Petits poèmes, 1883
Le bien pour le mal
Il est des droits sacrés‖ qu'il faut savoir défendre,De grands devoirs qu'il faut‖ accomplir. Pour comprendreCe que le ciel commande‖ et ce que l'homme fait,Il faut du premier homme‖ admettre le forfaitEt du Christ incarné‖ le sanglant sacrifice.On proclame bien haut‖ l'amour de la justice,Mais on oublie, hélas !‖ de graver en son cœurCe que la bouche loue‖ avec tant de chaleur.Dieu ramène pourtant‖ chaque chose à sa gloire :C'est ce que je dirai‖ dans une courte histoire.
Jean Dumas habitait,‖ non loin de la cité,Une blanche maison‖ sous les bois. En été,Les oiseaux voltigeaient‖ sur les branches des hêtresEt venaient, le matin,‖ jusque dans les fenêtresPour chanter au réveil‖ leurs joyeuses chansons ;En hiver, le fléau‖ battait dru les moissons,Et puis l'on festoyait‖ comme c'est la coutume.
Or, les coups répétés‖ du marteau sur l'enclumeDisaient que près de là‖ vivait un forgeron.Il se nommait, je crois,‖ Cyprien Bergeron.Si je l'appelle ainsi‖ ce n'est pas pour la rime.Les deux voisins heureux‖ se montraient de l'estime,Mais ils ne marchaient pas‖ sous la même couleur ;L'un était libéral,‖ l'autre, conservateur.
Ils eurent à la fin‖ une ardente disputeAu sujet des héros‖ qui commençaient la lutte,Pour un siége d'un jour,‖ dans notre Parlement.Jean dit à Bergeron :-Tu parles sottement ;Ton candidat est fourbe‖ et ta cause est mauvaise.
Et l'autre répliqua,‖ bondissant sur sa chaise :
— Ma cause est bonne et mon‖ homme vaut mieux que vous !
— Tiens ! si je le voulais‖ tu serais avec nous.-Comment ?-Tu n’est pas libre.-Est-ce quelque menace ?
— Je puis, si je le veux,‖ te chasser de la place.
-Me chasser ?-Te chasser !-Tu ne le feras pas !Je le ferai, bien sûr,‖ si, demain, tu ne vas
Pour l'homme de mon choix‖ enregistrer ton vote.
-Jamais !-Tu me dois ?-Oui.-Tu me paieras.-Despote !— Un grand mot que j'ai lu‖ dans ton petit journal.Je ne te ferai pas,‖ moi, de discours banal,Mais je te chasserai‖ de ta pauvre boutique !— Bah ! j'aurai pour abri‖ mon drapeau politique.
La querelle dura‖ longtemps et fit du bruit.Dumas ne dormit point,‖ rêvant, toute la nuit,Aux moyens d'exercer‖ le plus tôt sa vengeance.Il fit vendre la forge‖ et rit de l'indigenceOù tomba tout à coup‖ son malheureux voisin,Puis ensuite il noya‖ ses remords dans le vin.
II
Trente ans sont écoulés.‖ Dans les vertes prairiesQui s'étendent au Nord,‖ comme des mers fleuries,Au bord du lac Saint-Jean,‖ derrière nos grands monts,Il s'élève un village‖ où nombre de maisons,Pleines de frais enfants,‖ grouillent comme des ruches.Dans l'âtre, aux jours de froid,‖ flambent gaîment les bûchesLorsque le vent se tait‖ et que les cieux sont clairs,On voit de tout côté‖ s'élever dans les airsLes colonnes d'argent‖ de la molle fumée.Le givre émaille alors‖ la fenêtre fermée.Plus tard, la porte s'ouvre‖ et le joyeux soleilJusqu'au cour du foyer‖ plonge un reflet vermeil,Et les bois tout en fleurs‖ y versent leurs dictames,Doux comme les vertus‖ de ses naïves âmes.
