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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Essais poétiques, 1865

Le roi robert de Sicile

Traduit de Longfellow

Pamphile Le May· LÉGENDE SICILIENNE· 17 distiquess, alexandrins, 290 vers

La Saint-Jean approchait.‖ Le soir de la vigile,Le superbe Robert‖ souverain de Sicile,Frère du pape Urbain‖ et du puissant Valmond,Affectant pour l'Église‖ un respect bien profond,Vint, suivant la coutume,‖ en pompeux équipages,A l'office de Vêpre ;‖ et chevaliers et pagesA genoux contre lui,‖ priaient avec ferveurPendant qu'il écoutait‖ le chant sacré du chœur.

Or les prêtres, debout‖ au fond de la chapelle,Dirent Magnificat‖ d'une voix solennelle ;Et le chant alterné‖ des sublimes versetsFit retentir la nef‖ que de ses doux refletsUn beau soleil couchant‖ illuminait encore.Et le roi fut frappé‖ d'une strophe sonoreQui retentit soudain‖ comme le bruit des flots.Il fit attention‖ et put saisir ces mots :Deposuit potentes de sede, et exaltavit humiles !Alors, avec lenteur‖ mais avec arrogance,Levant son front royal,‖ au prêtre qui s'avanceIl dit : « Explique-moi‖ ce singulier refrain. »Le prêtre lui répond‖ avec un air serein :« Son bras a renversé‖ les puissants de leur siège,« Élevé le mortel‖ que l'infortune assiège ! »En entendant cela,‖ le monarque, surpris,Murmure avec colère‖ et d'un ton de mépris :— « C'est bien heureux pour vous‖ que les clercs et les prêtres« Comprennent seuls ces mots‖ séditieux et traîtres,« Et que dans toute église‖ on les chante en latin !« Mais que peuples et clercs‖ tiennent bien pour certain« Que nul pouvoir ne peut‖ me descendre du trône ! »Et bercé doucement‖ par le chant monotoneQui roule cadencé‖ sous l'antique plafond,Il tombe, tout à coup,‖ dans un sommeil profond.

Quand il se réveilla‖ la nuit était venue.Il était seul. L'église‖ était déserte et nue ;Et pas une lueur‖ n'éclairait le vitreau.La lampe de l'autel,‖ sur le sombre carreau,Laissait seule flotter‖ quelques rayons funèbres.Il se lève étonné,‖ plonge dans les ténèbresUn regard où la rage‖ est mêlée à l'effroi,D'une main incertaine‖ effleurant la paroi,Il cherche pour sortir‖ la porte accoutumée :Mais il la trouve, hélas !‖ soigneusement fermée.C'est en vain qu'il appelle‖ et qu'il jure par Dieu,Personne ne l'entend‖ en dehors du saint lieu ;Et ses cris redoublés‖ font tressaillir, les dallesComme des prêtres morts‖ qui riraient dans les stalles !Cependant ses clameurs‖ ont enfin réveilléLe pieux sacristain‖ qui court, tout effrayé,Pensant que des voleurs‖ ont envahi l'église ;Et sa lampe qu'agite‖ une légère brise,Dans chaque angle lui montre‖ un fantôme qui fuit :— « Qui va là ? Répondez.‖ D'où provient tout ce bruit ? »Dit-il, mais d'une voix‖ que la frayeur altère.Le roi Robert répond,‖ enflammé de colère :— « Pourquoi cette demande ?‖ Ouvre ; c'est moi, le roi !…« Ouvre donc ; as-tu peur ?‖ Je te le dis, c'est moi ! »— « C'est quelque vagabond‖ dans un état d'ivresse :« Puisse Dieu le punir‖ de sa scélératesse ! »Grommela, tout ému,‖ le pauvre sacristain :Puis la porte roula‖ sur ses vieux gonds d'airain.Un homme alors parut‖ marchant d'un pas rapide,Sans chapeau, sans habit,‖ presque nu, l'œil livide ;Il ne dit pas un mot‖ en franchissant le seuil :Ne tourna point son front‖ que relevait l'orgueil ;Mais il glissa sans bruit,‖ à travers la nuit sombre,Comme un spectre lugubre,‖ et disparut dans l'ombre.

