Recueillements poétiques, 1839
XVIII. Épître a M. Adolphe Dumas
Musa pedestris.
18 Septembre 1838.
Dans les plis d'un coteau‖ j'étais assis à terre,Le soleil inondant‖ l'horizon solitaire,Une brise des bois‖ jouant dans mes cheveux,Paix, lumière et chaleur,‖ servi dans tous mes vœux,Mon jeune chien, quêtant‖ parmi les sillons fauves,Effeuillait à mes pieds‖ les bluets et les mauves,Faisant lever joyeux,‖ l'alouette du solDont le rire en parlant‖ l'insultait dans son vol :Et tout était sourire‖ et grâces sur mes lèvres ;Et, semblable au berger‖ qui rappelle ses chèvresEt rassemble au bercail‖ les petits des troupeaux,Tous mes sens rappelaient‖ mon esprit au repos.Je bénissais celui‖ dont l'immense naturePrête place au soleil‖ à chaque créature,Et la terre de Dieu,‖ qui, du val au coteau,A pour nous cacher tous‖ un coin dans son manteau ;Et je ne savais pas,‖ dans ma paisible extase,Si quelque ver rongeur‖ piquait au cœur ma phrase,Si l'encre à flots épais‖ distillait du flaconPour faire sur la feuille‖ une tache à mon nom ;Ou si quelque journal‖ aux doctrines ridées,Comme les factions‖ enrôlant les idées,Condamnait ma pensée‖ à tenir dans l'espritEt dans l'étroit pathos‖ de l'orateur inscrit,Et jetait sur mon vers‖ ou sur ma prose indigneL'ombre de ces grands noms‖ qu'un gérant contresigne ;Le Courrier m'eût privé‖ de feu, de sel et d'eau,Que le jour sur mon front‖ n'eût pas brillé moins beau.
Oh ! nous sommes heureux‖ parmi les créatures,Nous à qui noire mère‖ a donné deux natures,Et qui pouvons, au gré‖ de nos instincts divers,Passer d'un monde à l'autre‖ et changer d'univers !Lorsque nos pieds, saignant‖ dans les sentiers de l'homme,Ont usé cette ardeur‖ que le soleil consomme,Noire ame, à ses labeurs‖ disant un court adieu,Prend son aile et s'enfuit‖ dans les œuvres de Dieu ;La contemplation,‖ qui l'enlève à la terre,Lui découvre la source‖ où l'eau la désaltère ;Puis, quand la solitude‖ a rafraîchi ses sens,Son courage l'appelle,‖ et lui dit : Redescends !
Ainsi quand le pêcheur,‖ fatigué de la rame,Dans les replis d'une anse‖ a rattaché sa prame,Il ressaisit la bêche,‖ et, du terrain qu'il rompt,Fend la glèbe humectée‖ avec l'eau de son front ;Et quand la bêche échappe‖ à sa main qu'elle brise,Il relusse sa voile‖ au souffle de la brise,Et regarde, en fendant‖ la mer d'un autre soc,La poudre de la vague‖ écumer sous son foc ;Pour son double élément‖ il semble avoir deux âmes,Taureau dans le sillon,‖ mouette sur les lames.Poète ! ame amphibie‖ aux éléments divers,Ta vague ou ton sillon,‖ c'est ta prose ou tes vers !
