Les symphonies, 1855· Livre deuxième
I. Symphonie du torrent
À MON AMI A. BRIZEUX
Le poète
Ô nature ! en ton sein‖ où l’ennui me ramène.Je sens une âme triste‖ ainsi que l’âme humaine ;Tu gémis : c’est pourquoi‖ je t’apporte mon cœur.Toi, du moins, tu n’as pas‖ de sourire moqueur,Jamais ton doux regard‖ ne lance l’ironie,Et ton front porte haut‖ sa tristesse infinie.L’homme croit se guérir‖ s’il peut cacher son mal ;La froide raillerie‖ est son masque banal.Mais toi, dans la douleur,‖ tu restes calme et vraie ;Tu n’as pas dans les yeux‖ ce rire qui m’effraie ;Je viens mêler mes pleurs‖ à tes pleurs sans orgueil,Car je me reconnais‖ dans ta figure en deuil.Oui, nous avons tous deux‖ notre peine secrète,La mienne en tes soupirs‖ trouve son interprète ;Ta voix semble un écho‖ de mon gémissement.La nature et mon cœur,‖ tout parle tristement.
Le pâtre
Dans la douce rumeur‖ des forêts, des fontaines,J’ai distingué ta voix‖ et des plaintes humaines,Étranger ! et de loin‖ je t’ai vu, tout le soir,Marcher sans but, courir‖ ou brusquement t’asseoir,Frapper ton front, tes mains,‖ comme un homme qui souffreEt parfois te pencher‖ sur le bord de ce gouffre.J’accours ; te voilà pâle,‖ immobile, égaré,Et je vois dans tes yeux‖ qu’ils ont beaucoup pleuré.Malade ou malheureux,‖ l’un et l’autre, peut-être,Jeune homme, car mon âge‖ a le don de connaître,Dispose du vieux pâtre‖ en sa rude amitié ;Le désert et mon Dieu‖ m’enseignent la pitié.Viens et dors, cette nuit,‖ sous mon abri de chaume ;Tout l’été, d’un air pur‖ respire ici le baume.À bien des affligés‖ conduits sur ces hauteurs,Il fut bon d’habiter‖ la hutte des pasteurs.Un vigoureux sommeil‖ émané de l’étable.Le lait et le pain noir‖ de ma rustique table,Et les belles chansons‖ et la sainte gaîtéRendirent à plus d’un‖ la joie et la santé.Sur ces sommets, d’ailleurs,‖ un art héréditaireM’apprit à découvrir‖ chaque herbe salutaire.Tout mal a son remède‖ au sein de quelque fleur :J’en connais pour guérir‖ ta chétive pâleur.Sois docile au vieillard,‖ viens, et par moi renaisse,Renaisse dans ton cœur‖ la divine jeunesse !
Le poète
Ton âme hospitalière,‖ ô généreux pasteur !De la crèche et des bois‖ l’énergique senteur,Le souffle de tes bœufs,‖ la sève de tes plantesSeraient un vain remède‖ à mes peines brûlantes.Mon mal est trop profond ;‖ mais, pour le soulager,Avec d’autres douleurs‖ je viens le partager.Je viens mêler mon deuil‖ au deuil de la nature.J’entends ici l’écho‖ des tourments que j’endure,La voix de l’univers‖ n’est qu’un gémissement ;Mes pleurs unis aux siens‖ coulent plus doucement,Et je sens plus de calme‖ et plus de patienceQuand je me plonge à fond‖ dans sa tristesse immense.
Le pâtre
Je cherche autour de nous‖ ces gémissantes voix.Et ces mornes tableaux,‖ et ce deuil que tu vois :Un large rayon d’or‖ flotte sur les fougères ;L’alouette s’égaye‖ en ses notes légères ;La cloche tinte au cou‖ de mes taureaux joyeux,Et les prés, tout en fleurs,‖ réjouissent mes yeux.