De ses habits royaux‖ tristement dépouillé ;Recouvert à demi‖ d'un haillon tout souillé,Le frère de Valmond‖ empereur d'AllemagneEt du grand pape Urbain‖ souverain de Romagne,Robert roi de Sicile‖ arrive à son palais,Renverse avec fureur‖ les timides valetsQue le bruit fait partout‖ venir sur son passage :La honte et le dépit‖ sont peints sur son visage :Il entre dans la cour ;‖ il monte l'escalier,Et le flambeau qui brille‖ au-dessus du palierFait reluire son front‖ d'une pâleur affreuse :Sans écouter les cris‖ d'une foule nombreuse,Dans les longs corridors‖ il s'élance en courant.Rien ne peut l'arrêter,‖ et d'un bond il se rendAu salon des banquets‖ que la lumière inondeEt qu'il trouve rempli‖ de plaisirs et de monde.

Là sur son trône d'or‖ il voit un roi nouveauQui porte sa couronne‖ et son royal manteau.Ce roi ressemble en tout‖ à Robert de Sicile :Même voix, mêmes traits‖ et même abord facile,Mais avec un rayon‖ de céleste clarté :C'était un ange. Et, bien‖ que sa mâle beautéRemplit l'appartement‖ d'une lumière étrange,Personne ne croyait‖ que ce roi fut un ange.

Après quelques instants‖ d'une morne stupeurLe monarque sans trône‖ est saisi de fureur,Et sur l'ange impassible‖ il fixe un œil de flamme ;Mais l'ange, souriant‖ du trouble de son âme,Lui dit : « Quel est ton nom ?‖ Que viens-tu faire ici ? »Robert, plus furieux,‖ feint de sourire aussi,Mais d'un souris moqueur‖ et rempli de malice :— « Tu veux savoir mon nom,‖ homme plein d'artifice ?« Je suis Robert ! et toi,‖ tu n'es qu'un imposteur !« Je réclame mon trône‖ et de toi n'ai point peur ! »La foule, en entendant‖ ces atroces injures,Fit retentir, au loin,‖ de menaçants murmures ;Et les grands de la cour,‖ pour punir l'insolent,Tirèrent du fourreau‖ le glaive étincelantMais l'ange, reprenant‖ aussitôt la parole,En le raillant lui dit‖ sur un ton bénévole :— « Non, tu n'es pas le roi ;‖ tu n'es que son bouffon.« Tu porteras demain‖ le collet en feston,« Les grelots éveillés‖ et le chapeau conique ;« Tu prendras des leçons‖ d'un vieux singe comique :« A tous mes serviteurs‖ tu devras le respect,« Et tu seras soumis‖ au plus humble valet. »

C'est en vain que Robert‖ jure, prie et menace,On est sourd à ses cris ;‖ il ne trouve point grâce.On le pousse, en riant,‖ au bas des escaliers ;Un groupe jovial‖ de petits écuyersCourt au-devant de lui‖ se moquant de ses larmes ;Puis, au moment qu'il sort,‖ les soldats, sous les armes,Par un rire éclatant‖ font défaillir son cœur.Alors on applaudit,‖ et puis un cri moqueur :« Vive le roi ! » s'élève‖ au milieu de la foule,Et d'échos en échos‖ sous les toits ce cri roule.

Quand les premiers reflets‖ du matin radieuxAvec l'odeur des prés‖ montèrent vers les cieux,Robert se réveilla,‖ se disant en lui-même :« Le rêve que j'ai fait‖ est d'une horreur extrême ! »Mais lorsqu'il se tourna‖ sur son dur oreillerPour fuir ce rêve horrible‖ et mieux se réveiller,Il entendit frémir‖ la paille de sa couche.Alors il entr'ouvrit‖ un œil sombre et farouche,Et vit, à ses côtés,‖ le casque et les grelots,Et les coursiers fougueux‖ qui de leurs durs sabotsBattaient, en hennissant,‖ le pavé de l'étable ;Il vit, dans un des coins‖ de ce lieu détestable,Accroupi près du mur‖ et grugeant un quignon,Le singe qu'il avait‖ alors pour compagnon.Ce n'était pas un rêve !‖ et sa gloire premièreS'était, dans un moment,‖ en allée en poussière !

Plus d'un jour s'écoula.‖ La Sicile eut encor,Comme au temps de Saturne,‖ un heureux âge d'or !Chaque automne on avait,‖ sous le règne de l'Ange,Champs couverts de moissons‖ et féconde vendange !Et l'antique géant‖ que Jupin enchaîna,Encelade dormait‖ sous le brûlant Etna !

