‖ ce cantique qui tombeComme une larme sur ses piés.
Saint-Point, 15 Novembre 1838.
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 23[abab] 34[aa] 29[abba] 2[ababa]
- Mètre
- Vers de 8, 12 et 7 syllabes (119 de 8, 117 de 12, 50 de 7)· profil 7, 8, 6+6
- Mots à la rime
- a l'herbe / gerbe féminine, classiqueb pain / grain masculine, classiquec enlève / sève féminine, classiqued pavillon / sillon masculine, classiquee douce / mousse féminine, classiquea blanche / penche féminine, classiqueb doré / décoloré masculine, classiquec d'argile / fragile féminine, classiqued miel / ciel masculine, classiquee mouture / nourriture féminine, classiquea cueillie / multiplie féminine, classiqueb félicité / postérité masculine, classiquec l'onde / profonde féminine, classiqued ruisselait / lait masculine, classiquee couche / bouche féminine, classiquea printanière / prière féminine, classiqueb l'été / maturité masculine, classiquec grâce / face féminine, classiqued immortels / autels masculine, classiquee ame / flamme féminine, classiquea rude / solitude féminine, classiqueb coups / nous masculine, classiquec mystère / terre féminine, classiqued flambeau / tombeau masculine, classiquee pose / rose féminine, classiquea collines / poitrines féminine, classiqueb attirer / respirer masculine, classiquec vices / calices féminine, classiqued accens / d'encens masculine, classiquee grâces / traces féminine, classiquea d'elle / surnaturelle féminine, classiqueb tourment / rafraîchissement masculine, classiquec paupière / pierre féminine, classiqued parler / s'exhaler masculine, classiquee incrédule / brûle féminine, classiquea fête / prophète féminine, classiqueb vœu / feu masculine, classiquec règle / l'aigle féminine, classiquea maternelle / elle féminine, classiqueb horizon / raison masculine, classiquec cimes / sublimes féminine, classiquea pensées / élancées féminine, classiqueb contemplation / Sion masculine, classiquec armure / murmure féminine, classiquea vue / confondue féminine, classiqueb mort / bord masculine, classiquec déluge / refuge féminine, classiquea monde / onde féminine, classiqueb levé / sénevé masculine, classiquec amère / mère féminine, classiquea gratte / ingrate féminine, classiqueb loi / foi masculine, classiquec livre / vivre féminine, classiquea l'admire / navire féminine, classiqueb l'escorter / porter masculine, classiquec importune / fortune féminine, classiqued trésor / d'or masculine, classiquee ravie / vie féminine, classiquea l'onde / monde féminine, classiqueb airs / éclairs masculine, classiquec naufrages / rivages féminine, classiqued débris / mépris masculine, classiquee populaires / colères féminine, classiquea tendre / entendre féminine, classiqueb recueillement / firmament masculine, classiquec prête / tempête féminine, classiqued milieu / Dieu masculine, classiquee céleste / geste féminine, classiquea elle / aile féminine, classiqueb pudeur / splendeur masculine, classiquec idée / intimidée féminine, classiqued beauté / volupté masculine, classiquee flamme / ame féminine, classiquea suprême / t'aime féminine, classiqueb foi / loi masculine, classiquec misères / frères féminine, classiqued toi / prophète-roi / moi masculine, classiquee prières / sévères féminine, classiquea évangéliques / mélancoliques féminine, classiqueb jardin / Jourdain masculine, classiquea saules / épaules féminine, classiqueb rubis / brebis masculine, classiquea branches / blanches féminine, classiqueb vivier / l'Olivier masculine, classiquea agonie / harmonie féminine, classiqueb voix / croix masculine, classiquea messages / rivages féminine, classiqueb douceur / sœur masculine, classiquea pensées / versées féminine, classiqueb passion / Sion masculine, classiquea racines / piscines féminine, classiqueb douleurs / pleurs masculine, classiquea immortelles / elles féminine, classiqueb doux / nous masculine, classiquec mystiques / cantiques féminine, classiquea perte / déserte féminine, classiqueb époux / genoux masculine, classiquec verroux / consolerez-vous / ferons-nous masculine, classiqued ouverte / couverte féminine, classiquea alarmes / larmes féminine, classiqueb lamentations / afflictions masculine, classiquec calices / sacrifices féminine, classiquea profane / diaphane féminine, classiqueb déshonorer / pleurer masculine, classiquec vie / l'envie féminine, classiquea ame / femme féminine, classiqueb d'adieu / Dieu masculine, classiquec éclipsée / pensée féminine, classiquea terre / mystère féminine, classiqueb dons / perdons masculine, classiqued levain / divin masculine, classiquee vie / ravie féminine, classiquea belle / celle féminine, classiqueb saints / seins masculine, classiquec gloire / mémoire féminine, classiqued beauté / Trinité masculine, classiquee images / ouvrages féminine, classiquea fugitives / rives féminine, classiqueb sol / vol masculine, classiquec célèbres / ténèbres féminine, classiqued éclair / l'air masculine, classiquee femmes / âmes féminine, classiquea ensemble / rassemble féminine, classiqueb pas / d'ici-bas masculine, classiquec mère / amère féminine, classiqued fiel / ciel masculine, classiquee enlevée / retrouvée féminine, classiquea célestes / gestes féminine, classiqueb tour / l'amour masculine, classiquec ensevelies / mélancolies féminine, classiqued ressusciter / mériter masculine, classiquee poindre / rejoindre féminine, classiquea pleure / heure féminine, classiqueb lieu / Dieu masculine, classiquec prophétiques / cantiques féminine, classiqueb accens / encens masculine, classiquec tressaille / paille féminine, classiquea Marie / Samarie féminine, classiqueb crucifiés / piés masculine, classiquec tombe féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.6· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
286 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Recueillements poétiques, PARIS, LIBRAIRIE DE CHARLES GOSSELIN, 1839· numérisation gallica.bnf.fr· Sources