J'étais ainsi plongé‖ dans cet oubli des choses,Quand le vent du midi,‖ parmi l'odeur des roses,M'apporta cette épître‖ où ton cœur parle au mienEn vers entrecoupés‖ comme un libre entretien ;Billet où tant de sens‖ parle avec tant de grâce,Que Virgile l'eût pris‖ pour un billet d'Horace,Pour un de ces oiseaux‖ du Béranger romain,Qui, prenant au hasard‖ leur doux vol de sa main,Les pieds encor trempés‖ des ondes de Blanduse,Allaient porter au loin‖ les saluts de sa muse,Et dont plusieurs, volant‖ vers la postérité,S'égarèrent pour nous‖ dans l'immortalité !Celui qui m'apporta‖ tes vers sur ma fenêtre,Ami ! ressemblait tant‖ aux colombes du maîtreQue promenant ma main‖ sur l'oiseau familier,Je cherchai si son cou‖ n'avait pas de collier,Croyant lire en latin‖ l'exergue de sa bague :« Je viens du frais Tibur » ; mais il venait d’Eyrague.Je les ai lus trois fois,‖ ces vers consolateurs,Sans me laisser surprendre‖ à leurs philtres flatteurs ;Sur ce nectar du cœur‖ j'ai promené la loupe ;J'ai vidé le poison,‖ mais j'ai gardé la coupe,Cette coupe où la main‖ a ciselé dans l'orTon amitié pour moi que j’y veux lire encor !
Il est doux au roulis‖ de la mer où l'on nageDe voir un feu lointain‖ luire sur le rivage ;De sentir au milieu‖ des pierres de l'affrontLa feuille d'oranger‖ vous tomber sur lé front !Pour rendre à cet ami‖ l'odorante pensée,On cherche avec amour‖ la main qui l'a tracée,Et l'on éprouve un peu‖ ce que Job éprouvaLorsque de son fumier‖ son ange le leva.Au plus noir de l'absinthe‖ à mes lèvres versée,C'est là l'impression‖ du miel de la pensée.Je me dis : Ce vent doux‖ parmi tant de frimas,N'est pas né, je le sens,‖ dans les mêmes climats ;Mais, venu d'Orient,‖ son souffle que j'aspireA l'odeur d'un laurier‖ et le son d'une lyre !…
Ce n'est pas cependant‖ que mon esprit enfléDe l'orgueilleux chagrin‖ d'un grand homme sifflé,Jugeant avec mépris‖ le siècle qui le juge,Cherche à sa vanité‖ ce sublime refugeOù le Tasse et Milton,‖ loin de leurs détracteurs,Ont, leur gloire à la main,‖ attendu leurs lecteurs.Lorsque dans l'avenir‖ un siècle ingrat l'exile,Oui, l'immortalité‖ du génie est l'asile !Mais pour chercher comme eux‖ l'ombre de ses autels,Il faut avoir commis‖ leurs livres immortels ;D'un grand forfait de gloire‖ il faut, être coupables ;L'ostracisme n'écrit‖ que des rois sur ses tables.Pour nous, sujets obscurs‖ du jour qui va finir,Laissons aux immortels‖ leur foi dans l'avenir,Buvons sans murmurer‖ le nectar ou la fange,Et ne nous flattons-pas‖ que le siècle nous venge.
Nous venger ? l'avenir ?‖ lui ? gros d'un univers ?Lui, dans ses grandes mains‖ peser nos petits vers ?Lui, s'arrêter un jour‖ dans sa course éternellePour revoir ce qu'une heure‖ a broyé sous son aile ?Pour exhumer du fond‖ de l'insondable oubliLa page où du lecteur‖ le doigt a fait un pli ?Pour décider au nom‖ de la race futureSi l'hémistiche impie‖ offensa la césure ?Ou si d'un feuilleton‖ les arrêts en lambeauxOnt fait tort d'une rime‖ aux morts dans leurs tombeaux ?
