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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Idylles héroïques, 1858· Herman

II. « Jusqu’au champ suspendu sur cet étroit rocher »

Victor de Laprade· strophes variées, vers de 12, 10 et 8 syllabes, 296 vers

Jusqu’au champ suspendu‖ sur cet étroit rocherOù le chamois et l’aigle‖ osent seuls se percherQuel sentier a conduit,‖ dans sa longue escalade,Depuis ce toit qui fume‖ au pied de la cascade,Le hardi laboureur‖ qui fait si haut moisson ?

Quel oiseau lui prêta‖ son aile et sa chanson ?Quelle occulte vertu,‖ sous ses mains familières,Fait Jaillir tous les ans‖ le bon grain de ces pierres ?Ses bœufs n’ont pu le suivre ;‖ et, seul dans le granit,Il retourne en suant‖ son fer que Dieu bénit ;Seul dans ces hauts sillons‖ étayé de muraillesIl a porté la herse‖ et le sac des semailles.Le sol même est son œuvre.‖ Au grain blond et vermeilDieu n’a rien pour sa part‖ fourni que le soleil.L’homme a seul amassé‖ sur le roc qui l’appuieCe champ aérien‖ repris par chaque pluie.Toi-même, ô laboureur,‖ toi seul as, sur tes reins,Porté le riche humus‖ à ces maigres terrains.Ton blé germant là-haut,‖ dans la roche brisée,Y boit plus de sueurs‖ cent fois que de rosée ;Et, comme on bénit Dieu‖ sous ton toit de sapin,Nous devons te bénir‖ quand nous mangeons ce pain.Ah ! qu’il est plein de vie‖ et de saveur ! Ah ! commeCe pain, fait tout entier‖ de la vertu de l’homme,Donne un plus noble sang,‖ un plus vaillant espritÀ l’aïeul qui le sème,‖ aux enfants qu’il nourrit !

Mais nous, ô voyageur,‖ plus haut ! montons encoreCet escalier des monts‖ par où descend l’aurore :Chacun de ses degrés‖ offre au cœur agrandiL’image et le conseil‖ d’un travail plus hardi.

Arrêtons-nous, regarde !‖ aux flancs du précipice,Sur ces murs veloutés‖ qu’un fin gazon tapisse,Le faucheur, sur l’abîme‖ allongeant son râteau.Ramène herbes et fleurs‖ jusqu’au bord du plateau.Vois ce sapin vieilli‖ dont les dernières branchesPendent au bord du gouffre‖ avec leurs mousses blanches ;Vois ! l’homme ose attacher‖ à ce tronc caverneuxEt prendre pour échelle‖ un câble au mille nœuds.Il s’en va, jusqu’en bas,‖ couper l’herbe nouvelle.Sur le dos du faucheur‖ la gerbe s’amoncelle.Pour gravir sous ce poids‖ l’impossible chemin,Il saisit chaque nœud‖ de sa robuste main ;Il monte ; il a touché‖ l’étroite plate-forme.Le voilà qui dépose,‖ enfin, sa charge énorme,Il respire. Il repart ;‖ entre les hauts piliersIl suit de la forêt‖ les détours familiers.

Déjà, sur la colline‖ adoucie en sa pente.Un sentier plus battu‖ vers le hameau serpente ;L’homme approche, et, là-bas‖ sur ce tertre avancé,Sa verte meule oscille‖ à son pas cadencé.Voyez ! le fenil s’ouvre‖ et s’emplit ; l’herbe fraîcheEt les fleurs des sommets‖ vont parfumer la crèche.Tombe aujourd’hui la neige,‖ et grondent les autans,La vache rousse aura‖ du foin jusqu’au printemps,Et tes fils accroupis,‖ se réchauffant sous elle,Pourront s’abreuver tous‖ sans tarir sa mamelle !

Retourne un jour encor,‖ brun faucheur aux pieds nus,Jusqu’à ces prés sans maître‖ et de toi seul connus ;Emmanches-y ton fer‖ d’un bois que rien ne rompe ;Puis, reviens. Du canton,‖ là-bas, mugit la trompe.Et, dans la gorge étroite‖ où roulent des tambours,J’entends les fantassins‖ s’approcher à pas lourds.

