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un seul est le mot juste.

Les vengeances, 1875· Deuxième partie La vengeance chrétienne

CHANT TREIZIÈME. La courtisane

Pamphile Le May· distiques, alexandrins, 268 vers

Le curé vénérable‖ et son jeune malade,Le soir de chaque jour,‖ dans une promenade,Allaient des prés fleuris‖ aspirer les senteurs.La campagne a partout‖ des aspects enchanteurs,Sur nos coteaux boisés‖ comme au bord de nos fleuves,Qu'elle se vête encor‖ de ses parures neuves,Ou qu'elle se dépouille‖ et jette ses atoursComme une courtisane‖ empressée aux amours.Léon ne souffre plus.‖ De larges cicatricesComme des veines d'ambre‖ ou comme les capricesQu'un nouveau tatouage‖ eut brodés sur son corps,Redisent sa valeur‖ et les nombreux effortsQue firent, bien armés,‖ les anglais pour le vaincre.Il veut partir. Le prêtre‖ essaie de le convaincreDu bonheur qu'il aurait,‖ lui l'antique pasteur,A garder près de lui,‖ sous son toit protecteur,L'enfant qu'il a sauvé‖ des mains des infidèles,Le héros qu'il a pu‖ soustraire aux lois cruellesD'un peuple trop jaloux‖ de son autorité.Mais le jeune Léon‖ craint l'inactivité ;Son esprit souffre encor.‖ Les blessures de l'âmeNe trouvent pas souvent‖ le merveilleux dictameQui les pourrait guérir.‖ Il voudrait oublier :« Je vais laisser bientôt‖ le toit hospitalier« Où j'ai connu les soins‖ d'une amitié bien pure,Dit-il au vieux pasteur ;‖ « mais partout, je le jure,« De votre charité‖ j'aurai le souvenir. »Le prêtre répondit :‖ — « Je ne puis retenir« Dans ma calme retraite,‖ en mon humble hermitage,« Le flot qui doit courir‖ de rivage en rivage,« L'oiseau qui n'est point fait‖ pour la captivité. »Il se fit un silence.‖ Au loin l'obscuritéComme un voile de deuil‖ tombait sur les campagnes :Dans les flots noirs des cieux‖ se baignaient les montagnes.

Léon prit la parole‖ après un court moment :— « Racontez-moi, dit-il,‖ ô mon père, comment« Le ciel vous a conduit‖ dans la sainte carrière« Où votre humble existence‖ a coulé presque entière ;« Car vous m'avez promis,‖ et non pas vainement,« Ce récit qui peut être‖ un haut enseignement. »— « Asseyons-nous ici‖ sur ce tronc plein de mousse,Reprit le vieux curé.‖ « Le sentiment s'émousse :« Naguère je pleurais‖ en songeant à ces jours,« A ces jours de jeunesse‖ étincelants d'amours ;« Mais sous les cheveux blancs‖ l'esprit enfin se glace ;« Le brûlant souvenir‖ et s'éloigne et s'efface….« J'aimais, j'étais aimé…‖. La vierge que j'aimais« Était un peu coquette‖ et ne manquait jamais,« Au temps du carnaval,‖ de paraître en soirée.« De tous les jeunes gens‖ elle était adorée.« Les aimait-elle tous ?‖ N'en aimait-elle aucun ?« C'était-là son secret.‖ Or dans le sort commun« J'étais enveloppé‖ sans que je m'en doutasse.« Mais comme l'usurier‖ avec bonheur entasse« Dans son coffre de fer‖ ses belles pièces d'or,« Je gardais dans mon cœur,‖ comme un divin trésor,« Les sourires joyeux‖ et les tendres paroles« Que la trompeuse enfant‖ à ses lèvres frivoles« Laissait parfois venir‖ quand nous étions tous deux.« Je voyais mes rivaux‖ se jalouser entre eux :« Je riais en secret‖ de leur vaine espérance.« J'étais un peu poëte,‖ et mon air de souffrance« Lui plaisait, disait-elle,‖ et la faisait rêver.« Nous admirions souvent‖ ensemble le lever« Du soleil qui dorait‖ le sable de la rive,« Et nous disions qu'ainsi‖ notre amour pure et vive« Allait dorer toujours‖ notre existence aux champs.« Ses beautés m'inspiraient‖ de mélodieux chants« Qu'elle m'écoutait dire‖ en palpitant d'ivresse,« On peut-être d'orgueil.‖ J'avais de la richesse ;« Ou plutôt j'attendais‖ de mes riches parents« Un superbe héritage,‖ au moins cent mille francs.« J'étais heureux enfin ;‖ j'étais même égoïste.« Tous les heureux le sont,‖ c'est une chose triste.« J'étais aimé, mon fils,‖ d'une autre douce enfant« Qui rougissait toujours‖ et tremblait en parlant.« Elle était bien jolie,‖ à l'ouvrage formée,« Et je ne sais pourquoi‖ je ne l'ai pas aimée.« Mais l'amour, quel mystère !‖ et qui dira jamais« S'il est un heureux don‖ on bien un don mauvais ?« Un jour la pauvre enfant‖ osa me laisser lire« Le secret qui jetait‖ son cœur dans le délire.« Je feignis de ne pas‖ la comprendre. O Seigneur !« Comme elle a du souffrir‖ de honte et de douleur !« J'ai vu ses pleurs couler.‖ Loin de notre paroisse« Elle fut dans le cloître‖ enfouir son angoisse.« Je ne la revis plus.‖ Et quelques mois après,« Elle dormait, hélas !‖ à l'ombre des cyprès.