Quoi qu'en disent là-haut‖ les scribes dans leurs sphères,L'avenir, mes amis,‖ aura d'autres affaires :Il aura bien assez‖ de sa tâche au soleilSans venir remuer‖ nos vers dans leur sommeil.Jamais le lit trop plein‖ de l'océan des âgesDe flots plus débordans‖ ne battit ses rivages ;Jamais le doigt divin‖ à l'éternel torrentN'imprima dans sa fuite‖ un plus fougueux courant ;On dirait qu'amoureux‖ de l'œuvre qu'il consommeL'esprit de Dieu, pressé,‖ presse l'esprit de l'homme,Et, trouvant l'œuvre longue‖ et les soleils trop courts,Dans l'œuvre qu'il condense‖ accumule les jours.Que d'œuvres à finir !‖ que d'œuvres commencéesLèguent au lendemain‖ nos mourantes pensées !Quelle route sans fin‖ nous traçons à ses pas !Que sera ce chaos‖ s'il ne l'achève pas ?Qu'il lui faudra de mains‖ pouf élever ces pierresQue nous taillons à peine‖ au fond de leurs carrières !Qui donnera le plan,‖ la forme, le dessin ?Quel effort convulsif‖ contractera son sein ?Un monde à soulever‖ couché dans ses vieux langes,L'homme, image tombée,‖ à dépouiller de fanges,Comme on dresse au soleil‖ du limon de l'oubliDans le sable du Nil‖ un sphinx enseveli !Sous mille préjugés‖ dans la honte abattue,Refaire un piédestal‖ à la sainte statue,Et sur son front levé‖ rendre à l'humanitéLes rayons disparus‖ de sa divinité !Réveiller l'homme enfant‖ emmaillotté de songes,Des instincts éternels‖ séparer nos mensonges,Des nuages obscurs‖ qui couvrent l'horizonDégager lentement‖ le jour de la raison,De chaque vérité‖ dont la lumière est flamme,Du genre humain croissant‖ féconder la grande ame ;Des peuples écoulés‖ dépassant les niveaux,Le faire déborder‖ en miracles nouveaux ;Asservir à l'esprit‖ les éléments rebelles,Prendre au feu sa fumée,‖ à l'aquilon ses ailes,Sur des fleuves d'acier‖ faire voguer les chars,Multiplier ses sens‖ par les sens de nos arts ;De ces troupeaux humains‖ que la verge fait paître,Parqués, marqués au flanc‖ par les ciseaux du maître,Fondre les nations‖ en peuple fraternel,Marques au front par Dieu‖ de son chiffre éternel ;Au lieu de mille lois‖ qu'une autre loi rature,Dans le code infaillible‖ écrire la nature,Déshonorer la force,‖ et, sur l'esprit dompté,Faire du ciel en nous‖ régner la volonté !Comme du lit des mers‖ les vagues débordées,Voir les faits s'écrouler‖ sous le choc des idées,Porter toutes les mains‖ sur l'arche dès pouvoirs,Combiner d'autres droits‖ avec d'autres devoirs,Parlant en vérités‖ et plus eu paraboles,Arracher Dieu visible‖ à l'ombre des symboles,Dans l'esprit grandissant‖ où sa fol veut grandir,Au lieu de le voiler,‖ le faire resplendir,Et lui restituant‖ l'univers qu'il anime,Faire l'homme pontife‖ et le culte unanime !Écouter les grands bruits‖ que feront en croulantL'autel renouvelé,‖ le trône chancelant,Les voix de ces tribuns‖ ameutant les tempêtes,Artistes, orateurs,‖ penseurs, bardes, prophètes,Vaste bourdonnement‖ des esprits en émoi,Dont chacun veut son jour,‖ et crie au temps : A moi !
Voilà de l'avenir‖ l'œuvre où la peine abonde !Et tu veux qu'au milieu‖ de ce travail d'un mondeLe siècle des six. jours,‖ sur sa tâche incliné,Se retourne pour voir‖ quelle ame a bourdonné ?C'est l'erreur du ciron‖ qui croit remplir l'espace.Non : pour tout contenir‖ le temps n'a que sa place ;La gloire a beau s'enfler,‖ dans les siècles suivansLes morts n'usurpent pas‖ le soleil des vivants ;La même goutte d'eau‖ ne remplit pas deux vases ;Le fleuve en s'écoulant‖ nous laisse dans ses vases,Et la postérité‖ ne suspend pas son coursPour pêcher nos orgueils‖ dans le vieux lit des jours.