Chant des faucheurs

Au soleil levant‖ les faux étincellent ;La cascade en feu‖ jette moins d’éclairsSous l’ardent rayon‖ qui court dans les airs ;Avec moins de bruit‖ ses longs flots ruissellent.Au soleil levant‖ les faux étincellent.

Vois là-haut frémir‖ nos fiers bataillons !La liberté souffle‖ et grossit la trombe ;Sur chaque berceau,‖ près de chaque tombe,Drus comme les blés‖ dans nos vers sillons,Ils germent du sol‖ nos fiers bataillons.

La faux dans tes mains‖ vaut mieux que l’épée,Montagnard fidèle‖ aux mœurs des aïeux !Dans l’auguste foi,‖ dans l’honneur pieux,Ainsi que ton cœur‖ sa lame est trempée.La faux dans tes mains‖ vaut mieux que l’épée.

Ton marteau sonore‖ a battu l’acier ;Le grés du rocher‖ près du flot l’aiguise,La hampe de frêne‖ est faite à ta guise ;Présente la pointe‖ au sanglant coursier.Ton marteau sonore‖ a battu l’acier.

Rustiques faucheurs,‖ l’escadron se briseSur vos rangs pressés‖ comme une forêt.Frappez des chevaux‖ le nerveux jarret ;Rustiques faucheurs‖ qu’un soldat mépriseFauchez plus avant,‖ l’escadron se brise !

Les hauts cavaliers‖ tombent lourdementSous l’or et l’airain‖ des riches armures.Les épis sont pleins,‖ les herbes sont mûres :Comme les pavots‖ et le blond froment,Les hauts cavaliers‖ tombent lourdement.

Rompez dans leurs mains,‖ comme une quenouilleLa lance effilée‖ au rouge pennonEt l’écu d’azur‖ où s’écrit leur nom.Sous l’acier des faux‖ lavé de sa rouille,Leur glaive est brisé‖ comme une quenouille.

Gravissez, faucheurs,‖ ces monceaux de mortsPareils aux sommets,‖ votre âpre domaine.Sur ces prés sanglants‖ le fer se promène,Four trancher la fleur‖ des preux et des forts,Gravissez, faucheurs,‖ ces monceaux de morts.

Vous n’aurez jamais‖ de moissons plus belles ;Ramenez vos chars‖ pleins et triomphants ;La liberté sainte‖ a, pour vos enfants,Lié de ses mains‖ les blondes javelles…Vous n’aurez jamais‖ de moissons plus belles.

Rentrez sous le hangar‖ les faux et les tridents ;Votre toit vous rappelle‖ après ces jours ardents.Moi j’irai sur vos monts,‖ qu’en rêvant je traverse,Cueillir à chaque cime‖ une vertu diverse.

Les saintes visions‖ habitent ces hauteurs :Dieu, qui s’y manifeste‖ à vos rudes pasteurs,Accorde avec amour‖ à leur race aguerrie,Après les grands combats,‖ la grande rêverie.

Le pâtre des montagnes

Le pâtre aux longs cheveux,‖ roi des plateaux déserts,Seul et fort, rêve en paix‖ sur son trône de mousse ;Gouvernant, tout l’été,‖ dans leurs pacages verts,Les noirs taureaux, les vaches rousses.

D’un geste à ses grands chiens‖ il commande, et, le soir,Le troupeau vagabond,‖ dispersé dès l’aurore,S’assemble autour du maître‖ et suit à l’abreuvoir,La génisse au collier sonore.

Le vent berce les pins,‖ ces encensoirs des monts ;Un souffle attiédi sort‖ des bruyères voisines,Et l’homme des hauts lieux‖ respire à pleins poumonsLa vitale odeur des résines.

La robuste fraîcheur‖ qui tombe des glaciers,Le soleil distillant‖ le thym et les verveines,Le souffle et la vertu‖ des sommets nourriciersOnt coulé dans ses fortes veines.

Les miasmes impurs,‖ les morsures de l’air,Les invisibles dards‖ dont la nuit nous pénètreN’atteignent pas son sang‖ et glissent sur sa chair,Comme sur l’écorce du hêtre.

Il combat, seul à seul,‖ près du ravin béant,L’ours au poil hérissé,‖ qui recule et qui gronde ;Il sait, au jour fatal,‖ de l’orgueilleux géantPercer le crâne avec sa fronde.

