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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Recueillements poétiques, 1839

XIV. Fragment biblique

Alphonse de Lamartine· distiques, alexandrins, 258 vers

Micol, Jonathas

L'astre des nuits à peine‖ a fini sa carrière !Et déjà le sommeil‖ a fui de ma paupière !O nuit ! ô doux sommeil !‖ tout ressent vos bienfaits !Hélas ! et mes yeux seuls‖ ne les goûtent jamais !

(Elle tombe à genoux près de l’arche.)

Toi que j'invoque en vain,‖ toi dont la main puissanteA semé de ces feux‖ la voûte éblouissante,Toi, de qui la parole‖ a formé les humains,Pour servir de jouet‖ à tes divines mains,O Dieu ! si de ce trône,‖ ardent, inaccessible,Où se cache à nos yeux‖ ta majesté terrible,

Tu daignes abaisser‖ tes regards jusqu'à nous,Vois une amante en pleurs‖ tombant à tes genoux !Vois ce cœur déchiré‖ qui tremble et qui t'imploreAu pied du tabernacle‖ où tu veux qu'on l'adore,T'offrir, sans se lasser‖ de tes cruels refus,Des vœux toujours soumis‖ et jamais entendus !Vois en pitié ce peuple‖ accablé de misère.Vois en pitié ce roi‖ que poursuit ta colère !A ce peuple abattu,‖ rends ta gloire, Seigneur !Rends ta force à Saül !‖ et David à mon cœur !

(Elle se relève.)

Quoi ! le ciel aurait-il‖ écouté ma prière ?Ma prière a rendu‖ ma douleur moins amère !Il semble qu'en mon cœur‖ une invisible mainVerse un baume inconnu‖ qui rafraîchit mon sein !Quel pouvoir assoupit‖ le feu qui me dévore ?Est-ce un premier regard‖ de ce Dieu que j'implore ?Est-ce un rayon d'espoir‖ qui descend dans mon cœur ?Mais pour moi l'espérance,‖ hélas ! n'est qu'une erreur.

(Avec plus d’abattement,)

O David ! que fais-tu ?‖ Dans quel climat barbareGémis-tu, loin de moi,‖ du sort qui nous sépare ?Quels monts ou quels rochers‖ cachent tes tristes jours ?Dans quels déserts languit‖ l'objet de mes amours ?Seul, au fond des forêts,‖ peut-être à la même heure,Il lève au ciel ses mains,‖ il m'appelle, il me pleure !Il pleure ! et nos soupirs,‖ autrefois confondus,Emportés par les vents,‖ ne se répondent plus !Ah ! pour moi, jusqu'au jour‖ où la main de mon père,Aura fermé mes yeux,‖ lassés de la lumière,Redemandant David,‖ et lui tendant les bras,Mes yeux de le pleurer‖ ne se lasseront pas !

Épouse de David !‖ que le Dieu de nos pères.Vous comble dans ce jour‖ de ses bontés prospères !

Pourquoi me parlez-vous‖ des bontés du Seigneur ?Je n'ai depuis longtemps‖ connu que ses rigueurs !

Le Seigneur est sévère,‖ et n'est pas inflexible :Aux cris de l'innocence‖ il se montre sensible ;Il abat, il relève,‖ il console, il punit ;Tel aujourd'hui l'accuse‖ et demain le bénit.

J'adore sa justice‖ et ne puis la comprendre.La voix d'un cœur brisé‖ n'a pu se faire entendre ;Il m'a ravi la joie,‖ et la tombe aujourd'huiEst le dernier bienfait‖ que j'attende de lui.

Mais, si ce Dieu, ma sœur,‖ lassé de sa colère,Jetait sur Israël‖ un regard moins sévère ?S'il désarmait son bras !‖ s'il ramenait à nousLe vengeur de Juda,‖ mon espoir, votre époux ?Si David !…

Ah ! cruel ! quel est donc ce langage ?Pourquoi d'un tel bonheur‖ me rappeler l'image ?Arraché de mes bras‖ depuis un si long tempsDavid est-il encore‖ au nombre des vivans ?

Eh bien ! apprenez donc‖ le sujet de ma joie,Il vit !…

Il vit ! ô ciel !

Et Dieu vous le renvoie !