Dans l'une des maisons,‖ en face du châssisQui donnait sur la route,‖ un homme était assis,Un vieillard. Il avait‖ la chevelure blanche,Le dos courbé, l'air doux‖ et la figure franche.Il fumait en silence,‖ et sou regard rêveurSuivait, au bord du lac,‖ une étrange vapeurQue le vent déployait‖ comme un voile de soie.La maison de cet homme‖ était pleine de joie :Le bonheur l'inondait‖ de ses divins rayons.On voyait à l'entour‖ onduler les sillons ;Les vergers lui donnaient‖ des fruits tout pleins d'arôme,Et les pins toujours verts‖ la couvraient de leur dôme.Elle était comme un nid‖ enfoui sous les fleurs :Le rire éclatait là,‖ là s'essuyaient les pleurs.
En face s'élevait‖ une forge ; et sans cesseSous l'enclume de fer‖ qui tintait d'allégresseOn entendait tomber‖ l'implacable marteau.Le soufflet, haletant‖ sous son large manteau,Attisait le foyer.‖ Se brisant en parcelles,Le for rouge battu‖ lançait mille étincellesAutour de l'ouvrier‖ content de son labeur.Bien souvent le vieillard‖ encor plein de vigueurVenait à l'atelier‖ pour reprendre sa tâche.Il n'aurait pas voulu‖ s'affaisser comme un lâche,Au coin de son foyer,‖ sous le fardeau des ans,Comme font de nos jours‖ tant de vieux artisans.Mais sou fils, toutefois,‖ le plus souvent peut- être,Faisait seul la besogne,‖ et la faisait en maître.Il rentrait à son tour‖ les bras noirs de charbon,Mais qu'importe ? il avait‖ travaillé, c'était bon
Pendant que le vieillard‖ fumait, souriant d'aise,Assis moelleusement‖ dans une grande chaise,Et que Paul, son garçon,‖ était à l'atelier,La mère, alerte encor,‖ surveillait le cellierEt les filles, chantant‖ quelques chansons nouvelles,Cousaient le linge blanc‖ ou nouaient des dentelles.Le temps que Dieu donnait‖ ou savait l'employer.Un Christ, les bras tendus,‖ protégeait le foyer.
III
Non loin, sur le chemin‖ bordé de bois d'érable,Tiré par un cheval‖ poussif et misérable,Venait un chariot.‖ Il était encombré :Des lits, des bancs, des sacs !‖ Tout cela délabré,Tout cela revêtu‖ de cet air de détresseQui choque le regard‖ et même vous oppresse.Ce pénible attelage‖ était, hélas ! guidéPar un homme bien vieux.‖ Son front chauve et ridé,Penché presque toujours‖ sur la route de sable,Gardait d'un long chagrin‖ la trace impérissable.Et les essieux criaient,‖ et leurs cris agaçantsFaisaient, par-ci par-là,‖ sourire les passants.Derrière la voiture,‖ un bœuf qui se lamente,Un chien la tête basse‖ et que la soif tourmenteEt deux femmes. La fille,‖ une jeunesse encor,Blonde avec un cil tendre,‖ avec des cheveux d'or,Belle malgré ses pleurs‖ et sa pâleur extrême ;La mère, bien âgée‖ et s'oubliant soi-mêmePour ne songer toujours‖ qu'à ceux qu'elle chérit.Et toutes deux s'en vont‖ songeant dans leur espritAux beaux jours d'autrefois‖ qui sont passés si vite.On dirait que, honteux,‖ le vieillard les évite ;Et lorsqu'ils sont ensemble‖ aux heures de reposRarement il se mêle‖ à leurs tristes propos.
Tout à coup cependant‖ le chariot se brise :Une ornière, un caillou,‖ l'on ne sait. La surprisePour les trois voyageurs‖ est grande assurément.On regarde, on soupire,‖ on demande commentOn pourra supporter‖ une pareille épreuve.La voiture, c'est vrai,‖ n'était pas toute neuve,Mais enfin l'on s'était‖ bien rendu jusqu'ici,Pourquoi ne pas aller‖ un peu plus loin aussi ?Le forgeron, toujours‖ à sa fenêtre ouverte,Regardant le lac bleu‖ dans sa ceinture verte,Regardant chaumes, vals‖ et prés d'un mil distrait,Aperçut la voiture‖ au moment qu'elle entraitDans le petit village‖ avec sa charge lourde ;Il entendit aussi,‖ je crois, la plainte sourdeDes essieux mal ferrés‖ qui se rompaient soudain
— Paul, cria-t-il, allons‖ donner un coup de mainA des colons nouveaux‖ qu'un accident, sans doute,Vient d'arrêter là-bas,‖ au milieu de la route."