L’esprit de Dieu, souvent,‖ a suscité sa voix,Et la harpe obéit‖ à cette main hardie ;Et le rude pasteur‖ lance, à travers les bois,La prière et la mélodie.

Ainsi, quand le printemps‖ met la sève en éveil,Le vieux chêne attendri‖ se dilate en sa force,Et l’arbre aux flancs noueux‖ fait jaillir au soleilUn miel blond de sa noire écorce.

Mais nous, ô voyageurs,‖ plus haut ! montons encoreCet escalier des monts‖ par où descend l’aurore.Les plus âpres sommets‖ et le front le plus fier,Où les noirs ouragans‖ grondaient peut-être hier,

Pour qui sait les atteindre‖ et pour qui sait y lire.Ont aussi leurs saisons‖ de fleurs et de sourire.L’amant de l’impossible‖ atteint seul ces hauteurs,Connaît seul ces rayons‖ et ces vives senteurs.

La fleur des cimes

Cueillez sur la cime austèreCueillez, au prix des périls,La fleur pure et salutaireQui tient à peine à la terre,La fleur aux parfums subtils.

Dieu la sème et Dieu l’arrose ;Préférez son vague encensÀ l’âcre odeur de la rose,Aux parfums que l’art composePour le vain plaisir des sens.

L’esprit seul, au bout du rêve,Rentré sur le sol natal,Après un combat sans trêve,Vous respire et vous enlève,Douce fleur de l’idéal.

Nul n’atteint ces fleurs divines,S’il n’a dans un long effort,Sur la pierre ou les épines,Rougi de sang nos collinesEt monté… jusqu’à la mort.

Mais quand l’âme est parvenueÀ ces jardins du haut lieu,La terre, en bas diminue,Et, soulevé par la nue,L’homme est tout près de son Dieu.

Mais nous, ô voyageur,‖ plus haut ! montons encoreCet escalier des monts‖ par où descend l’aurore ;Chacun de ses degrés‖ offre au cœur agrandiL’image et le conseil‖ d’un travail plus hardi.

Plus haut, toujours plus haut !‖ Sur le glacier bleuâtreLe chasseur est debout.‖ Les taureaux et le pâtreApparaissent, là-bas,‖ au soleil endormis,Noirs sur les plateaux verts‖ et tels que des fourmis.

L’ardent chasseur bondit‖ au bord des précipices ;Un chemin sans péril‖ est pour lui sans délices,Il aime à respirer,‖ sur la neige des monts,Un air qui brillerait‖ nos débiles poumons.

Il cherche au bout des pics‖ affrontés avec joieLa fatigue et la lutte‖ encor plus que la proie ;Puis, sur la toison fauve‖ et dans l’antre des ours,Il dort de longues nuits,‖ il rêve de longs jours.

Il part ; le ciel est clair ;‖ dans sa force il s’enivre,Il sent sur les sommets‖ le vrai bonheur de vivre,Et, comme l’aigle errant‖ sans rival et sans loi,Loin de la foule impure,‖ il est seul, il est roi.

Le chasseur de chamois

Le franc chasseur suit sur la neigeL’ours et l’isard ;À chaque pas il trouve un piège,Vit de hasard.

En déposant la carabine,Souvent, le soir.Il mange à son feu de résine.Un pain tout noir.

Il n’a pas même un lit de chaumePour s’y coucher…Mais les sapins forment le dômeSur son rocher.

Dans sa cape de laine brune,Sans nul souci,Il dort en attendant fortune…Son chien aussi.

Son fusil et sa cartouchièrePrès de sa main,Il dort, dans sa pauvreté fière,Jusqu’à demain ;

Rêvant de la fée immortelleQui l’a doté,Et lui fit la part la plus belle,La liberté !

La liberté fière et sans règleDans sa ferveur,Qui donne au pain d’orge et de seigleTant de saveur ;

Qui rend l’habit de grosse laineSouple et soyeux,Et fait battre à sa chaude haleine.Les cœurs joyeux.

La liberté, plus douce encoreQue le doux miel,Plus éclatante que l’auroreAu fond du ciel.

Tu viens, ô divine guerrière,Que nous aimons,Tu descends, comme la lumière,Du haut des monts.