Mais Robert cependant‖ voyait fuir les journéesSans que rien n'adoucit‖ ses tristes destinées.Il était sombre et dur,‖ et portait les chiffonsDont on avait toujours‖ affublé les bouffons.Pour se moquer de lui‖ les valets et les pagesVenaient lui demander‖ si ces beaux apanagesAvaient toujours été‖ ses vêtements royaux.Sur sa table on portait‖ les plus mauvais morceaux,Les superbes coursiers‖ et le vieux singe immondeÉtaient les seuls amis‖ qu'il connut dans le monde.Il n'en était pourtant‖ guère moins orgueilleux.Lorsqu'il se promenait,‖ pensif et malheureux,Souvent l'ange, prenant‖ une démarche grave,Venait à sa rencontre,‖ et d'une voix suaveMais d'un ton qui pouvait‖ lui causer de l'effroi,En se penchant vers lui,‖ disait : « Es-tu le roi ? »Alors une rougeur‖ couvrait ses traits livides,Il relevait son front‖ sillonné par les rides,Et puis lui répondait‖ avec rage et hauteur :— « Oui ! oui ! je suis le roi !‖ Tu n'es qu'un imposteur ! »

Trois ans étaient passés.‖ Une riche ambassadeVint s'arrêter, un soir,‖ devant la colonnadeDe l'antique palais‖ des rois siciliens,Après avoir quitté‖ les bords danubiens.Elle se composait‖ de brillants personnages,Nobles et fiers porteurs‖ de gracieux messagesQue l'empereur Valmond‖ à Robert envoyait,Pour lui dire qu'Urbain‖ leur frère le priaitD'oublier, un moment,‖ les soucis du royaume,Et de venir passer‖ la Grand'Semaine à Rome,Afin d'être témoin‖ de la solennitéQue l'on apporte au culte‖ en la sainte cité.

L'Ange reçut alors,‖ avec magnificence,Ces nobles envoyés‖ d'une grande puissance.Il les fêta, leur fit‖ les présents les plus beaux :De riches bracelets,‖ de superbes anneaux,Des manteaux de velours‖ bordés de peaux d'hermine,Et des habits brodés‖ d'une étoffe très-fine.Il partit avec eux,‖ et les légers vaisseaux,Toutes voiles au vent,‖ sillonnèrent les eaux.

Sur le sol italien‖ la noble cavalcadeFièrement chevaucha,‖ de bourgade en bourgade,Avec éperons d'or‖ et vigoureux coursiers,Grands panaches de plume‖ et brillants étriers.Assis comiquement‖ sur une vieille rosseDont le poil rude et long‖ défiait toute brosse ;Qui, tour à tour, amblait,‖ galopait, trottinait,A la suite des grands‖ le roi Robert venait.Ses légers oripeaux‖ voltigeaient à la brise ;Le singe, à ses côtés,‖ grimaçait à sa guise ;Et des troupes d'enfants‖ ricaneux et bavards,Pour le voir chevaucher,‖ venaient de toutes parts.

Le pape reçut bien‖ ses hôtes magnifiques,Et vint au-devant d'eux‖ sous ses vastes portiques.Dans l'église Saint-Pierre,‖ avec émotion,A chacun il donna‖ sa bénédiction.De ses musiciens‖ la bande réunieFit résonner les airs‖ d'une douce harmonie.

Or pendant qu'avec l'Ange‖ il conversait gaîment,Robert le vieux bouffon‖ s'avance hardiment,Range la multitude‖ et s'écrie à voix haute :— « Je suis le roi Robert !‖ Chasse, bien loin, cet hôte !« C'est un vil scélérat‖ qui se déguise en roi !« Le seul roi de Sicile,‖ ô saint Père, c'est moi !« Si je suis malheureux,‖ ma pénible misère« Ne doit pas t'empêcher‖ de reconnaître un frère ! »Surpris de ce discours‖ le vénérable UrbainInterroge des yeux‖ le visage sereinDe l'Ange qui sourit‖ et ne veut rien lui dire.Mais l'empereur Valmond,‖ en éclatant de rire :— « C'est vraiment, reprit-il,‖ une belle façon« De garder à ta cour‖ un vrai fou pour bouffon ! »Et le pauvre Robert,‖ honteux, la tête basse,Est bientôt relégué‖ parmi la populace.

Cependant l'on chôma,‖ dans l'illustre cité,La Sublime Semaine‖ avec solennité ;Et, le samedi-saint,‖ une vive lumièreResplendit dans le ciel‖ d'une étrange manière.La présence de l'ange,‖ avant que le soleilN'eut doré les coteaux‖ de son éclat vermeil,Faisait briller les airs‖ d'une divine teinte,Et les chrétiens, remplis‖ de ferveur et de crainte,Croyaient que le Sauveur,‖ sorti de son tombeau,S'élevait triomphant‖ vers le ciel de nouveau !Le malheureux bouffon‖ sur sa couche de cendreVit, dans le même temps,‖ quelques rayons descendreEt remplir son taudis‖ d'une grande splendeur ;Puis, une voix du ciel‖ vint lui parler au cœur,Il entendit frémir,‖ dans l'air limpide et calme,Les replis d'un linceul,‖ les feuilles d'une palme ;Et, tombant à genoux,‖ navré par les douleurs,Le front contre le sol,‖ il versa bien des pleurs,

