Les voix du silence, 1864
XVIII. Psaume de combat
I
L’air est pesant, le ciel‖ est gris ; la route ardueTourne autour d’un abîme,‖ étroite et suspendue.Point d’arbres et point d’eau,‖ pas un brin de gazon.Les cratères éteints‖ qui ferment l’horizonSont fouillés par la foudre‖ et l’ouragan charrieDes flots de sable rouge‖ et de noire scorie.Les loups et les chacals,‖ ayant flairé le vent,Rentrés dans leurs charniers‖ hurlent au jour levant.
Un voyageur, à peine‖ au bout du premier stade,Va, baigné de sueur,‖ tant rude est l’escalade,Tant il porte un poids lourd,‖ tant l’air est morne et chaud,Tant il court vaillamment‖ pour monter vite et haut.Il monte, et de ses pieds‖ la chair saigne entaméePar le basalte aigu‖ dont la route est semée.Déjà d’une âpre soif‖ il sent le feu rongeur.Le matin n’eut pour lui‖ ni clartés ni fraîcheur.Dès l’aube, à son départ,‖ chaque point de l’espaceSemblait couver l’orage‖ et lancer la menace.Tout autre, ou moins croyant‖ ou moins audacieux,Se serait défié‖ de la terre et des cieux.« Le sentier où je marche,‖ uni comme un grand fleuve,M’entraîne sans secousse‖ et sans aspérités,Du monde, à chaque pas,‖ la splendeur toujours neuve,S’y déroule à mes yeux‖ dans son immensité.
« Car celui qui s’en va,‖ poussé vers l’invisible,Libre des vains désirs,‖ des sens capricieux,Vole aux fraîches clartés‖ d’une aurore paisibleEt voit dans l’univers‖ ce qui se cache aux yeux.
« Un éternel matin,‖ tout d’azur et de roses,L’embaume et le nourrit‖ de sommets en sommets ;Les ailes qu’il reçut‖ pour planer sur les chosesSont d’un or impalpable‖ et ne s’usent jamais.
« Il aime, il croit, il vole !‖ A trouver sa carrièreIl n’hésite pas plus‖ qu’un rayon de soleil ;Sans rencontrer de nuit,‖ prompt comme la lumière,Il monte à travers Dieu‖ de réveil en réveil.
« Qu’importent les rochers,‖ la route âpre et sauvage,A la foi qui s’élance,‖ à l’oiseau qui fend l’air ?A qui voit dans la nuit‖ qu’importe le nuageEt la griffe du tigre‖ à qui n’a pas de chair ?
« J’ignore quels écueils‖ se dressent dans ma vie ;Si mes noirs assaillants‖ sont rares ou nombreux ;Mais, j’ai vu par delà !‖ l’idéal me convie ;Je ne sais si je puis,‖ mais je sens que je veux.
« J’irai ! que la tempête‖ ou s’irrite ou s’apaise,Le Maître a commandé,‖ c’est à lui d’y pourvoir.J’irai ! ce lourd simoun,‖ ce fer, rien ne me pèse :Mon armure me porte…‖ elle a nom le Devoir. »
II
Le vent mugit, la trombe‖ éclate et le tonnerreFait jaillir en éclats‖ les rocs brisés ; la terre,Sous ces torrents de pluie‖ et de grêlons serrés,Lance contre le ciel‖ des traits désespérés.Les pierres et les flots‖ sur les coteaux ruissellent ;Dans les ravins comblés‖ les forêts s’amoncellent ;Tout croule et rebondit‖ sur les monts haletants ;C’est un nouvel assaut‖ des Dieux et des Titans.Les temples et les tours‖ où l’homme a son refuge,Roulent comme du sable‖ à travers ce déluge.Et quand, pour annoncer‖ la fin du châtiment,L’arc-en-ciel a brillé‖ dans un ciel plus clément,Quand les monts ébranlés‖ sont rassis sur leur centre,Hommes, troupeaux, sortis‖ un par un de quelqu’antre,Les rares survivants‖ à ces jeux du chaos,Hagards, et les yeux creux,‖ la peau collée aux os,Semblent des morts tirés‖ tout à coup de leur tombe.