Est-il vrai ? quoi ? David ?‖— Ne me trompez-vous pas ?Je reverrais David ?

David est dans tes. bras !

Dieu ! n'est-ce point un songe ?‖ Est-il vrai que je veille !David ! quoi ? c'est sa voix‖ qui frappe mon oreille ?Je le vois, je le touche ?‖ — Oh ! Dieu qui me le rendsAh ! laisse-moi mourir‖ dans ses embrassemens !

Une secondé fois,‖ s'il faut que je la pleure !

Dieu qui vois mon délire,‖ ô Dieu ! fais que je meure !

Non, rien ne saurait plus‖ l'arracher de tes bras !

Non : nous mourrons ensemble,‖ où je suivrai tes pas !Mais parle ! qu'as-tu fait ?‖ dans quel climat sauvageAs-tu caché tes jours,‖ pendant ce long veuvage ?Quel Dieu te protégea ?‖ quel Dieu t'a ramené ?

Hélas ! traînant partout‖ mon sort infortuné,Quels bords n'ont pas été‖ témoins de ma misère ?J'ai porté ma fortune‖ aux deux bouts de là terre.D'abord, loin des humains,‖ seul avec ma douleur,J'ai cherché les déserts‖ et j'aimais leur horreur ;Des profondes forêts‖ j'aimais lès vastes ombres ;Les monts et les rochers‖ et leurs cavernes sombresM'ont vu pendant deux ans‖ troubler leur triste paix,Disputer un asile‖ aux monstres des forêts ;Arracher aux lions‖ leur dépouille sanglante,Et me nourrir comme eux‖ d'une chair palpitantesDu moins lorsque la nuit‖ enveloppait les cieux,Je gravissais les monts‖ qui dominaient ces lieux,Et, parcourant de loin‖ cette immense étendue,Je revoyais la terre‖ à mes yeux si connue ;La lune, me prêtant‖ ses paisibles clartés,Me montrait ces vallons‖ par mon peuple habités,La plaine où tant de gloire‖ illustra mon jeune âge, ;Et du fleuve sacré‖ le paisible rivage ;Sur son cours fortuné‖ j'attachais mes regards,Et mes yeux de Sion‖ distinguaient les remparts !— Voilà Sion ! disais-je.‖ Et-voilà la demeureOù soupire Micol,‖ où Jonathas me pleure !Tout ce qui me fut cher‖ habite dans ces lieux !— Et je ne pouvais plus‖ en détacher mes yeux.Enfin, las de traîner‖ ma honteuse existence,Dans mes oisives mains‖ je ressaisis ma lance,Et brûlant de trouver‖ un illustre trépas,J'allai chercher la mort‖ au milieu des combats ;J'allai chercher la mort !‖ Je rencontrai la gloire !Je volai, comme ici,‖ de victoire en victoire ;Plus d'un peuple étonné‖ me demanda pour roi :J'ai préféré mourir‖ à régner loin de toi !Et je reviens enfin,‖ à mes sermens fidèle,Vaincre pour ma patrie‖ ou tomber avec elle !

Mais sais-tu ?

Je sais tout et ne redoute rien :Ce bras est votre appui,‖ mon Dieu sera le mien.

Mais Saül ?

Ses malheurs l’auront changé peut-être.

Fuis, les momens sont chers‖ et le roi va paraître !Que ce bocage épais‖ te dérobe à ses yeux !

(David se relire.)

Après tant d'infortune,‖ attendons tout des cieux !

Micol, Jonathas, saul

SAÜL, sortant de ses tentes.

L'ombre fuit, et la terre‖ a salué l'aurore.Quand le Dieu d'Israël‖ me regardait encore,Chaque jour m'annonçait‖ un bienfait du Seigneur,Chaque jour maintenant‖ m'apporte son malheur !Quand le flambeau des cieux‖ va finir sa carrièreJe crains l'ombre : il revient,‖ et je hais sa lumière !Mais qui cache aujourd'hui‖ son disque pâlissant ?O ciel ! il s'est voilé‖ d'un nuage sanglant !D'une clarté livide‖ il couvre la nature !Voyez les eaux, le ciel,‖ les rochers, la verdure, ,Tout ne se peint-il pas‖ d'une horrible couleur ?Soleil, je te comprends,‖ et je frémis d'horreur !