Quoi ! faut-il en pleurer ?‖ Le doux chant du poèteNe le charme-t-il donc‖ qu'autant qu'on le répète ?Le son mélodieux‖ du bulbul de tes boisEst-il donc dans l'écho‖ plutôt que dans la voix ?N'entends-tu pas en toi‖ de célestes pensées,Par leur propre murmure‖ assez récompensées ?Le génie est-il donc‖ extase ou vanité ?N'écouterais-tu pas‖ pendant l'éternitéLe bruit mélodieux‖ de ces ailes de flammeQue fait l'aigle invisible‖ en traversant ton ame ?Le cœur a-t-il besoin‖ que, dans ses sentiments,Tout l'univers palpite‖ avec ses battements ?Eh ! qu'importe l'écho‖ de ta voix faible ou forte !N'est-il pas aussi long‖ que le vent qui l'emporte ?Ne se confond-il pas‖ dans cet immense chœurQue la vie et l'amour‖ tirent de chaque cœur ?
N'as-tu pas vu souvent‖ aux jours pâles d'automne,Le vent glacé du nord,‖ dont l'aile siffle et tonne,Fouetter en tourbillons,‖ dans son fougueux courant,Les dépouilles du bois‖ en liquide torrent ?Du fleuve où roule à sec‖ sa gerbe amoncelée,Le bruit des grandes eaux‖ monte sur la vallée,Bien qu'un gémissement‖ sorte de chaque plis,Notre oreille n'entend‖ qu'un immense roulis ;Mais l'oreille de Dieu,‖ qui plus haut les recueille,Distingue dans ce bruit‖ la voix de chaque feuille,Et du brin d'herbe mort‖ le plus léger frissonDont ce bruit collectif‖ accumule le son.C'est ainsi, mon ami,‖ que, dans le bruit terrestre,Dont le génie humain‖ est le confus orchestre,Et qu'emporte en passant‖ l'esprit de Jéhova,Le faible bruit de l'homme‖ avec l'homme s'en va.A l'oreille de Dieu‖ ce bruit pourtant arrive ;Chaque ame est une note,‖ hélas ! bien fugitive,Chaque son meurt bientôt ;‖ mais l'hymne solennelS'élève incessamment‖ du temps à l'Éternel !Notre voix qui se perd‖ dans la grande harmonieVa retentir pourtant‖ à l'oreille infinie !Eh ! quoi ! n'est-ce donc rien‖ que d'avoir en passantJeté son humble strophe‖ au concert incessant ?Et d'avoir parfumé‖ ses ailes poétiquesDe ces soupirs notés‖ dans les divins cantiques ?Faut-il pour écouler‖ ce qui mourra demainImposer à jamais‖ silence au genre humain ?
Elle vole plus haut‖ l'ame du vrai poète !De toute ma raison,‖ ami, je te souhaiteLe dédain du journal,‖ l'oubli de l'univers,Le gouffre du néant‖ pour ta prose ou tes vers ;Mais au fond de ton cœur‖ une source féconde,Où l'inspiration‖ renouvelle son onde,Et dont le doux murmure,‖ en berçant ton esprit,Coule en ces vers muets‖ qu'aucune main n'écrit ;Une ame intarissable‖ en sympathique extase,Où l'admiration‖ déborde et s'extravase ;Ces saints ravissements‖ devant l'œuvre de Dieu,Qui font pour le poète‖ un temple de tout lieu ;Ces conversations‖ en langue intérieureAvec l'onde qui chante‖ ou la brise qui pleure,Avec l'arbre, l'oiseau,‖ l'étoile au firmament,Et tout ce qui devient‖ pensée ou sentiment ;Une place au soleil‖ contre un mur où l'abeille,Nageant dans le rayon,‖ bourdonne sous la treille ;Sous les verts parasols‖ de tes pins dû midi,Une pente d'un pré‖ par le ciel attiédi,D'où le regard glissant‖ voit à travers la brumeLa mer bleue au rocher‖ jeter sa blanche écume,Et la voile lointaine‖ à l'horizon mouvantComme un arbre des flots‖ s'incliner sous le vent,Et d'où le bruit tonnant‖ des vagues élancées,Donnant une secousse‖ à l'air de tes pensées,Te fait rêver pensif‖ à ce vaste miroirOù Dieu peint l'infini‖ pour le faire entrevoir !