Or, comme eux, échappé‖ par miracle à la trombeDe sang et de limon‖ souillé, le pèlerinÀ pas lents et boiteux‖ marchait, ferme et serein.
« Il est des régions,‖ et mon cœur les habite,Où l’air est toujours calme‖ et le flot toujours pur ;Où rien ne se lamente‖ et ne se précipite,Où l’on glisse, en chantant,‖ sur des sentiers d’azur.
« C’est la sphère où tout cède‖ à celui que tout nomme.La sphère de l’amour‖ et du renoncement,Où tout homme, inflexible‖ aux caprices de l’hommeVoulant ce que Dieu veut,‖ se soumet librement.« Où les âmes au but‖ sont doucement guidées,Comme un docile enfant,‖ par l’instinct filial ;Où rien des passions‖ ne se mêle aux idées ;Rien du réel infime‖ au suprême idéal.
« Car tous ces feux sanglants‖ qui roulent sur nos têtes,Ces obscènes vapeurs‖ qui salissent les cieux,Ces colères du vent,‖ ces foudres, ces tempêtesSont issus de la terre‖ et nés dans les bas lieux,
« Plus haut voici la paix,‖ une paix immuable !Plus haut voici l’Éden,‖ et je l’ai visité,L’Éden inaccessible‖ à ce corps misérable,Mais où l’esprit remonte‖ et plane en liberté.
« Voilà que j’y saisis‖ des fleurs insaisissablesDans ces champs interdits‖ où je vais sans effroi !Ma chair a teint de sang‖ les rochers et les sables,Mais l’orage a grondé‖ chez elle et non chez moi.
III
Plus noire, à chaque pas,‖ s’élève une poussière,Et d’infectes vapeurs‖ jaunissent l’atmosphère ;L’air est plus lourd, le soir‖ a plus d’obscurité :Le brouillard et le bruit‖ annoncent la cité.
Des regards impudents‖ et des propos cyniques,L’ivoire et l’or des chars,‖ la pourpre des tuniques,De plus pompeux hochets‖ et de plus vils haillons,Des passants avinés‖ les vagues tourbillons,Des fronts suant l’orgueil‖ et l’envie et la haine…O voyageur, voici‖ la fourmilière humaine !
Autour de l’étranger,‖ les yeux, avidement,Pour y compter son or‖ fouillent son vêtement.Plus seul qu’au fond des bois‖ qui lui prêtaient leur mousse,Il va l’homme au front pur‖ qu’on raille et qu’on repousse,Toujours seul ! et la nuit‖ chez ces peuples damnés,Il dort sur le granit‖ des temples ruinés.
« Vous m’abritez partout,‖ sous vos toits, dans vos âmes,Amis ! j’ai pour chevet‖ vos genoux familiers,Au fond de ces déserts,‖ dans ces villes infâmes,J’habite à tout jamais‖ vos cœurs hospitaliers.
« Nul pacte entre les bons,‖ nul amour ne s’efface.Une fois deux esprits‖ conjurés pour le bien,En vain s’élève entre eux‖ ou le temps ou l’espace.Ils restent l’un à l’autre‖ un éternel soutien.
« Amis, je vous sens là !‖ vos pleurs, votre sourireTout survit, gais propos‖ et sévères chansons ;Et versant au banquet‖ l’ivresse de la lyre,Nos poètes encor‖ nous servent d’échansons.
« Divine Béatrix,‖ ô ma route ! ô ma vie !Je gravis à ta voix‖ la même échelle d’or ;Rien ne meurt dans la sphère‖ où je t’ai poursuivie,Ton regard m’illumine‖ et me soulève encor.