« Et j'étais entraîné‖ dans les plaisirs du monde :« J'allais, tourbillonnant‖ comme une épave immonde,« Sur des flots attirés‖ par un gouffre sans fond.« J'avais pour cette femme‖ un amour bien profond :« Je voulais l'épouser.‖ Sa main me fut promise.« J'étais fou de bonheur‖ comme un homme que grise« La coupe débordant‖ d'un vin tout généreux.« Un soir, tout enivré‖ de mes projets heureux,« J'entre dans un bocage‖ au bord de la rivière.« La feuille avait encor‖ son odeur printanière,« Les oiseaux se cachaient‖ dans leurs chauds nids de foin.« J'entends un rire frais‖ qui s'égrenait non loin.« Mon sang, au même instant,‖ se glace dans mes veines.« J'essaie à m'assurer‖ que mes craintes sont vaines,« .Que je suis un jaloux,‖ que cette molle voix« N'est peut-être pas celle,‖ après tout, que je crois.« J'avance avec lenteur.‖ A peine si la mousse« Sous mes pas chancelants,‖ rend une plainte douce.« J'entends gazouiller bas,‖ comme si les oiseaux« N'osaient plus confier‖ leurs amours aux roseaux.« Ma tête bourdonnait,‖ mon âme était serrée.« Que vis-je alors, ô ciel !‖ Une lame acérée« M'aurait fait moins de mal‖ en me perçant le cœur« Que m'en fit le regard‖ de mon rival vainqueur.« Ma jeune fiancée‖ était là palpitante….« Elle jurait d'aimer,‖ mais d'une foi constante,« Au moment où près d'eux‖ je m'élançai soudain,« Le garçon jovial‖ qui lui tenait la main !« Ce que je dis alors‖ dans ma folle souffrance« Mon esprit aveuglé‖ n'en eut pas souvenance.« Je voulus oublier‖ cette cruelle enfant :« J'essayai de la fuir.‖ Partout, à chaque instant,« Elle était sur mes pas‖ et cherchait ma présence.« Elle feignit si bien‖ la peine et l'innocence ;« Elle parut m'aimer‖ d'un amour si jaloux,« Que je tombai bientôt‖ encore à ses genoux.« Je voyais arriver‖ le jour de l'hyménée….« Ma famille, en ces temps,‖ fut, hélas ! ruinée.« J'étais devenu pauvre ;‖ oui, mais j'aimais encor.« J'étais presque content :‖ « Ce n'est pas pour mon or,« Disais-je, qu'elle m'aime‖ et puis qu'elle m'épouse…. »

