Varia, 1844‑1879
XIV. Au bord du puits
Le puits profond était‖ poli comme un miroir ;Le ciel s'y reflétait‖ tout bleu, pur de nuages,Faisant d'azur et d'or‖ un nimbe aux frais visagesDes amoureux penchés‖ et ravis de s'y voir.
Sur le riant cristal‖ encadré d'un mur noirSe jouaient leurs yeux vifs‖ en mille badinages ;Lancés du bout du doigt‖ entre ces deux images,Les baisers voltigeaient‖ dans le sombre couloir.
Voici qu'aux doux signaux‖ et qu'à l'œillade folleLa source en bouillonnant‖ vient couper la parole :Du flot qui les traduit‖ le sourire est moins clair…
Mais pour se mieux parler,‖ dans ces brèves tempêtes.Mêlant leurs cheveux blonds,‖ ils rapprochaient leurs têtes,Et les baisers cessaient‖ de se perdre dans l'air.
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 1 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd eed
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a miroir / voir masculine, classiqueb nuages / visages féminine, classiquea noir / couloir masculine, classiqueb badinages / images féminine, classiquea folle / parole féminine, classiqueb clair / l'air masculine, classiquea tempêtes / têtes féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres poétiques, PARIS, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1880· numérisation archive.org· Sources