Mon père, calmez-vous !‖ Jamais, sur la nature,L'aurore n'a paru‖ plus sereine et plus pure.

O mon roi ! quel prestige‖ a fasciné vos yeux ?Jamais un jour plus beau‖ n'a brillé dans les cieux.

Qui me soulagera‖ du poids de ma Vieillesse ?Hélas ! qui me rendra‖ les jours de ma jeunesse ?Aux plaines de Gessen‖ qui conduira mes pas ?Qui me rendra ma force‖ au milieu des combats ?Qui me rendra ces jours‖ où ma terrible épéeBrillait comme l'éclair‖ au fort de la mêlée ?Où, comme un vil troupeau‖ dispersé devant nous ,Le superbe étranger‖ embrassait nos genoux ?Autrefois tous mes jours‖ se levaient sans nuage !Tel qu'un jeune lion‖ amoureux du carnage ,Chaque jour j'attaquais‖ un ennemi nouveau,Chaque jour m'apportait‖ un triomphe plus beau !Israël reposait‖ à l'ombre de mes tentes ;Je chargeais ses autels‖ de dépouilles sanglantes !Et le peuple de Dieu,‖ couronnant son vengeur,Disait : Gloire à Saül !‖ et moi : Gloire au Seigneur !

(Un moment de silence.)

Et maintenant, qui suis-je ?‖ Une ombre de moi-même ;Un roi qu'on abandonne‖ à son heure suprême !Combattant vainement‖ cette fatalité,Ce pouvoir inconnu‖ dont je suis agité.Persécuté, puni ;‖ sans connaître mon crime,Par une main de fer‖ entraîné dans l'abîme,Triste objet de pitié,‖ de mépris ou d'effroi,L'esprit du Dieu vivant‖ s'est séparé de moi !

O mon père ! éloignez‖ cette horrible pensée !

Rappelez, ô mon roi,‖ votre vertu passée !Soyez toujours Saül !‖ Qu'Israël aujourd'huiRetrouve en vous son roi,‖ son Vengeur, son appui.Ramenez la fortune‖ au bruit de votre gloire.

Malheureux ! Est-ce à moi‖ de parler de victoire ?Va, loin des cheveux blancs‖ la victoire s'enfuit !Des bonheurs d'ici-bas‖ la vieillesse est la nuit !Ce bras est impuissant‖ à sauver ma couronne ;Dieu la mit sur mon front,‖ mais ce Dieu m'abandonne ;Et partout un abîme‖ est ouvert sous mes pas !

Nous fléchirons le ciel !

On ne le fléchit pas.Inexorable au gré‖ de son ordre suprême,Il conduit les mortels,‖ les peuplés, les rois même ;Aveugles instrumens‖ de ses secrets desseins,Tout tremble devant nous ;‖ nous tremblons dans ses mains.Sous les doigts du potier,‖ l'argile est moins soumise,Et Dieu, quand il lui plaît,‖ nous rejette et nous brise.Il m'a brisé, mon fils !‖ J'ai régné, j'ai vécu !Bientôt ma race et moi,‖ nous aurons disparu !

D'où vous vient, ô mon roi !‖ cet effrayant augure ?

Ah ! je lis mon arrêt‖ sur toute la nature !Un fantôme implacable‖ agite mon sommeil,Un fantôme implacable‖ assiège mon réveil :Mille songes affreux,‖ sans liaison, sans suite,Sont présens à toute heure‖ à mon ame interdite ;Un jeune homme expirant‖ sous un coup inhumain !— Un vieillard malheureux‖ se perçant de sa main !— Un trône en poudre, — un roi‖ dont le destin s'achève ;— Un autre qui s'éteint,‖ — un autre qui se lève,— De la joie et du sang !‖ — un triomphe ! — un cercueil !— Et des chants de victoire !‖ et des accens de deuil !Ce désordre confus‖ et ces sombres images,Peut-être du sommeil‖ sont-ils les vains ouvrages !J'ai fait, pour les lier,‖ des efforts superflus :Mon fils, depuis long-temps‖ Dieu ne m'éclaire plus !