« A quelques jours de là,‖ sur la verte pelouse,« Elle se promenait‖ au bras d'un laid vieillard,« Un vieillard veuf et riche…‖ Et puis, un peu plus tard,« Jurant d'être fidèle,‖ elle devint sa femme.« Le dégoût remplaça‖ l'amitié dans mon âme.« Elle osa me revoir,‖ me parler de sa foi….« Elle osa dire haut‖ qu'elle n'aimait que moi ;« Elle osa mendier…‖. Mais taisons cette honte !« Elle fit du scandale ;‖ et plus d'un joyeux conte« Du vieillard dédaigné‖ redit le triste sort.« J'aurais, en ce temps-là,‖ Léon, bénit la mort.« La réflexion vint ;‖ la sagesse, avec elle.« Alors, pour se venger,‖ cette femme infidèle« Publia que j'avais‖ offensé sa pudeur.« Elle eut de faux témoins‖ qui dirent la grandeur« Du crime dont j'étais,‖ suivant eux, bien capable.« Chacun le voyait bien,‖ je n'étais pas coupable,« Et nul ne redoutait‖ pour moi de châtiment :« Mais un juge pervers‖ pensa différemment.« L'on devina pourquoi :‖ cette femme était belle.« Je me levai plus fort.‖ Une vive étincelle,« Une flamme divine‖ avait touché mon cœur :« Je dis adieu, mon fils,‖ à ce monde trompeur.

« Je pourrais bien ici‖ terminer cette histoire.« Sur moi-même j'avais‖ remporté la victoire :« Je sentais le néant‖ de mes affections.« Dieu nous ramène à lui‖ par les afflictions.« Cependant je dirai‖ ce que fut cette femme« Qui m'avait enlacé‖ dans sa perfide trame.« La campagne pour elle‖ était comme un cercueil ;« Il lui fallait la ville‖ où le luxe et l'orgueil« Peuvent se déployer‖ et fasciner la foule.« Comme un arbre pourri‖ l'honneur bientôt s'écroule« S'il n'est pas étayé‖ par la sainte vertu.« Cette femme imprudente,‖ un jour, le croirais-tu ?« Renia son époux‖ et se fit courtisane.« Tu la connais, Léon,‖ cette fille profane« Qui s'attache aux cités‖ comme la lèpre au corps ;« Cette fille sans foi‖ contre qui les plus forts« Ne peuvent jamais rien‖ s'ils ne prennent la fuite ;« Cette fille sans Dieu‖ qu'une funeste suite« De hontes, de plaisirs‖ savourés sans remords« A rendue incrédule‖ et jetée en dehors« De la société‖ que le Christ a fondée.« Tu connais, mon enfant,‖ la fille débordée« Qui loue à qui les veut‖ ses charmes avilis.« Elle ne rougit plus.‖ Dans son œil faux tu lis,« Sous un rayon menteur,‖ la froideur de son âme ;« Car son cœur n'aime plus‖ et son corps seul s'enflamme.« Sirène dangereuse‖ elle sort vers le soir,« Se glisse dans la foule,‖ aime à se faire voir.« L'or brille sur sa gorge‖ et les fleurs, sur sa tête.« Sa démarche est lascive :‖ elle semble inquiète ;« Car elle veut surtout‖ qu'on la regarde un peu,« Que sa désinvolture‖ allume un nouveau feu.« Comme un oiseau de proie‖ elle plane, elle flaire…« Et la victime à qui‖ l'impudique a su plaire« Ira d'un pas craintif,‖ à l'heure du repos,« Vers ces tristes maisons‖ dont les honteux échos« Arrivent au dehors‖ par immondes bouffées !« Dans les bras palpitants‖ de ses trompeuses fées« Combien vont oublier‖ leurs plus sacrés devoirs !« Jeunes gens et vieillards‖ dans les impurs boudoirs« S'enivrent des baisers‖ et du vin des orgies !« Mais bientôt leur front pâle,‖ à l'éclat des bougies,« Laisse voir que le sang,‖ appauvri, mésusé,« Fait battre un cœur vieilli‖ dans un corps épuisé !« Je m'oublie à parler‖ de ces choses pénibles,« Dit le prêtre ; et comment‖ serions-nous insensibles« A ce triste fléau‖ qui sape, en vérité,« L'édifice divin‖ de la société ?« La femme dont je conte‖ en ce moment la vie« Fut longtemps recherchée,‖ admirée, applaudie.« Sa beauté se fana‖ comme la pauvre fleur« Que dévore, au désert‖ une ardente chaleur.« Les amants oublieux‖ ignorèrent sa porte.« Puis elle disparut.‖ On dit qu'elle était morte.