« Entre mes yeux et toi‖ toutes ces beautés viles,Tous ces tableaux impurs‖ se déroulent en vain ;En vain la dureté‖ de ces hommes servilesDément ce que je crois‖ du noble cœur humain.
« Je n’aurai pas pour eux‖ un seul mot d’anathème ;Au fort de la douleur‖ je veux nier le mal ;Je veux juger le monde‖ à travers ceux que j’aime ;Rien n’existe pour moi‖ que le seul idéal.
« Je bénis, ô mon Dieu !‖ cette foule aveuglée ;Que m’importe sa haine‖ et mon exil d’un jour !Je vis dans un désert,‖ mais mon âme est peuplée.Lançons à tout vivant‖ un cantique d’amour. »
IV
Or, la molle cité‖ qui s’endormit la veilleDans les jeux et le vin,‖ dans le sang se réveille ;Ces plaisirs ont la haine,‖ hélas ! pour lendemain ;Ce luxe à la discorde‖ a frayé le chemin.
Les uns pour garder l’or,‖ les autres pour le prendre,Dans une arène impie‖ on les voit tous descendre ;N’y cherchez pas un homme‖ à défaut de héros ;C’est un combat de chiens‖ se disputant un os.Hormis l’honneur, hormis‖ le dieu de leurs ancêtres,Ils sont prêts à servir,‖ à lécher tous les maîtres.Mais le sang coule à flots,‖ ils ont bien combattu ;Ils meurent bravement,‖ c’est leur seule vertu.
Or, sans rien espérer‖ de ces débris d’empires,Sans croire aux bons, il faut‖ lutter contre les pires.Nul quand le cri d’alarme‖ a chez nous retenti,N’est exempt du devoir‖ de choisir un parti.Tel qui fut sage hier‖ aimant la solitude,S’est armé comme un autre‖ et s’est fait multitude ;Le voilà descendu‖ sans haine et sans terreurDans ces luttes qu’il juge‖ et qui lui font horreur.
« Aimons jusqu’à la mort‖ la vérité proscrite,La justice étrangère‖ à ces fougueux troupeaux,Le droit, dont le nom seul‖ les blesse et les irrite,Et que je cherche en vain‖ sous un de leurs drapeaux.« Suivons ce qui du vrai‖ nous garde au moins quelque ombre,Dieu seul connaît ici‖ le pire et le meilleur ;Suivons dans le mépris‖ de la force et du nombre,Le chemin qu’a montré‖ le guide intérieur.
« Qu’importe une défaite,‖ un succès éphémères !La victoire a sacré‖ plus d’un vil criminel ;Mais il importe, au prix‖ de cent luttes amères,De n’avoir pas un jour‖ douté de l’Éternel.
« De n’avoir pas lavé‖ ses mains comme Pilate,Du sang de l’innocent‖ et du persécuté.De n’avoir jamais dit‖ au vil peuple qu’on flatte :« J’ai mis votre intérêt‖ avant la vérité. »
« De n’avoir pas vécu‖ dans un flegme imbécille,Niant vertus et vice‖ et cherchant le milieu,Et doutant du soleil‖ quand le regard vacille,Et se posant pour juge‖ entre Satan et Dieu.
« Je sais ce qui s’agite‖ au fond de ces querelles,Ces haines, ces désirs‖ n’effleurent pas mon cœur ;J’habite un lieu paisible‖ et plane au-dessus d’elles…Je ne vois pas le monde‖ en sceptique moqueur.