…Un reflet de ton ciel‖ toujours sur ton génie ;Des cordes de ton cœur‖ la parfaite harmonie !La conscience en paix‖ sommeillant dans ton seinComme une eau dont nul pied‖ n'a troublé le bassin ;Au flanc d'une colline‖ où s'étend ton royaume,Un toit de tuile rouge‖ ou d'ardoise ou de chaume,Dont l'ombre soit ton monde,‖ et dont le pauvre seuilNe rende après cent ans‖ son maître qu'au cercueil ;Là, des sommeils légers‖ que l'alouette éveille,Pour reprendre gaîment‖ le sillon de la veille ;Une table frugale‖ où la fleur de les blésÉclate auprès des fruits‖ que ta greffe a doublés ;Sur le noyer luisant‖ dont ton chanvre est la nappe,Un vin dont le parfum‖ te rappelle sa grappe ;Un platane en été ;‖ dans l'hiver un foyerOù la main jette au feu‖ le noyau d'olivier ;Aux flambeaux dont la ruche‖ a parfumé la cire,Des livres cent fois lus‖ que l'on aime à relire,Phares consolateurs‖ que pour guider notre œilLes tempêtes du temps‖ ont laissés sur recueil,Dont nos vents inconstans‖ n'agitent plus la flamme,Mais qui luisent bien haut‖ au firmament de l'ame !…Pour que le fond du vase‖ ait encor sa douceur,Jusqu'au soir de la vie‖ une mère, une sœur,Un ami des vieux jours,‖ voisin de solitude,Exact comme l'aiguille‖ et comme l'habitude,Et qui vienne le soir,‖ de son mot régulier,Reprendre au coin du feu‖ l'entretien familier.
Avec cela, mon cher,‖ que l'ongle des critiquesMarque du pli fatal‖ nos pages poétiques,Heureux à nos soleils,‖ qu'on nous siffle à Paris,La gloire me plairait…‖ pour la vendre à ce prix !
Versification
- Forme
- 13 distiquess (distiques)
- Rimes
- 148((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 13 distiquess
- Mots à la rime
- a terre / solitaire féminine, classiqueb cheveux / vœux masculine, classiquec fauves / mauves féminine, classiqued sol / vol masculine, classiquee lèvres / chèvres féminine, classiquef troupeaux / repos masculine, classiqueg nature / créature féminine, classiqueh coteau / manteau masculine, classiquei extase / phrase féminine, classiquej flacon / nom masculine, classiquek ridées / idées féminine, classiquel l'esprit / inscrit masculine, classiquem indigne / contresigne féminine, classiquen d'eau / beau masculine, classiquea créatures / natures féminine, classiqueb divers / d'univers masculine, classiquec l'homme / consomme féminine, classiqued adieu / Dieu masculine, classiquee terre / désaltère féminine, classiquef sens / Redescends masculine, classiquea rame / prame féminine, classiqueb rompt / front masculine, classiquec brise féminine, classiqued soc / foc masculine, classiquee âmes / lames féminine, classiquef divers / vers masculine, classiquea choses / roses féminine, classiqueb mien / entretien masculine, classiquec grâce / d'Horace féminine, classiqued romain / main masculine, classiquee Blanduse / muse féminine, classiquef postérité / l'immortalité masculine, classiqueg fenêtre / maître féminine, classiqueh familier / collier masculine, classiquei bague / d’Eyrague féminine, classiquej consolateurs / flatteurs masculine, classiquek loupe / coupe féminine, classiquel l'or / encor mixte, classiquea nage / rivage féminine, mixteb l'affront / front masculine, classiquec pensée / tracée féminine, classiqued éprouva / leva masculine, classiquee versée / pensée féminine, classiquef frimas / climats masculine, classiqueg j'aspire / lyre féminine, classiquea enflé / sifflé masculine, classiqueb juge / refuge féminine, classiquec détracteurs / lecteurs masculine, classiqued l'exile / l'asile féminine, classiquee autels / immortels masculine, classiquef coupables / tables féminine, classiqueg finir / l'avenir masculine, classiqueh fange / venge féminine, classiquea univers / vers masculine, classiqueb éternelle / aile féminine, classiquec oubli / pli masculine, classiqued future / césure féminine, classiquee lambeaux / tombeaux masculine, classiquea sphères / affaires féminine, classiqueb soleil / sommeil masculine, classiquec âges / rivages