« Un jour, longtemps après,‖ j'étais en mission ;« Je marchais sous les bois,‖ plein de compassion« Pour les pauvres humains‖ qui sont hors de l'Église« Et qu'avec tant d'amour‖ le prêtre évangélise.« La nuit allait venir‖ et j'étais fatigué.« Je vis un toit d'écorce‖ assez loin relégué« Du village indien‖ où je devais me rendre,« Bien que je fusse alors‖ accoutumé de prendre« Mon sommeil sur la mousse‖ à l'abri d'un sapin,« Je voulus, cette fois,‖ attendre le matin« Dans le calme wigwam‖ dressé sur mon passage.« Une affreuse pâleur‖ dut couvrir mon visage,« Un grand cri m'échappa‖ quand j'entrai sous ce toit.« Est-ce un spectre infernal‖ que mon œil aperçoit ?« M'écriai-je soudain‖ en reculant de crainte.« Le fantôme riait.‖ Sa lèvre était empreinte« Des traces de l'orgueil‖ et de la volupté.« Et je ne parlais plus :‖ j'étais épouvanté.— « Tu reconnais encor‖ dans la pauvre cabane,« Tu reconnais toujours‖ la fière Marianne,« Dit l'insolent fantôme,‖ en s'approchant de moi. »— « Je ne connais jamais‖ qu'une femme sans foi !« Répondis-je à ce dieu‖ de mes jeunes années »— « Les blancs ne voulaient plus‖ de mes grâces fanées,« J'ai suivi, par colère,‖ ici, je ne sais où,« Les pas d'un indien,‖ le grand chef Tonkourou »« Tonkourou ! » dit Léon‖ bondissant de son siège,Et son front devint blanc‖ comme un flocon de neige.— « Ce nom, dit le vieux prêtre,‖ est-il connu de toi ?« Pourquoi cette pâleur‖ et pourquoi cet effroi ? »— « Continuez, mon père,‖ ajouta le jeune homme,« Et dites-moi comment‖ cette femme se nomme. »Et le prêtre reprit :‖ « Je voulus, en ce lieu,« Parler à cette femme‖ et de l'âme et de Dieu,« La faire réfléchir‖ sur sa conduite folle :« Elle rit aux éclats‖ de ma sainte parole.« L'indien se levant‖ me montra la forêt,« Et me dit de partir,‖ car il n'était pas prêt« A perdre des amours‖ dont son âme était fière…« Cette femme avait nom‖ Marianne Simpière !— « Simpière ! dit Léon,‖ « Tonkourou l'indien !…« Ces malheureux, mon père,‖ oh ! je les connais bien !…« Et naguère ils étaient‖ ensemble à Lotbinière :« Ils avaient sous les bois‖ leur ignoble chaumière.« Tonkourou ! c'est ce traître‖ avec qui mon rival« Se ligua si longtemps‖ pour me faire du mal !« C'est cet homme étonnant‖ qui, changeant de nature,« Fit soudain succéder‖ le bienfait à l'injure !« Cet espion rusé‖ dont hier je parlais« Qui vint jusques ici‖ combattre les anglais !« Elle, la courtisane,‖ autrefois tant altière,« Elle jette des sorts‖ et passe pour sorcière…. »— « Cette femme a souillé‖ le nom de son époux.« Le sien n'est pas connu.‖ Venue un jour chez nous« Avec d'autres enfants‖ de l'Irlande captive,« Elle avait pris le nom‖ de sa mère adoptive,« Ajouta le curé.‖ Que Dieu, dit-il encor,« Que Dieu lui fasse grâce !‖ O triste amour de l'or,« O triste vanité,‖ voilà bien votre ouvrage !« Mais entrons, mon cher fils,‖ j'entends gronder l'orage.« Nous nous sommes longtemps‖ amusés à causer.« Voici venir la nuit,‖ allons nous reposer