Vous le savez déjà,‖ Paul c'était son garçon ;Il forgeait en chantant‖ comme un joyeux pinson.Il sort, et tous les deux,‖ le fils avec le pèreVont aider le vieillard‖ qui pleure et désespère.On porte à la maison‖ le pauvre mobilier ;Le chariot boiteux‖ se traîne à l'atelier,Et les deux forgerons‖ se mettent à l'ouvrage.Faire la charité‖ leur donne du courage.Le soufflet bourdonnant‖ allume un feu d'enferEt les pesants marteaux‖ tombent dru sur le fer
Quand le travail fut fait‖ il était soir. La griveÉparpillait déjà‖ sur la paisible rive,Comme des diamants,‖ les notes de sa voix.L'ombre s'épaississait‖ sous le dôme des bois.L'hôte du forgeron,‖ malgré l'heure avancée,Voulut poursuivre alors‖ sa route commencée.
— Je vais partir, dit- il,‖ mais il faudrait d'abordPayer ce que je dois.
-Pour qu’on reste d’accordNo m'offrez rien du tout,‖ non ! pas la moindre somme,Passez ici la nuit‖ et dormez un bon somme,Reprit le forgerou‖ avec un franc souris.
Les jeunes gens se sont‖ toujours vite compris.Un tendre sentiment,‖ une amitié sincèreEntre Paul et ses sœurs‖ et la jeune étrangèreNaquit à l'instant même.‖ On descendit gaiement,Par un sentier de fleurs,‖ au bord du lac dormant,Et, sur un tronc moussu,‖ les pieds tout près de l'onde,On alla s'asseoir. Paul,‖ près de la fille blondeSe trouva, par hasard‖ ou volontairement.Il était tout heureux,‖ parlait joyeusementEt regardait beaucoup‖ sa compagne jolie.
Cependant je ne sais‖ quelle mélancolieS'envint clore sa lèvre‖ et noyer son regard.Parti d'un mil d'azur,‖ un rayon, comme un dard,L'avait touché soudain ;‖ un doux rayon de flammeSoudain avait glissé‖ jusqu'au fond de son âme.
— Jamais, se disait- il,‖ jamais le vent du soirNe s'est levé si pur !‖ C'est comme un encensoirQui balance dans l'air‖ les parfums de l'aurore.Jamais les flots du lac‖ ne sont venus encoreMurmurer à nos pieds‖ des soupirs si touchants !Et jamais les oiseaux‖ n'ont fait de si doux chants !
C'est son cour qui chantait.‖ Et tout est harmonie,Le ciel est près de nous‖ et la terre est bénieLorsque chante le cœur‖ et s'éveille l'amour.
Il fallut cependant‖ qu'on songeat au retour,Car la nuit s'avançait‖ avec son voile d'ombres,Et les arbres mêlés‖ formaient des masses sombresOù l'on ne distinguait‖ ni feuilles, ni rameaux.On fit de longs adieux‖ au lac. Ses fraîches eauxPortèrent jusqu'au loin‖ les charmantes paroles,Et l'on n'entendit plus,‖ sur les fougères molles,Que les pas mesurés‖ des jeunes promeneurs.Paul ne marchait pas vite‖ et de nouveaux bonheursCe soir-là, croyez-le,‖ rayonnaient sur sa vie.Sa compagne semblait‖ aussi toute ravie.Ils n'avaient pas marché‖ la moitié du cheminQu'ils se parlaient tout bas‖ et la main dans la main.
Cependant les vieillards‖ assis devant la porte,Aspirant cet air pur‖ que le soir nous apporteQuand on est dans les champs,‖ sous les bois, près des flots,Causaient en attendant‖ le moment du repos.