Là, debout sur la feuille sèche.Au bord d’un bois,Tu lanças la première flècheDe ton carquois.

Là présente à l’heure fataleAux oppresseurs,Tu fondras la dernière balleDes francs chasseurs.

Mais nous, ô voyageur,‖ plus haut ! Montons encoreCet escalier des monts‖ par où descend l’aurore.Chacun de ses degrés‖ offre au cœur agrandiL’image et le conseil‖ d’un travail plus hardi.

Aux confins de l’éther‖ d’où la foudre s’élance.Voici la région‖ du froid et du silence,Où la vie est voilée,‖ où cessent les combats ;L’œil même du chasseur‖ ne la voit que d’en bas.

C’est le front de la terre‖ où dort l’âme du fleuve.Les fécondes sueurs‖ où tout germe s’abreuveJaillissent de là-haut ;‖ et l’être, à grands flots, sortDe ces monts recouverts‖ du linceul de la mort.

Le glacier

L’esprit des eaux, caché‖ dans son beau corps de neige,Conserve tout l’hiver‖ son immuable siègePosé sur les sommets ;Sa statue au front blanc,‖ calme, solide et pure,Semble un dieu qui s’assied‖ à part dans la naturePour dormir à jamais.

Elle y forme des monts‖ l’impassible couronne ;Le nuage empourpré‖ d’un manteau l’environne,La lune s’y suspend,Et la foudre du ciel,‖ qui tonne à côté d’elle.Sillonnant les glaciers‖ sans qu’une onde en ruisselle.S’éteint en les frappant.

Mais qu’un soleil ami‖ caresse enfin la cime,Le rocher devient flot,‖ le dieu marche et s’animeSur son trône argenté.L’esprit des eaux s’épanche‖ avec un bruit sauvage.Et, roulant vers la plaine,‖ y porte le ravage…Ou la fertilité.

Tel, dans la région‖ des stoïques pensées.Le héros s’est vêtu‖ de ces splendeurs glacées ;À voir ce front sereinPareil aux pics blanchis,‖ sans larme et sans murmure,On a cru que l’amour‖ glissait comme l’injureSur cet homme d’airain.

Mais que le vrai rayon‖ vienne effleurer cette âmeQu’un dessein généreux‖ colore de sa flammeCe front indifférent,Et vous verrez la neige‖ en flot d’azur se fondre,Vous entendrez ce cœur‖ éclater et répondreAu fracas du torrent.

Et le grand fleuve ira‖ susciter toute chose ;Plainte ou joie, éveillant‖ sur les bords qu’il arroseMille échos assoupis ;Et l’âme s’épandra‖ sur les âmes prochaines,Douce et terrible ; ici,‖ faisant crouler les chênes,Là, germer les épis.