féminine, classiqued torrent / courant masculine, classiquee consomme / l'homme féminine, classiquef courts / jours masculine, classiqueg commencées / pensées féminine, classiqueh pas masculine, classiquei pierres / carrières féminine, classiquej dessin / sein masculine, classiquek langes / fanges féminine, classiquel l'oubli / enseveli masculine, classiquem abattue / statue féminine, classiquen l'humanité / divinité masculine, classiqueo songes / mensonges féminine, classiquep l'horizon / raison masculine, classiqueq flamme / ame féminine, classiquer niveaux / nouveaux masculine, classiques rebelles / ailes féminine, classiquet chars / arts masculine, classiqueu paître / maître féminine, classiquev fraternel / éternel masculine, classiquew rature / nature féminine, classiquex dompté / volonté masculine, classiquey débordées / idées féminine, classiquez pouvoirs / devoirs masculine, classiquea paraboles / symboles féminine, classiqueb grandir / resplendir masculine, classiquec anime / unanime féminine, classiqued croulant / chancelant masculine, classiquee tempêtes / prophètes féminine, classiquef émoi / moi masculine, classiquea abonde / monde féminine, classiqueb incliné / bourdonné masculine, classiquec l'espace / place féminine, classiqued suivans / vivants masculine, classiquee vases féminine, classiquef cours / jours masculine, classiquea poète / répète féminine, classiqueb bois / voix masculine, classiquec pensées / récompensées féminine, classiqued vanité / l'éternité masculine, classiquef sentiments / battements masculine, classiqueg forte / l'emporte féminine, classiqueh chœur / cœur masculine, classiquea d'automne / tonne féminine, classiqueb courant / torrent masculine, classiquec amoncelée / vallée féminine, classiqued plis / roulis masculine, classiquee recueille / feuille féminine, classiquef frisson / son masculine, classiqueg terrestre / orchestre féminine, classiqueh Jéhova / va masculine, classiquei arrive / fugitive féminine, classiquej solennel / l'Éternel masculine, classiquek harmonie / infinie féminine, classiquel passant / incessant masculine, classiquem poétiques / cantiques féminine, classiquen demain / humain masculine, classiquea poète / souhaite féminine, classiqueb l'univers / vers masculine, classiquec féconde / onde féminine, classiqued esprit / n'écrit masculine, classiquee extase / s'extravase féminine, classiquef Dieu / lieu masculine, classiqueg intérieure / pleure féminine, classiqueh firmament / sentiment masculine, classiquei l'abeille / treille féminine, classiquej midi / attiédi masculine, classiquek brume / écume féminine, classiquel mouvant / vent masculine, classiquem élancées / pensées féminine, classiquen miroir / entrevoir masculine, classiqueo génie / harmonie féminine, classiquep sein / bassin masculine, classiqueq royaume / chaume féminine, classiquer seuil / cercueil masculine, classiques éveille / veille féminine, classiquet blés / doublés masculine, classiqueu nappe / grappe féminine, classiquev foyer / d'olivier masculine, classiquew cire / relire féminine, classiquex œil / recueil masculine, classiquey flamme / l'ame féminine, classiquez douceur / sœur masculine, classiquea solitude / l'habitude féminine, classiqueb régulier / familier masculine, classiquea critiques / poétiques féminine, classiqueb Paris / prix masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.7· écart moyen à la rime classique 0.1
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
296 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Recueillements poétiques, PARIS, LIBRAIRIE DE CHARLES GOSSELIN, 1839· numérisation gallica.bnf.fr· Sources