— Pour aller, pauvre ami,‖ défricher une terreVous êtes bien trop vieux,‖ je ne saurais le taire,Disait le forgeron‖ au colon étranger— Je le sais bien, hélas !‖ nais n'y puis rien changer !Je ne demande pas,‖ soyez sûr, l'abondance,Mais le pain qu'au travail‖ donne la Providence.J'ai connu de beaux jours‖ et je les ai perdus.Je possédais des biens ;‖ ils ont été vendus.Mes fils se sont enfuis —‖ à vous je le raconte –Mes fils ont déserté‖ quand ils ont vu ma honte,Quand ils ont vu la faim‖ s'asseoir à notre seuil.Où sont-ils maintenant ?‖ où leur coupable orgueilLes a- t-il entraînés ?‖ Je ne saurais le dire.Je n'ai pas cependant‖ le droit de les maudireParce que je fus lâche‖ et que Dieu me punit.
Et ce fut en pleurant‖ que le vieillard finit.
— Quelle était, demanda‖ l'hôte, votre paroisse ?Et quel est votre nom ?
Oppressé par l’angoisse,Le malheureux pouvait‖ à peine se tenir.Sa femme qu'attristait‖ aussi ce souvenirRépondit aussitôt,‖ essuyant sa paupière :
— Nous avons demeuré‖ bien longtemps à St-Pierre,Saint Pierre d’Orléans.Et, parlant presque bas,L’homme reprit alors :— Mon nom est Jean Dumas.
— Jean Dumas, dites-vous ?‖ Quoi ! Jean Dumas, de l'Ile ?Cria le forgeron :‖ Non ! non ! c'est inutile !Tu n'es point Jean Dumas !‖ je te reconnaîtrais !…Approche donc un peu‖ que je lise tes traits !…Ah ! sous nos cheveux blancs‖ et sous nos peaux tannéesOn ne retrouve plus‖ nos jeunesses fanées !
— Quoi ! vous me connaissez !‖ quoi ! vous m'avez connu !Lorsque j'étais heureux‖ êtes-vous donc venu,Comme je fais ici,‖ vous asseoir à ma table ?Ah ! j'en éprouverais‖ un bonheur véritable !
— Nous nous sommes connus,‖ mais voilà bien longtemps ;Nous sommes à l'hiver,‖ nous étions au printemps.
– Vraiment, c'est bien heureux !‖ mais dites-moi, brave hommeEn quel endroit c'était‖ et comment l'on vous nomme.
— C'était à l'Ile, Jean,‖ reprend le forgeron,Et je me nomme, moi,‖ Cyprien Bergeron.
Dumas reste muet‖ de stupeur ; et sa femme,Poussant de ces sanglots‖ qui vous déchirent l'âmeEt fondant tout à coup‖ en pleurs, s'écrie alors,— Vengez-vous, Cyprien,‖ et jetez- nous dehors !Et Dumas, demandant‖ le pardon de sa faute,Tomba dans la poussière‖ aux genoux de son hôte.
— Viens, dit le forgeron‖ tout ému ; lève-toi !Ne t'agenouille point‖ comme ça devant moi,Cela me rend honteux,‖ et je crois qu'on me raille.Entrons.Le crucifix pendait sur la muraille.Il s'en fut à ses pieds‖ se jeter à genouxEt dit, levant les mains :Mon Dieu, pardonnez-nousComme nous pardonnons‖ à ceux qui nous offensent !
— Jean, les moissons commencent,Et je cultive un peu‖ tout en forgeant beaucoup.J'ai besoin que l'on m'aide,‖ et je fais un bon coupEn vous gardant ici,‖ toi, ta femme et ta fille.Nous ferons désormais‖ uue seule famille.