Versification

Forme
Distiques
Rimes
134((aa))
Mètre
Alexandrins· profil 6+6
Mots à la rime
a malade / promenade féminine, classiqueb senteurs / enchanteurs masculine, classiquec fleuves / neuves féminine, classiqued atours / amours masculine, classiquee cicatrices / caprices féminine, classiquef corps / efforts masculine, classiqueg vaincre / convaincre féminine, classiqueh pasteur / protecteur masculine, classiquei infidèles / cruelles féminine, classiquej autorité / l'inactivité masculine, classiquek l'âme / dictame féminine, classiquel oublier / hospitalier masculine, classiquem pure / jure féminine, classiquen souvenir / retenir masculine, classiqueo hermitage / rivage féminine, classiquep captivité / l'obscurité masculine, classiqueq campagnes / montagnes féminine, classiquea moment / comment masculine, classiqueb carrière / entière féminine, classiquec vainement / enseignement masculine, classiqued mousse / s'émousse féminine, classiquee jours / d'amours masculine, classiquef glace / s'efface féminine, classiqueg j'aimais / jamais masculine, classiqueh soirée / adorée féminine, classiquei aucun / commun masculine, classiquej doutasse / entasse féminine, classiquek d'or / trésor masculine, classiquel paroles / frivoles féminine, classiquem deux / eux masculine, classiquen espérance / souffrance féminine, classiqueo rêver / lever masculine, classiquep rive / vive féminine, classiqueq champs / chants masculine, classiquer d'ivresse / richesse féminine, classiques parents / francs masculine, classiquet égoïste / triste féminine, classiqueu enfant / parlant masculine, classiquev formée / aimée féminine, classiquew jamais / mauvais masculine, classiquex lire / délire féminine, classiquey Seigneur / douleur masculine, classiquez paroisse / angoisse féminine, classiquea après / cyprès masculine, classiquea monde / immonde féminine, classiqueb fond / profond masculine, classiquec promise / grise féminine, classiqued généreux / heureux masculine, classiquee rivière / printanière féminine, classiquef foin / loin masculine, classiqueg veines / vaines féminine, classiqueh voix / crois masculine, classiquei mousse / douce féminine, classiquej oiseaux / roseaux masculine, classiquek serrée / acérée féminine, classiquel cœur / vainqueur masculine, classiquem palpitante / constante féminine, classiquen soudain / main masculine, classiqueo souffrance / souvenance féminine, classiquep enfant / instant masculine, classiqueq présence / l'innocence féminine, classiquer jaloux / genoux masculine, classiques l'hyménée / ruinée féminine, classiquet encor / or masculine, classiqueu m'épouse / pelouse féminine, classiqueb vieillard / tard masculine, classiquec femme / âme féminine, classiqued foi / moi masculine, classiquee honte / conte féminine, classiquef sort / mort masculine, classiqueg elle / infidèle féminine, classiqueh pudeur / grandeur masculine, classiquei capable / coupable féminine, classiquej châtiment / différemment masculine, classiquek belle / étincelle féminine, classiquel cœur / trompeur masculine, classiquea histoire / victoire féminine, classiqueb affections / afflictions masculine, classiquec femme / trame féminine, classiqued cercueil / l'orgueil masculine, classiquee foule / s'écroule féminine, classiquef vertu / croirais-tu masculine, classiqueg courtisane / profane féminine, classiqueh corps / forts masculine, classiquei fuite / suite féminine, classiquej remords / dehors masculine, classiquek fondée / débordée féminine, classiquel avilis / lis masculine, classiquem âme / s'enflamme féminine, classiquen soir / voir masculine, classiqueo tête / inquiète féminine, classiquep peu / feu masculine, classiqueq flaire / plaire féminine, classiquer repos / échos masculine, classiques bouffées / fées féminine, classiquet devoirs / boudoirs masculine, classiqueu orgies / bougies féminine, classiquev mésusé / épuisé masculine, classiquew pénibles / insensibles féminine, classiquex vérité / société masculine, classiquey vie / applaudie féminine, classiquez fleur / chaleur masculine, classiquea porte / morte féminine, classiquea mission / compassion masculine, classiqueb l'Église / évangélise féminine, classiquec fatigué / relégué masculine, classiqued rendre / prendre féminine, classiquee sapin / matin masculine, classiquef passage / visage féminine, classiqueg toit / aperçoit masculine, classiqueh crainte / empreinte féminine, classiquei volupté / épouvanté masculine, classiquej cabane / Marianne féminine, classiquek moi / foi masculine, classiquel années / fanées féminine, classiquem où / Tonkourou masculine, classiquen siège / neige féminine, classiqueo toi / effroi masculine, classiquep homme / nomme féminine, classiqueq lieu / Dieu masculine, classiquer folle / parole féminine, classiques forêt / prêt masculine, classiquet fière / Simpière féminine, classiqueu l'indien / bien masculine, classiquev Lotbinière / chaumière féminine, classiquew rival / mal masculine, classiquex nature / l'injure féminine, classiquey parlais / anglais masculine, classiquez altière / sorcière féminine, classiquea époux / nous masculine, classiqueb captive / adoptive féminine, classiquec encor / l'or masculine, classiqued ouvrage / l'orage féminine, classiquee causer / reposer masculine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 0.0

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

268 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les vengeances, QUÉBEC, TYPOGRAPHIE DE C. DARVEAU, 1875· numérisation Project Gutenberg Canada· Sources