Le poète
La nature se plaint :‖ sa voix, terrible ou tendre,Parle d’une souffrance‖ à qui sait bien l’entendre.Tout menace ou gémit.‖ De la source au torrent,Le flot, qui va gronder,‖ s’écoule en murmurant.Comme un soupir sans fin‖ qui remplit tout l’espace,Dans les sapins tremblants‖ le vent passe et repasse ;Et, même aux plus beaux jours,‖ la voix qui sort des mersAtteste un mal obscur‖ dans leurs gouffres amers.Ici, dans cette paix‖ des douces bergeries,Écoute ces taureaux‖ et ces brebis chéries,Ton chien, tes blonds ramiers‖ posés sur ces vieux ifs,Et tes agneaux bêlants…‖ Tous ces bruits sont plaintifs.
Le pâtre
J’entends, je vois partout‖ s’appeler, se poursuivre,Les animaux joyeux‖ du seul bonheur de vivre.Tous semblent, à tes yeux,‖ ou tristes ou méchants,Jeune homme aux blanches mains,‖ qui crois aimer les champsQuel noir démon t’invite‖ à ces pensers moroses,Enfant ? Et tu n’as vu‖ que la saison des roses !La neige des hivers‖ où nous marchons pieds nus,Nos soucis, nos travaux,‖ te sont tous inconnus !
Le poète
Toi, tu ne connais pas‖ la volupté des larmes !Ces pleurs de la nature‖ en sont pour moi les charmes ;Vous l’aimez pour les fruits‖ que vous lui dérobez,Avides laboureurs‖ sur la moisson courbés !Moi, conduit aux déserts‖ par la haine du monde,J’y goûte leur douleur‖ en sagesse féconde.
Le pâtre
J’aime le champ natal‖ et non pas les désertsJ’ai là, dans ce vallon,‖ j’ai des trésors bien chers :Mes souvenirs d’enfant‖ et le toit de mes pères,Mon vieux clocher, ma vigne‖ et mes vergers prospères.J’habite en paix leur ombre,‖ et jamais je n’apprisDes hommes nos pareils‖ la haine et le mépris.Ami de ces forêts,‖ frère des vieux érablesJ’aime nos bois sacrés‖ bien moins que mes semblables,Et quoique sur ces monts,‖ tout l’été, sans ennuis,Je sache vivre seul‖ bien des jours, bien des nuits,C’est un bonheur plus grand,‖ dès qu’arrive l’automne,De rentrer dans le bourg‖ que le pampre festonne.Là, par mes compagnons,‖ dans leur franche gaîté,Du pâtre et du troupeau‖ le retour est fêté ;La table fume, et l’âtre‖ est tout rouge de braise,Et, le verre à la main,‖ tous les soirs, à notre aise,Nous chantons ; le vin vieux,‖ à défaut de soleil,Pendant les noirs hivers‖ tient les cœurs en éveil.Ainsi chaque saison,‖ qu’un Dieu bon nous ramène,Nous apporte un plaisir‖ aussi bien qu’une peine.
Le poète
Ah ! j’ai trop éprouvé‖ quel partage inégal,En mesurant nos jours,‖ grossit la part du mal !Les hommes sont mauvais,‖ et les destins sont pires,Mais la nature, au moins,‖ n’a pas de faux sourires ;Vois-tu le vague ennui‖ sur son front répandu ?Moi, je n’y cherche pas‖ l’espoir que j’ai perdu ;Mais, à défaut d’une onde‖ où je me désaltère,Le désert à ma soif‖ offre une ivresse austère,Et, plongé dans son sein‖ par l’inconnu rempli,J’y respire à longs traits‖ le vertige et l’oubli.
Le pâtre
Ta voix me trouble, ami,‖ ta parole est funeste.Tu souffres, je le vois ;‖ ta pâleur me l’atteste ;Tu souffres, je te plains‖ et ne te comprends pas.Le remède à ton mal.‖ Dieu me le cache, hélas !Je te plains ; mais pourquoi,‖ dans tes peines sans cause,Ne rien voir que le mal‖ au sein de toute chose ?La nature, où tu viens‖ savourer tes douleurs,Sourit quand ton orgueil‖ lui commande les pleurs ;Tu l’aimes, sois joyeux !‖ car elle est toute en joie ;Regarde à l’horizon‖ ces feux qu’elle déploie.Laisse ton cœur s’ouvrir‖ au coucher du soleil ;Et de ce grand spectacle‖ emporte un bon conseil.