Demandez-lui, Seigneur,‖ sa force et sa lumière !Espérez tout de lui !

Que veux-tu que j’espère ?Où sont mes défenseurs ?‖ où sont mes compagnons ?Le glaive a moissonné‖ leurs vaillans bataillons !Au milieu des combats,‖ ils sont tombés sans vie :Je foule leur poussière‖ et je leur porte envie !Ils sont morts sans leur frère‖ en vengeant leur pays !C'est moi qu'il faut pleurer,‖ puisque je leur survis !Quel appui, Dieu puissant,‖ reste-t-il à ta cause ?Sur quel héros faut-il.‖ que mon bras se repose ?Un vieillard, un enfant,‖ une femme et des pleurs,Voilà donc mon espoir !‖ voilà donc les vengeurs !

Il en restait un autre !

Et qui donc ?

O mon père !N'aviez-vous pas deux fils ?‖ n'avais-je pas un frère ?

Que dites-vous ? ô ciel !‖ oh ! regrets superflus !Oui, David fut mon fils ;‖ hélas ! il ne l'est plus,David n'est plus mon fils !‖ Ah ! s'il l'était encore !S'il entendait la voix‖ du vieillard qui l'implore !Si le Seigneur pour nous‖ armait encor sa mainDe la foudre sacrée‖ ou d'un glaive divin !Il rendrait à mes sens‖ la force et la lumière,Et l'ennemi tremblant,‖ couché dans la poussière^Sous nos coups réunis‖ tomberait aujourd'hui !Car David est ma force,‖ et Dieu marche avec lui.Mais j'ai brisé moi-même‖ un appui si fidèle !C'est par des attentats‖ que j'ai payé son zèle ;David n'est plus mon fils !‖ je l'ai trop outragé !Si mon malheur le venge,‖ il est assez vengé !

A ce héros, Seigneur,‖ rendez plus de justice !Ah ! s'il savait son prince‖ au bord du précipice,Ce héros généreux‖ viendrait, n'en doutez pas,Se venger de vos torts‖ en vous offrant son bras !

Ah ! tu dis vrai, peut-être !‖ Oui, ce cœur magnanimeEst fait pour concevoir‖ un dessein si sublime !Mais séparé de nous,‖ au fond de ses déserts,Il n'a point entendu‖ le bruit de nos revers !Il ne reviendra pas‖ me ramener ma gloire !

Eh bien ! Seigneur, eh bien !‖ ce que vous n'osez croire,Ce fils reconnaissant‖ pour vous l'a déjà fait.

Oh ciel

Oui, de ces lieux s’approchant en secret,David, humble et tremblant,‖ attend dans le silenceQue son père et son roi‖ l'admette en sa présence,

Quoi ! David ?

Oui, David, en ce danger pressant,Veut vous offrir sa tête,‖ ou vous donner son sang.

Ah ! béni soit le ciel‖ qui vers nous le renvoie !David ? Où donc es-tu ?‖ Courez que je le voie !Je brûle de serrer‖ dans mes bras attendris,Le salut d'Israël,‖ mon vengeur et mon fils !

(Micol et Jonathas se retirent.)

Je vais donc le revoir !‖ jour heureux et terrible !Pour un cœur grand et fier,‖ oh ! Dieu ! qu'il est pénibleDe s'offrir dans l'opprobre‖ et dans l'adversitéAux regards d'un héros‖ qu'on a persécuté !Mais que dis-tu, Saül ?‖ Dans ce moment suprême,Sois juste, et tu seras‖ plus grand qu'il n'est lui-même !

