Poésies complètes, 1914· Impressions et souvenirs· Ailleurs
L’Algeiras
À Madame Herter.
Je vous envoie une brancheDe cet ajonc grêle et rasQu’ici l’on nomme algeiras,Dont la fleur est presque blanche.
Plante ingrate au teint roussiPar l’ardente canicule,Chez nous le vent la bouscule :Le soleil la brûle ici.
Mais c’est bien la même plante,Le même air déshéritéEt, fût-ce au cœur de l’été,La même âme violente.
Rien en elle n’a changé,Sauf la couleur des pétales,Et, loin des landes natales,L’ajonc reste un insurgé.
(Saint-Julien-lès-Marseille.)
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 4(abba)
- Mètre
- Heptasyllabes
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a branche / blanche féminine, classiqueb ras / algeiras masculine, classiquea roussi / ici masculine, classiqueb canicule / bouscule féminine, classiquea plante / violente féminine, classiqueb déshérité / l’été masculine, classiquea changé / insurgé masculine, classiqueb pétales / natales féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.5· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies complètes, Paris, Librairie Plon, 1922· numérisation wikisource.org· Sources