Le poète
La nature m’invite‖ à sa douce tristesse :La résignation‖ fait toute sa sagesse ;Obéir sans révolte‖ à de sinistres lois,C’est le morne conseil,‖ ami, que j’en reçois.
Le pâtre
Non, la voix du désert,‖ qu’il pleure ou qu’il sourie,Ne t’a pas conseillé‖ l’inerte rêverie !La nature m’enseigne,‖ en ses chères leçons,La vie et le travail‖ égayé de chansons.
Le poète
Écoute, dans ces bois‖ déjà pleins de ténèbres,Du zéphyr qui s’endort‖ les murmures funèbres !
Le pâtre
J’entends plus près de nous,‖ sur le frêne voisin,Siffler le joyeux merle‖ enivré de raisin.
Le poète
Écoute ce torrent :‖ quelle douleur profondeExhalent à nos pieds‖ les soupirs de son onde !
Le pâtre
J’entends sur les cailloux‖ le bruit clair du ruisseau,Du ruisseau qui gazouille‖ aussi gai que l’oiseau ;Chacun se réjouit‖ d’en habiter la rive ;Car l’eau donne à ses bords‖ une voix toujours vive.Mais toi, pâle étranger,‖ si triste en l’écoutant,Explique en sa chanson‖ ce que ton âme entend.
Le poète
Voici ce que nous dit‖ la voix, proche ou lointaine,Qui coule avec les eaux,‖ torrent, fleuve et fontaine :
Le torrent
Le sourd travail des eaux‖ a fendu le rocher :Ma source, en murmurant,‖ fuit des plus minces veines,Comme une larme, aux yeux‖ qui la voudraient cacher,Jaillit d’un cœur miné‖ par de secrètes peines.
Mais bientôt je reçois‖ et j’emporte en courantEt la neige et la grêle,‖ et des flots d’eau fangeuse,Et les mille débris‖ de ma vie orageuse…J’enfle dans la tempête,‖ et je suis le torrent !
Sur l’or d’un sable pur,‖ sur les fines pelouses,Le flot n’a qu’un murmure,‖ et jamais de chanson.J’entends à mes côtés,‖ dans l’herbe et le buisson,Mille gais sifflements‖ dont les eaux sont jalouses.
Il est des bruits joyeux‖ même au fond des grands bois :Je mêle à ces accords‖ ma rumeur incessante ;L’eau fait dans leur concert‖ la note gémissante.L’homme devient rêveur,‖ s’il ne pleure, à ma voix.
Je vois naître et mourir‖ la brise passagèreEt les oiseaux rieurs‖ dont la voix lui répond ;Pour avoir, même un jour,‖ cette gaîté légère,Je descends de trop haut‖ et viens de trop profond.
L’eau circule depuis‖ que la nature existe.J’ai pénétré la terre‖ et j’ai tout visité ;Un douloureux secret‖ remplit l’immensité,Moi, j’en murmure un mot :‖ c’est pourquoi je suis triste.
J’en parle aux jours sereins,‖ j’en parle aux sombres nuitsLe vent, parfois, retient‖ sa voix intermittente ;Dans ses rares fureurs,‖ la foudre est inconstante ;Moi, je suis éternel,‖ ainsi que tes ennuis.
Mon flot dit, à travers‖ le calme ou la tempête,Ce mot affreux : toujours !‖ de tant de pleurs baigné ;Ce mot, par la souffrance‖ aux humains enseigné,Je l’appris de la mort,‖ et je vous le répète.À ce bruit de mes flots‖ parfois tu t’endormis :Mais ce n’est pas la paix‖ que ce sommeil te verse ;Tu le sais, ô penseur !‖ les rêves que je berceNe sont rien moins pour toi‖ que des rêves amis.
L’excès de la douleur,‖ dans une âme affaissée,Apporte aux malheureux‖ un repos tout pareil ;C’est en abolissant‖ ta force et ta penséeQue la rumeur de l’onde‖ engendre ce sommeil.