Après un mois passé‖ sous le beau ciel de RomeLes deux frères d'Urbain‖ vinrent dans leur royaume,Le monarque Valmond,‖ aux bords DanubiensFut avec allégresse‖ accueilli par les siens ;Et l'ange dirigea‖ ses pompeux équipagesJusques à Salerno‖ qui dort sur les rivages ;Et de là ses vaisseaux‖ fendant le flot amer,Voguèrent vers Palerme‖ au-delà de la mer.Longtemps après, un jour‖ qu'il était sur son trône,Le sceptre dans la main,‖ sur le front la couronne,Il entendit sonner,‖ au clocher du couvent,La prière du soir‖ que les ailes du ventOu les anges de Dieu‖ portaient, avec mystère,Et de la terre au ciel‖ et du ciel à la terre.Il invita sa cour‖ à sortir un moment,Et fit dire au bouffon‖ de venir promptement.Et quand ils furent seuls‖ dans la salle splendideIl lui dit de nouveau‖ d'un ton doux et candide :« Es-tu le roi ? » Robert‖ courbant la tête alors,Et poussant un soupir,‖ l'âme en proie aux remords,Répondit humblement‖ aux paroles de l'ange :« Je ne suis qu'un méchant‖ dont le Très-Haut se venge !« Mon orgueil a tourné‖ contre moi le Seigneur !« L'aspect de mon péché‖ me remplit de terreur :« J'entrerai dans un cloître‖ et ferai pénitence !« Et, jusqu'à ce que j'aie‖ expié mon offense,« Je monterai, pieds-nus,‖ devant le monde entier« Du ciel qui me punit‖ le douloureux sentier ! »Et pendant qu'il parlait,‖ plus suave que l'ambre,Un céleste parfum‖ remplit toute la chambre.D'un éclat merveilleux‖ l'ange saint resplendit.Et par une fenêtre‖ alors on entendit,Malgré tout le fracas‖ et les cris de la place,Le chant alternatif‖ plein de force et de grâceDes bons religieux‖ du vieux cloître voisinQui chantaient ce verset‖ du cantique divin :Deposuit potentes de sede, et exaltavit humiles !« Son bras a renversé‖ les puissants de leur siège,« Élevé le mortel‖ que l'infortune assiège ! »Et plus haut que ce chant‖ retentit une voix,Douce comme les chœurs‖ des oiseaux sous les bois,Les murmures joyeux‖ d'une vive fontaine,Ou les vibrations‖ d'une cloche lointaine :— « Robert, je suis un ange,‖ et vous êtes le roi ! »En entendant ces mots‖ Robert, saisi d'effroi,Pour voir l'ange leva‖ son humide paupière,Hélas, il était seul !‖ Et l'ange de lumière,Vers le divin séjour‖ avait pris son essor !…Il était revêtu‖ d'un manteau de drap d'or ;Son noble front portait‖ la couronne royale !Et quand les courtisans‖ entrèrent dans la salleIls le trouvèrent seul‖ qui priait humblementA genoux et plongé‖ dans le recueillement !