« Je crois au but divin‖ que poursuit et qu’ignoreTout ce peuple inquiet‖ détourné de sa loi :J’entrevois l’idéal,‖ je le sens, je l’adore ;Je crois !… Je veux agir‖ pour attester ma foi. »
V
Il frappe, il est frappé,‖ son sang coule ; il demeureSous son drapeau vaincu‖ jusqu’à la dernière heure ;Il tombe, il se redresse :‖ et jusqu’au trait mortel,Impassible au combat‖ comme un prêtre à l’autel,Puisqu’il a dû braver,‖ hélas ! la pitié sainte,Il brave les douleurs‖ et n’a pas une plainte.Homme, encore un effort !‖ Voici le dard vainqueur,Le dard empoisonné‖ qui perce jusqu’au cœur ;Donne un dernier baiser‖ à la croix de ton glaive !Il pâlit, il s’affaisse‖ et plus ne se relève ;Et le feu qui succède‖ à l’horrible frisson,Jusqu’au fond de ses os‖ coule avec le poison ;Pas de fibre en son corps‖ que la douleur ne ronge ;C’est le suprême assaut‖ qui longtemps se prolonge.Sans vivre et sans mourir,‖ cette chair qui se tordSentira jusqu’au soir‖ les affres de la mort ;Sous les pieds des chevaux‖ elle est déjà foulée,Que l’âme encor persiste‖ et n’est pas envolée.Il faut, tant que ce cœur‖ palpite vaguement,Il faut qu’il soit broyé‖ comme le pur froment.« Je vois dans ces jardins‖ la cité fraternelle,Aux murs de jaspe et d’or‖ cimentés par l’amour ;La porte ouverte à tous‖ n’a pas de sentinelle ;Des harpes et des voix‖ chantent sur chaque tour.
« Un arbre aux larges bras‖ couvre sa vaste enceinte,Immense et lumineux‖ et semblable au soleil ;Il verse en tous les temps‖ sur cette ville sainte,Et des fruits et des fleurs‖ germes d’un sang vermeil.
« Chacun remplit sa coupe‖ à ce vin délectable ;Chacun se rassasie‖ à ces fruits de la croix ;Et sur un trône assis,‖ préside à cette tableJésus, crucifié,‖ seul survivant des rois.
« Les anges, par milliers,‖ vêtus de robes blanches,Promènent dans les airs‖ la lyre et l’encensoir,Et de leurs yeux profonds,‖ bleus comme des pervenches,Des gouttes de parfum‖ pleuvent matin et soir.« Je les vois d’une étoile‖ où mon âme est bercée ;J’en jouis avec calme‖ et sans étonnement.La douce vision,‖ présente à ma pensée,N’a jamais eu de fin‖ ni de commencement. »
VI
Les affreux visiteurs‖ des morts sans funérailles,La hyène et le chacal‖ fouillent dans ses entrailles ;Cette chair se dissout,‖ et de ses noirs lambeaux,Ce qu’a dédaigné l’aigle‖ est pris par les corbeaux.Je ne sais quoi d’infect‖ et de rongeur habiteEt se tord vaguement‖ dans le creux de l’orbite.L’air autour de ce corps‖ trace un cercle empestéD’où fuit avec horreur‖ le pâtre épouvanté.Cependant d’autres morts,‖ menés en grandes pompes,Provoquent les éclats‖ des lyres et des trompes.Étant de ces vainqueurs‖ sur qui le siècle ment,Tel immonde assassin‖ aura son monument ;Jeté par sa défaite‖ au charnier de l’histoire,Le sage doit périr‖ jusque dans sa mémoire,Heureux si, des affronts‖ défendu par l’oubli,Son nom meurt tout entier‖ et reste enseveli.
Plus juste, au moins, plus douce‖ à ceux que l’homme accable,La terre à tous les morts‖ rend un honneur semblable :Sur ces pâles débris‖ versant les mêmes pleurs,Elle en tire, à son jour,‖ de la pourpre et des fleurs.Mais du morne creuset‖ où se fait ce miracle,Les êtres purs ont fui‖ l’effroyable spectacle ;Le squelette a blanchi‖ sur un tertre plus vert,Et ce lieu redouté‖ demeure encor désert.Les louveteaux, parfois,‖ viennent quand l’heure est noire,Pour aiguiser leurs dents‖ remâcher cet ivoire ;Et font, en se jouant‖ à travers le gazon,Rouler ce crâne auguste‖ où siégeait la raison.
