Poésies complètes, 1914· Impressions et souvenirs· Ailleurs
Destin
Réponse à Charles Le Goffic.
Viens au soleil, mon doux‖ ami : console-toi.Efface de tes yeux‖ la lune acariâtre.Il fallait que la foudre‖ incendiât le toitEt que le vent soufflât sur l’âtre.
Les clos d’Alésia‖ ne sont-ils plus en fleur ?Le drame magnifique‖ et cruel devait être.Ce n’est que dans le sang‖ et parmi la douleurQue l’auguste enfant pouvait naître :
L’enfant qui, mariant‖ le sensible au divin,Mira le rêve celte‖ au fil latin de l’ondeEt, sous le plus léger‖ des firmaments, devintL’honneur et la beauté du monde.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Alexandrins et octosyllabes (9 de 12, 3 de 8)· profil 8, 6+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a console-toi / toit masculine, non classiqueb acariâtre / l’âtre féminine, classiquea fleur / douleur masculine, classiqueb être / naître féminine, classiquea divin / devint masculine, non classiqueb l’onde / monde féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.7· écart moyen à la rime classique 1.7
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies complètes, Paris, Librairie Plon, 1922· numérisation wikisource.org· Sources