Le pâtre
Voici ce que nous dit‖ la voix, proche ou lointaine,Qui coule avec les eaux,‖ torrent, fleuve ou fontaine ;Voici ce que nous dit‖ le bruit clair du ruisseau,Du ruisseau qui gazouille‖ aussi gai que l’oiseau :
Le torrent
L’eau jaillit ! la roche déserteVa répondre aux chansons des bois.Je donne aux prés leur robe verte ;Ils sont muets, je suis leur voix.
La vie autour de moi fourmille ;Elle coule avec les ruisseaux.J’abrite une immense famille ;Un peuple entier vit sous mes eaux.
Sous chaque roche un hôte habiteLà, dans l’ombre et dans la fraîcheur,Le saumon, l’anguille et la truiteInvitent la main du pêcheur.
De mes bords chérissant la zone,Les arbres croissent par milliers ;Le merle bleu siffle sur l’aune,Le vent berce les peupliers.
Toute chose que Dieu féconde,Prête à chanter, prête à fleurir,Aime le vif accent de l’onde,Aime à voir le ruisseau courir.
Quand de la ruche printanièreL’essaim s’est échappé dans l’air,Il vole, au bruit de la rivière,Vers le frêne au feuillage clair.
Ma rive a d’heureuses retraitesOù s’échangent de longs serments ;J’y couvre sous mes voix discrètesLes douces plaintes des amants.
La génisse, au bruit de sa cloche,Conduit vers moi de gais troupeaux.En chantant le berger s’approcheEt prend sa flûte à mes roseaux.
C’est moi qui fais tourner la roueDu meunier conteur et malin.Ma voix l’accompagne et se joueAu joyeux tic-tac du moulin.
À vos travaux je m’associe :Je bats le fer du forgeron ;
Je meus l’infatigable scieSous le toit du vieux bûcheron.
À travers le roc et l’argileL’eau glisse et creuse incessamment ;C’est moi, sur la terre immobile,C’est moi qui suis le mouvement.
L’onde vierge à grands flots m’arrive,Quand l’été ronge le glacier ;L’écume alors blanchit ma riveComme la lèvre du coursier.
Si parfois mon flot déracineL’épi d’un imprudent sillon,Le sol que j’ôte à la colline,Je le restitue au vallon.
L’eau dans son sein, rapide ou lente,Tient tous les germes en éveil ;Pour donner la sève à la plante,Elle se marie au soleil.
La chanson du torrent convieChaque être à sortir du repos.J’appelle au travail, à la vie.Les fleurs, les hommes, les troupeaux.
Je dis : Suivez mes flots rapides,Quittez avec moi ce haut lieu ;Marchez, voyageurs intrépides,Sur les chemins tracés par Dieu.
Suivez les torrents et les fleuves,Ô flot des générations !Enrichissez de races neuvesLes plaines et les nations.
Placez vos tentes sur ma rive ;Un secours vous viendra des eaux ;Je tournerai la meule active,Je porterai vos lourds vaisseaux.
Avec moi cheminez en foule :Et chantez, peuple industrieux !Dieu vous dit dans mon flot qui couleTravaillez et soyez joyeux.
Le poète
Pauvre cœur, dupe, hélas !‖ de ta propre imposture,Tu n’entends que toi-même‖ à travers la nature !L’esprit qui t’a parlé‖ de joie et d’avenirT’a promis, ô pasteur !‖ ce qu’il ne peut tenir.Ainsi, pour t’affranchir‖ de l’ennui qui te ronge,Ô folle humanité,‖ tu n’as que le mensonge !Je trouve ta gaîté‖ plus triste que mes pleurs,Et mon front ne veut pas‖ de ces trompeuses fleurs.Va donc, et suis la voix‖ de l’antique Sirène ;Suis ton illusion‖ qui parle et qui t’entraîne.Au but de ton travail,‖ à travers les chansonsCours le long de ces flots,‖ docile à leurs leçons !Crois l’homme juste et bon ;‖ crois les saisons propices,Et joue avec les fleurs‖ au bord des précipices.La mer, la mer se creuse‖ et va nous recevoirEngloutis dans le flot‖ qui te parlait d’espoir ;Vous tomberez tous deux‖ au noir abîme où grondeLe terrible inconnu‖ que j’entends sous cette onde.