Versification

Forme
Distiques
Rimes
123((aa))
Mètre
Alexandrins· profil 6+6
Mots à la rime
a carrière / paupière féminine, classiqueb bienfaits / jamais masculine, classiquea puissante / éblouissante féminine, classiqueb humains / mains masculine, classiquec inaccessible / terrible féminine, classiquea nous / genoux masculine, classiqueb t'implore / l'adore féminine, classiquec refus / entendus masculine, classiqued misère / colère féminine, classiquee Seigneur / cœur masculine, classiquea prière / amère féminine, classiqueb main / sein masculine, classiquec dévore / j'implore féminine, classiqued cœur / erreur masculine, classiquea barbare / sépare féminine, classiqueb jours / amours masculine, classiquec heure / pleure féminine, classiqued confondus / plus masculine, classiquee père / lumière féminine, classiquef bras / pas masculine, classiquea pères / prospères féminine, classiquea Seigneur / rigueurs masculine, non classiquea inflexible / sensible féminine, classiqueb punit / bénit masculine, classiquea comprendre / entendre féminine, classiqueb aujourd'hui / lui masculine, classiquea colère / sévère féminine, classiqueb nous / époux masculine, classiquea David / langage / l'image féminine, classiqueb temps / vivans masculine, classiquea joie / vit / ciel / renvoie féminine, classiquea pas / David / bras masculine, classiquea veille / oreille féminine, classiqueb rends / embrassemens masculine, classiquea pleure / meure féminine, classiqueb sauvage / veuvage féminine, classiquec ramené / infortuné masculine, classiqueb misère / terre féminine, classiquec douleur / horreur masculine, classiqued ombres / sombres féminine, classiquee paix / forêts masculine, classiquef sanglante / palpitantes féminine, non classiqueg cieux / lieux masculine, classiqueh étendue / connue féminine, classiquei clartés / habités masculine, classiquej âge / rivage féminine, classiquek regards / remparts masculine, classiquel demeure / pleure féminine, classiquem lieux / yeux masculine, classiquen existence / lance féminine, classiqueo trépas / combats masculine, classiquep gloire / victoire féminine, classiqueq roi / toi masculine, classiquer fidèle / elle féminine, classiquea tu / rien / mien masculine, classiquea Saül / être / paraître féminine, classiqueb yeux / cieux masculine, classiquea l'aurore / encore féminine, classiqueb Seigneur / malheur masculine, classiquec carrière / lumière féminine, classiqued pâlissant / sanglant masculine, classiquee nature / verdure féminine, classiquef couleur / d'horreur masculine, classiquea nature / pure féminine, classiquea Vieillesse / jeunesse féminine, classiqueb pas / combats masculine, classiquec épée / mêlée féminine, classiquee nuage / carnage féminine, classiquef nouveau / beau masculine, classiqueg tentes / sanglantes féminine, classiqueh vengeur / Seigneur masculine, classiquea moi-même / suprême féminine, classiqueb fatalité / agité masculine, classiquec crime / l'abîme féminine, classiqued d'effroi / moi masculine, classiquea pensée / passée féminine, classiqueb aujourd'hui / appui masculine, classiqueb s'enfuit / nuit masculine, classiquec couronne / m'abandonne féminine, classiqued pas / ciel masculine, classiqueb suprême / même féminine, classiquec desseins / mains masculine, classiqued soumise / brise féminine, classiquee vécu / disparu masculine, classiquea augure / nature féminine, classiqueb sommeil / réveil masculine, classiquec suite / interdite féminine, classiqued inhumain / main masculine, classiquee s'achève / lève féminine, classiquef cercueil / deuil masculine, classiqueg images / ouvrages féminine, classiqueh superflus / plus masculine, classiquea lumière / lui / j’espère féminine, classiqueb compagnons / bataillons masculine, classiquec vie / envie féminine, classiqued pays / survis masculine, classiquee cause / repose féminine, classiquef pleurs / vengeurs masculine, classiquea autre / donc / père / frère féminine, classiqueb encore / l'implore féminine, classiquec main / divin masculine, classiqued lumière / poussière féminine, classiquef fidèle / zèle féminine, classiqueg outragé / vengé masculine, classiquea justice / précipice féminine, classiqueb pas / bras masculine, classiquea magnanime / sublime féminine, classiqueb déserts / revers masculine, classiquec gloire / croire féminine, classiqueb fait / ciel / secret masculine, classiqueb silence / présence féminine, classiquea David / pressant / sang masculine, non classiquea renvoie / voie féminine, classiqueb attendris / fils masculine, classiquea terrible / pénible féminine, classiqueb l'adversité / persécuté masculine, classiquec suprême / lui-même féminine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 0.5· écart moyen à la rime classique 0.1

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

258 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Recueillements poétiques, PARIS, LIBRAIRIE DE CHARLES GOSSELIN, 1839· numérisation gallica.bnf.fr· Sources