Versification

Forme
Strophes variées
Rimes
61[aa] 9[abbaa] 20[abab] 5[abaab] 6[abba]
Mètre
Vers de 12, 10 et 8 syllabes (158 de 12, 45 de 10, 32 de 8, 25 de 7, 24 de 4, 12 de 6)· profil 4, 6, 7, 8, 5+5, 6+6
Mots à la rime
a rocher / percher masculine, classiqueb escalade / cascade féminine, classiquec moisson / chanson masculine, classiqueb familières / pierres féminine, classiquec granit / bénit masculine, classiqued murailles / semailles féminine, classiquee vermeil / soleil masculine, classiquef l’appuie / pluie féminine, classiqueg reins / terrains masculine, classiqueh brisée / rosée féminine, classiquei sapin / pain masculine, classiquej comme / l’homme féminine, classiquek esprit / nourrit masculine, classiquea encore / l’aurore féminine, classiqueb agrandi / hardi masculine, classiquea précipice / tapisse féminine, classiqueb râteau / plateau masculine, classiquec branches / blanches féminine, classiqued caverneux / nœuds masculine, classiquee nouvelle / s’amoncelle féminine, classiquef chemin / main masculine, classiqueg plate-forme / énorme féminine, classiqueh piliers / familiers masculine, classiquea pente / serpente féminine, classiqueb avancé / cadencé masculine, classiquec fraîche / crèche féminine, classiqued autans / printemps masculine, classiquee elle / mamelle féminine, classiquea nus / connus masculine, classiqueb rompe / trompe féminine, classiquec tambours / lourds masculine, classiquea étincellent / ruissellent féminine, classiqueb d’éclairs / airs masculine, classiquea bataillons / sillons masculine, classiqueb trombe / tombe féminine, classiquea l’épée / trempée féminine, classiqueb aïeux / pieux masculine, classiquea l’acier / coursier masculine, classiqueb l’aiguise / guise féminine, classiquea brise / méprise féminine, classiqueb forêt / jarret masculine, classiquea lourdement / froment masculine, classiqueb armures / mûres féminine, classiquea quenouille / rouille féminine, classiqueb pennon / nom masculine, classiquea morts / forts masculine, classiqueb domaine / promène féminine, classiquea belles / javelles féminine, classiqueb triomphants / enfants masculine, classiquea tridents / ardents masculine, classiqueb traverse / diverse féminine, classiquea hauteurs / pasteurs masculine, classiqueb aguerrie / rêverie féminine, classiquea déserts / verts masculine, classiqueb mousse / rousses féminine, classiquea soir / l’abreuvoir masculine, classiqueb l’aurore / sonore féminine, classiquea monts / poumons masculine, classiqueb voisines / résines féminine, classiquea glaciers / nourriciers masculine, classiqueb verveines / veines féminine, classiquea l’air / chair masculine, classiqueb pénètre / hêtre féminine, classiquea béant / géant masculine, non classiqueb gronde / fronde féminine, classiquea voix / bois masculine, classiqueb hardie / mélodie féminine, classiquea éveil / soleil masculine, classiqueb force / écorce féminine, classiqueb fier / hier masculine, classiquea lire / sourire féminine, classiqueb hauteurs / senteurs masculine, classiquea austère / salutaire / terre féminine, classiqueb périls / subtils masculine, classiquea l’arrose / rose / compose féminine, classiqueb encens / sens masculine, classiquea rêve / trêve / enlève féminine, classiqueb natal / l’idéal masculine, classiquea divines / épines / collines féminine, classiqueb effort / mort masculine, classiquea parvenue / diminue / nue féminine, classiqueb lieu / Dieu masculine, classiquea bleuâtre / pâtre féminine, classiqueb endormis / fourmis masculine, classiquea précipices / délices féminine, classiquea joie / proie féminine, classiqueb ours / jours masculine, classiquea s’enivre / vivre féminine, classiqueb loi / roi masculine, classiquea neige / piège féminine, classiqueb l’isard / hasard masculine, classiquea carabine / résine féminine, classiqueb soir / noir masculine, classiquea chaume / dôme féminine, classiqueb coucher / rocher masculine, classiquea brune / fortune féminine, classiqueb souci / aussi masculine, classiquea cartouchière / fière féminine, classiqueb main / demain masculine, classiquea immortelle / belle féminine, classiqueb doté / liberté masculine, classiquea règle / seigle féminine, classiqueb ferveur / saveur masculine, classiquea laine / haleine féminine, classiqueb soyeux / joyeux masculine, classiqueb miel / ciel masculine, classiquea guerrière / lumière féminine, classiqueb aimons / monts masculine, classiquea sèche / flèche féminine, classiqueb bois / carquois masculine, classiquea fatale / balle féminine, classiqueb oppresseurs / chasseurs masculine, classiquea s’élance / silence féminine, classiqueb combats / bas masculine, classiquea fleuve / s’abreuve féminine, classiqueb sort / mort masculine, classiquea neige / siège féminine, classiqueb sommets / jamais masculine, classiquec pure / nature féminine, classiquea couronne / l’environne féminine, classiqueb suspend / frappant masculine, classiquec d’elle / ruisselle féminine, classiquea cime / s’anime féminine, classiqueb argenté / fertilité masculine, classiquec sauvage / ravage féminine, classiquea pensées / glacées féminine, classiqueb serein / d’airain masculine, classiquec murmure / l’injure féminine, classiquea âme / flamme féminine, classiqueb indifférent / torrent masculine, classiquec fondre / répondre féminine, classiquea chose / arrose féminine, classiqueb assoupis / épis masculine, classiquec prochaines / chênes féminine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 1.2· écart moyen à la rime classique 0.0

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

296 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres poétiques, PARIS, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1878· numérisation wikisource.org· Sources