Le pâtre
L’inconnu qui me parle‖ est un Dieu bienfaisant.Accomplissons d’abord‖ la tâche du présent !La nature l’enseigne‖ à la sagesse humaine :À chaque jour suffit‖ le fardeau de sa peine,Et, pour le cœur sincère‖ et simple en ses désirs,Chaque jour que Dieu fait‖ offre aussi ses plaisirs.
Le poète
Adieu ! Reste, ô berger !‖ dans l’erreur qui t’est douce :L’ignorance est un lit‖ plus tendre que la mousse ;Reste, au bord de cette onde,‖ à voir tes prés fleurirÀ vivre sans penser,‖ pour vivre sans souffrir.
Le pâtre
Ami, qu’un Dieu propice,‖ à ma voix, te délivreDu démon qui t’a dit :‖ Reste à rêver sans vivre !
Le poète
Ah ! puissé-je abdiquer,‖ au sein de quelque fleur,De ce cœur importun‖ la vie et la chaleur !Pour la sève paisible‖ en ces chênes dormanteQue j’échangerais bien‖ l’âme qui me tourmente,Que je voudrais jeter‖ tout mon être à ce vent !Je souffre, ami, tu vois‖ que je suis bien vivant.
Le pâtre
Tu souffres d’un corps faible‖ et d’une âme impuissante,Le mal dont tu te plains,‖ c’est la vigueur absente.Je le vois, dans tes yeux,‖ sur ton front sans couleur,C’est un fruit de l’orgueil‖ que ta lâche douleur.Abdique ta mollesse‖ et ces larmes superbes ;Il est temps d’amasser‖ quelques solides gerbes.Ô rêveur ! sors enfin‖ de ton sommeil fatal !…Mais tu ne peux guérir,‖ car tu chéris ton mal.
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 99[aa] 22[abab] 7[abba]
- Mètre
- Alexandrins et octosyllabes (238 de 12, 76 de 8)· profil 8, 6+6
- Mots à la rime
- a ramène / humaine féminine, classiqueb cœur / moqueur masculine, classiquec l’ironie / infinie féminine, classiqued mal / banal masculine, classiquee vraie / m’effraie féminine, classiquef orgueil / deuil masculine, classiqueg secrète / interprète féminine, classiqueh gémissement / tristement masculine, classiquea fontaines / humaines féminine, classiqueb soir / t’asseoir masculine, classiquec souffre / gouffre féminine, classiqued égaré / pleuré masculine, classiquee peut-être / connaître féminine, classiquef amitié / pitié masculine, classiqueg chaume / baume féminine, classiqueh hauteurs / pasteurs masculine, classiquei l’étable / table féminine, classiquej gaîté / santé masculine, classiquek héréditaire / salutaire féminine, classiquel fleur / pâleur masculine, classiquem renaisse / jeunesse féminine, classiquea pasteur / senteur masculine, classiqueb plantes / brûlantes féminine, classiquec soulager / partager masculine, classiqued nature / j’endure féminine, classiquee gémissement / doucement masculine, classiquef patience / immense féminine, classiquea voix / vois masculine, classiqueb fougères / légères féminine, classiquec joyeux / yeux masculine, classiquea tendre / l’entendre féminine, classiqueb torrent / murmurant masculine, classiquec l’espace / repasse féminine, classiqued mers / amers masculine, classiquee bergeries / chéries féminine, classiquef ifs / plaintifs masculine, classiquea poursuivre / vivre féminine, classiqueb méchants / champs masculine, classiquec moroses / roses féminine, classiqued nus / inconnus masculine, classiquea larmes / charmes féminine, classiqueb dérobez / courbés masculine, classiquec monde / féconde féminine, classiquea déserts / chers masculine, classiqueb pères / prospères féminine, classiquec n’appris / mépris masculine, classiqued érables / semblables féminine, classiquee ennuis / nuits masculine, classiquef l’automne / festonne féminine, classiqueg gaîté / fêté masculine, classiqueh braise / aise féminine, classiquei soleil / éveil masculine, classiquej ramène / peine féminine, classiquea inégal / mal masculine, classiqueb pires / sourires féminine, classiquec répandu / perdu masculine, classiqued désaltère / austère féminine, classiquee rempli / l’oubli masculine, classiquea funeste / l’atteste féminine, classiqueb pas / hélas masculine, classiquec cause / chose féminine, classiqued douleurs / pleurs