« Que j’ai fait de chemin,‖ jusque dans le ciel même,A travers des soleils‖ parcourus sans efforts,Depuis que j’ai conquis‖ la liberté suprême,Celle qui nous délivre‖ à jamais de ce corps.
« Quand l’homme a secoué‖ sa dépouille grossière,Quand la terre a repris‖ tout ce qu’elle a donné,Des astres, plus nombreux‖ que ces grains de poussière,Font cortège à l’esprit‖ de sa gloire étonné.
« Le faucheur, tout l’été,‖ dans ces plaines fécondes,Tranchera moins d’épis‖ et de brins de gazonQue mes ailes, d’un coup,‖ n’ont soulevé de mondesDans ces champs de l’azur‖ qui n’ont plus d’horizon.
« Comme un rayon, sitôt‖ qu’a passé le nuage,Jaillit, court en tous sens‖ à travers le ciel bleu,Du poids qui l’accablait‖ mon âme se dégageEt grandit sans trouver‖ d’autres bornes que Dieu.
« Je monte à l’infini‖ sans vous atteindre encore,Sans toucher le milieu‖ de votre immensité ;Enveloppé de vous,‖ Seigneur, je vous ignore :A peine ai-je entrevu‖ l’éternelle beauté !
« Plus près ! que l’infini‖ m’attire et me pénètre,Enlacez-moi d’un nœud‖ plus étroit et plus doux !Plus près encor, Seigneur !‖ attirez tout mon être,Puisqu’il demeure entier‖ quand je me perds en vous.
« Voilà que j’ai franchi‖ tout l’azur, tout l’espace…J’ai mis les vastes cieux‖ entre la terre et moi ;Et je ne suis qu’au bord,‖ Seigneur ! à la surface…Mais j’ai l’éternité‖ pour me plonger en toi.
« Rien ne m’enchaîne plus‖ à cette terre obscure,Rien ne peut plus cacher‖ à mes yeux le vrai jour.Rien ne t’ôtera plus,‖ mon Dieu, ta créature :L’abîme est entre nous‖ comblé par ton amour. »
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 62[aa] 40[abab]
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a ardue / suspendue féminine, classiqueb gazon / l’horizon masculine, classiquec charrie / scorie féminine, classiqued vent / levant masculine, classiquea stade / l’escalade féminine, classiqueb chaud / haut masculine, classiquec entamée / semée féminine, classiqued rongeur / fraîcheur masculine, classiquee l’espace / menace féminine, classiquef audacieux / cieux masculine, classiqueg fleuve / neuve féminine, classiqueh aspérités / immensité masculine, non classiquea l’invisible / paisible féminine, classiqueb capricieux / yeux masculine, classiquea roses / choses féminine, classiqueb sommets / jamais masculine, classiquea carrière / lumière féminine, classiqueb soleil / réveil masculine, classiquea sauvage / nuage féminine, classiqueb l’air / chair masculine, classiquea vie / convie féminine, classiqueb nombreux / veux masculine, classiquea s’apaise / pèse féminine, classiqueb pourvoir / Devoir masculine, classiquea tonnerre / terre féminine, classiqueb serrés / désespérés masculine, classiquec ruissellent / s’amoncellent féminine, classiqued haletants / Titans masculine, classiquee refuge / déluge féminine, classiquef châtiment / clément masculine, classiqueg centre / quelqu’antre féminine, classiqueh chaos / os masculine, classiquei tombe / trombe féminine, classiqueb pèlerin / serein masculine, classiquea habite / précipite féminine, classiqueb pur / d’azur masculine, classiquea nomme / l’homme féminine, classiqueb renoncement / librement masculine, classiquec guidées / idées féminine, classiqued filial / idéal masculine, classiquea têtes / tempêtes féminine, classiqueb cieux / lieux masculine, classiquea immuable / misérable féminine, classiqueb visité / liberté masculine, classiquea insaisissables / sables féminine, classiqueb effroi / moi masculine, classiquea poussière / l’atmosphère féminine, classiqueb d’obscurité / cité masculine, classiquea cyniques / tuniques féminine, classiqueb haillons / tourbillons masculine, classiquec haine / humaine féminine, classiquea avidement / vêtement masculine, classiqueb mousse / repousse féminine, classiquec damnés / ruinés masculine, classiquea âmes / infâmes féminine, classiqueb familiers / hospitaliers masculine, classiquea s’efface / l’espace féminine, classiqueb bien / soutien masculine, classiquea sourire / lyre féminine, classiqueb chansons / d’échansons masculine, classiquea vie / poursuivie féminine, classiqueb d’or / encor masculine, classiquea viles / serviles féminine, classiqueb vain / humain masculine, classiquea d’anathème / j’aime féminine, classiqueb mal / idéal masculine, classiquea aveuglée / peuplée féminine, classiqueb jour / d’amour masculine, classiquea veille / réveille féminine, classiqueb lendemain / chemin masculine, classiquea prendre / descendre féminine, classiqueb héros / os masculine, classiquec ancêtres / maîtres féminine, classiqued combattu / vertu masculine, classiquea d’empires / pires féminine, classiqueb retenti / parti masculine, classiquec solitude / multitude féminine, classiqued terreur / horreur masculine, classiquea proscrite / irrite féminine, classiqueb troupeaux / drapeaux masculine, classiquec ombre / nombre féminine, classiqued meilleur / intérieur masculine, classiquea éphémères / amères féminine, classiqueb criminel / l’Éternel masculine, classiquea Pilate / flatte féminine, classiqueb persécuté / vérité masculine, classiquea imbécille / vacille féminine, classiqueb milieu / Dieu masculine, classiquea querelles / d’elles féminine, classiqueb cœur / moqueur masculine, classiquea qu’ignore / l’adore féminine, classiqueb loi / foi masculine, classiquea demeure / heure féminine, classiqueb mortel / l’autel masculine, classiquec sainte / plainte féminine, classiqued vainqueur / cœur masculine, classiquee glaive / relève féminine, classiquef frisson / poison masculine, classiqueg ronge / prolonge féminine, classiqueh tord / mort masculine, classiquei foulée / envolée féminine, classiquej vaguement / froment masculine, classiquek fraternelle / sentinelle féminine, classiquel l’amour / tour masculine, classiquea enceinte / sainte féminine, classiqueb soleil / vermeil masculine, classiquea délectable / table féminine, classiqueb croix / rois masculine, classiquea blanches / pervenches féminine, classiqueb l’encensoir / soir masculine, classiquec bercée / pensée féminine, classiqued étonnement / commencement masculine, classiquea funérailles / entrailles féminine, classiqueb lambeaux / corbeaux masculine, classiquec habite / l’orbite féminine, classiqued empesté / épouvanté masculine, classiquee pompes / trompes féminine, classiquef ment / monument masculine, classiqueg l’histoire / mémoire féminine, classiqueh l’oubli / enseveli masculine, classiquea accable / semblable féminine, classiqueb pleurs / fleurs masculine, classiquec miracle / spectacle féminine, classiqued vert / désert masculine, classiquee noire / ivoire féminine, classiquef gazon / raison masculine, classiquea même / suprême féminine, classiqueb efforts / corps masculine, classiquea grossière / poussière féminine, classiqueb donné / étonné masculine, classiquea fécondes / mondes féminine, classiqueb gazon / d’horizon masculine, classiquea nuage / dégage féminine, classiqueb bleu / Dieu masculine, classiquea encore / ignore féminine, classiqueb immensité / beauté masculine, classiquea pénètre / être féminine, classiqueb doux / vous masculine, classiquea l’espace / surface féminine, classiqueb moi / toi masculine, classiquea obscure / créature féminine, classiqueb jour / amour masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
284 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Voix du silence, PARIS, E. DENTU, ÉDITEUR, 1865· numérisation wikisource.org· Sources