Versification

Forme
17 distiquess (distiques)
Rimes
144((aa))
Mètre
Alexandrins· profil 6+6
Strophes
17 distiquess
Mots à la rime
a vigile / Sicile féminine, classiqueb Valmond / profond masculine, classiquec équipages / pages féminine, classiqued ferveur / chœur masculine, classiquea chapelle / solennelle féminine, classiqueb versets / reflets masculine, classiquec encore / sonore féminine, classiqued flots / mots masculine, classiquee arrogance / s'avance féminine, classiquef refrain / serein masculine, classiqueg siège / assiège féminine, classiqueh surpris / mépris masculine, classiquei prêtres / traîtres féminine, classiquej latin / certain masculine, classiquek trône / monotone féminine, classiquel plafond / profond masculine, équivalentea venue / nue féminine, classiqueb vitreau / carreau masculine, classiquec funèbres / ténèbres féminine, classiqued l'effroi / paroi masculine, classiquee accoutumée / fermée féminine, classiquef Dieu / lieu masculine, classiqueg dalles / stalles féminine, classiqueh réveillé / effrayé masculine, classiquei l'église / brise féminine, classiquej fuit / bruit masculine, classiquek altère / colère féminine, classiquel roi / moi masculine, classiquem d'ivresse / scélératesse féminine, classiquen sacristain / d'airain masculine, classiqueo rapide / livide féminine, classiquep seuil / l'orgueil masculine, classiqueq sombre / l'ombre féminine, classiquea dépouillé / souillé masculine, classiqueb d'Allemagne / Romagne féminine, classiquec palais / valets masculine, classiqued passage / visage féminine, classiquee l'escalier / palier masculine, classiquef affreuse / nombreuse féminine, classiqueg courant / rend masculine, classiqueh inonde / monde féminine, classiquea nouveau / manteau masculine, classiqueb Sicile / facile féminine, classiquec clarté / beauté masculine, classiqued étrange / ange féminine, classiquea stupeur / fureur masculine, classiqueb flamme / âme féminine, classiquec ici / aussi masculine, classiqued malice / d'artifice féminine, classiquee imposteur / peur masculine, classiquef injures / murmures féminine, classiqueg l'insolent / étincelant masculine, classiqueh parole / bénévole féminine, classiquei bouffon / feston masculine, classiquej conique / comique féminine, classiquek respect / valet masculine, classiquea menace / grâce féminine, classiqueb escaliers / écuyers masculine, classiquec larmes / armes féminine, classiqued cœur / moqueur masculine, classiquee foule / roule féminine, classiquea radieux / cieux masculine, classiqueb lui-même / extrême féminine, classiquec oreiller / réveiller masculine, classiqued couche / farouche féminine, classiquee grelots / sabots masculine, classiquef l'étable / détestable féminine, classiqueg quignon / compagnon masculine, classiqueh première / poussière féminine, classiquea encor / d'or masculine, classiqueb l'Ange / vendange féminine, classiquec enchaîna / Etna masculine, classiquea journées / destinées féminine, classiqueb chiffons / bouffons masculine, classiquec pages / apanages féminine, classiqued royaux / morceaux masculine, classiquee immonde / monde féminine, classiquef orgueilleux / malheureux masculine, classiqueg grave / suave féminine, classiqueh l'effroi / roi masculine, classiquei livides / rides féminine, classiquej hauteur / imposteur masculine, classiquea ambassade / colonnade féminine, classiqueb siciliens / danubiens masculine, classiquec personnages / messages féminine, classiqued envoyait / priait masculine, classiquee royaume / Rome féminine, classiquef solennité / cité masculine, classiquea magnificence / puissance féminine, équivalenteb beaux / anneaux masculine, classiquec d'hermine / très-fine féminine, classiqued vaisseaux / eaux masculine, classiquea cavalcade / bourgade féminine, classiqueb coursiers / étriers masculine, classiquec rosse / brosse féminine, classiqued trottinait / venait masculine, classiquee brise / guise féminine, classiquef bavards / parts masculine, classiquea magnifiques / portiques féminine, classiqueb émotion / bénédiction masculine, classiquec réunie / harmonie féminine, classiquea gaîment / hardiment masculine, classiqueb haute / hôte féminine, classiqued misère / frère féminine, classiquee Urbain / serein masculine, classiquef dire / rire féminine, classiqueg façon / bouffon masculine, classiqueh basse / populace féminine, classiquea cité / solennité masculine, classiqueb lumière / manière féminine, classiquec soleil / vermeil masculine, classiqued teinte / crainte féminine, classiquee tombeau / nouveau masculine, classiquef cendre / descendre féminine, classiqueg splendeur / cœur masculine, classiqueh calme / palme féminine, classiquei douleurs / pleurs masculine, classiquea Rome / royaume féminine, classiqueb Danubiens / siens masculine, classiquec équipages / rivages féminine, classiqued amer / mer masculine, équivalentee trône / couronne féminine, classiquef couvent / vent masculine, classiqueg mystère / terre féminine, classiqueh moment / promptement masculine, classiquei splendide / candide féminine, équivalentej alors / remords masculine, classiquek l'ange / venge féminine, classiquel Seigneur / terreur masculine, classiquem pénitence / offense féminine, classiquen entier / sentier masculine, classiqueo l'ambre / chambre féminine, classiquep resplendit / entendit masculine, classiqueq place / grâce féminine, classiquer voisin / divin masculine, classiquet voix / bois masculine, classiqueu fontaine / lointaine féminine, classiquev roi / d'effroi masculine, classiquew paupière / lumière féminine, classiquex essor / d'or masculine, classiquey royale / salle féminine, classiquez humblement / recueillement masculine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 1.1· écart moyen à la rime classique 0.0

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

290 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Essais poétiques, QUÉBEC, G. E. DESBARATS, IMPRIMEUR-ÉDITEUR, 1865· numérisation Project Gutenberg Canada· Sources