masculine, classiquee joie / déploie féminine, classiquef soleil / conseil masculine, classiquea tristesse / sagesse féminine, classiqueb lois / reçois masculine, classiquea sourie / rêverie féminine, classiqueb leçons / chansons masculine, classiquea ténèbres / funèbres féminine, classiquea voisin / raisin masculine, classiquea profonde / onde féminine, classiquea ruisseau / l’oiseau masculine, classiqueb rive / vive féminine, classiquec l’écoutant / entend masculine, classiquea lointaine / fontaine féminine, classiquea rocher / cacher masculine, classiqueb veines / peines féminine, classiquea courant / torrent masculine, classiqueb fangeuse / orageuse féminine, classiquea pelouses / jalouses féminine, classiqueb chanson / buisson masculine, classiquea bois / voix masculine, classiqueb incessante / gémissante féminine, classiquea passagère / légère féminine, classiqueb répond / profond masculine, classiquea existe / triste féminine, classiqueb visité / l’immensité masculine, classiquea nuits / ennuis masculine, classiqueb intermittente / inconstante féminine, classiquea tempête / répète féminine, classiqueb baigné / enseigné masculine, classiquec t’endormis / amis masculine, classiqued verse / berce féminine, classiquea affaissée / pensée féminine, classiqueb pareil / sommeil masculine, classiquea déserte / verte féminine, classiquea fourmille / famille féminine, classiqueb ruisseaux / eaux masculine, classiquea habite / truite féminine, classiqueb fraîcheur / pêcheur masculine, classiquea zone / l’aune féminine, classiqueb milliers / peupliers masculine, classiquea féconde / l’onde féminine, classiqueb fleurir / courir masculine, classiquea printanière / rivière féminine, classiqueb l’air / clair masculine, classiquea retraites / discrètes féminine, classiqueb serments / amants masculine, classiquea cloche / s’approche féminine, classiqueb troupeaux / roseaux masculine, classiquea roue / joue féminine, classiqueb malin / moulin masculine, classiquea m’associe / scie féminine, classiqueb forgeron / bûcheron masculine, classiquea l’argile / immobile féminine, classiqueb incessamment / mouvement masculine, classiquea m’arrive / rive féminine, classiqueb glacier / coursier masculine, classiquea déracine / colline féminine, classiqueb sillon / vallon masculine, classiquea lente / plante féminine, classiqueb éveil / soleil masculine, classiquea convie / vie féminine, classiqueb repos / troupeaux masculine, classiquea rapides / intrépides féminine, classiqueb lieu / Dieu masculine, classiquea fleuves / neuves féminine, classiqueb générations / nations masculine, classiquea rive / active féminine, classiqueb eaux / vaisseaux masculine, classiquea foule / coule féminine, classiqueb industrieux / joyeux masculine, classiquea imposture / nature féminine, classiqueb d’avenir / tenir masculine, classiquec ronge / mensonge féminine, classiqued pleurs / fleurs masculine, classiquee Sirène / t’entraîne féminine, classiquef chansons / leçons masculine, classiqueg propices / précipices féminine, classiqueh recevoir / d’espoir masculine, classiquei gronde / onde féminine, classiquea bienfaisant / présent masculine, classiqueb humaine / peine féminine, classiquec désirs / plaisirs masculine, classiquea douce / mousse féminine, classiqueb fleurir / souffrir masculine, classiquea délivre / vivre féminine, classiquea fleur / chaleur masculine, classiqueb dormante / tourmente féminine, classiquec vent / vivant masculine, classiquea impuissante / absente féminine, classiqueb couleur / douleur masculine, classiquec superbes / gerbes féminine, classiqued fatal / mal masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.4· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
314 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres poétiques, PARIS, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1878· numérisation wikisource.org· Sources