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 132((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6−6
- Mots à la rime
- a défendre / comprendre féminine, classiqueb fait / forfait masculine, classiquec sacrifice / justice féminine, classiqued cœur / chaleur masculine, classiquee gloire / histoire féminine, classiquea cité / été masculine, classiqueb hêtres / fenêtres féminine, classiquec chansons / moissons masculine, classiqued coutume / l'enclume féminine, classiqueb forgeron / Bergeron masculine, classiquec rime / l'estime féminine, classiqued couleur / conservateur masculine, classiquea dispute / lutte féminine, classiqueb Parlement / Bergeron / sottement masculine, classiquec mauvaise / chaise féminine, classiquea vous / nous masculine, classiqueb Comment / libre / menace / place féminine, classiquea chasser / pas / vas masculine, classiquea vote / Jamais / dois / Oui / paieras / Despote féminine, classiqueb journal / banal masculine, classiquec boutique / politique féminine, classiquea bruit / nuit masculine, classiqueb vengeance / l'indigence féminine, classiquec voisin / vin masculine, classiquea prairies / fleuries féminine, classiqueb monts / maisons masculine, classiquec ruches / bûches féminine, classiqued clairs / airs masculine, classiquee fumée / fermée féminine, classiquef soleil / vermeil masculine, classiqueg dictames / âmes féminine, classiquea châssis / assis masculine, classiqueb blanche / franche féminine, classiquec rêveur / vapeur masculine, classiqued soie / joie féminine, classiquee rayons / sillons masculine, classiquef d'arôme / dôme féminine, classiqueg fleurs / pleurs masculine, classiquea cesse / d'allégresse féminine, classiqueb marteau / manteau masculine, classiquec parcelles / étincelles féminine, classiqued labeur / vigueur masculine, classiquee tâche / lâche féminine, classiquef ans / artisans masculine, classiqueg être / maître féminine, classiqueh charbon / bon masculine, classiquea d'aise / chaise féminine, classiqueb l'atelier / cellier masculine, classiquec nouvelles / dentelles féminine, classiqued l'employer / foyer masculine, classiquea d'érable / misérable féminine, classiqueb encombré / délabré masculine, classiquec détresse / oppresse féminine, classiqued guidé / ridé masculine, classiquee sable / impérissable féminine, classiquef agaçants / passants masculine, classiqueg lamente / tourmente féminine, classiqueh encor / d'or masculine, classiquei extrême / soi-même féminine, classiquej chérit / esprit masculine, classiquek vite / évite féminine, classiquel repos / propos masculine, classiquea brise / surprise féminine, classiqueb assurément / comment masculine, classiquec épreuve / neuve féminine, classiqued jusqu'ici / aussi masculine, classiquee ouverte / verte féminine, classiquef distrait / entrait masculine, classiqueg lourde / sourde féminine, classiqueh soudain / main masculine, classiqueb doute / route féminine, classiquea garçon / pinson masculine, classiqueb père / désespère féminine, classiquec mobilier / l'atelier masculine, classiqued l'ouvrage / courage féminine, classiquee d'enfer / fer masculine, classiquea grive / rive féminine, classiqueb voix / bois masculine, classiquec avancée / commencée féminine, classiquea d'abord / dois / d’accord masculine, classiqueb somme féminine, classiquec souris / compris masculine, classiqueb sincère / étrangère féminine, classiquec gaiement / dormant masculine, classiqued l'onde / blonde féminine, classiquee volontairement / joyeusement masculine, classiquef jolie / mélancolie féminine, classiqueb regard / dard masculine, classiquec flamme / âme féminine, classiquea soir / encensoir masculine, classiqueb l'aurore / encore féminine, classiquec touchants / chants masculine, classiquea harmonie / bénie féminine, classiqueb l'amour / retour masculine, classiqueb d'ombres / sombres féminine, classiquec rameaux / eaux masculine, classiqued paroles / molles féminine, classiquee promeneurs / bonheurs masculine, classiquef vie / ravie féminine, classiqueg chemin / main masculine, classiquea porte / apporte féminine, classiqueb flots / repos masculine, classiquea terre / taire féminine, classiqueb étranger / changer masculine, classiquec l'abondance / Providence féminine, classiqued perdus / vendus masculine, classiquee raconte / honte féminine, classiquef seuil / orgueil masculine, classiqueg dire / maudire féminine, classiqueh punit / finit masculine, classiquea paroisse / nom / l’angoisse féminine, classiqueb tenir / souvenir masculine, classiquec paupière / St-Pierre féminine, classiqueb d’Orléans / bas / alors / Dumas masculine, classiquea l'Ile / inutile féminine, classiqueb reconnaîtrais / traits masculine, classiquec tannées / fanées féminine, classiquea connu / venu masculine, classiqueb table / véritable féminine, classiquea longtemps / printemps masculine, classiquea homme / nomme féminine, classiquea femme / l'âme féminine, classiqueb alors / dehors masculine, classiquec faute / hôte féminine, classiquea lève-toi / moi masculine, classiqueb raille / Entrons / muraille féminine, classiquec genoux / mains / nous masculine, classiqued offensent / debout / commencent féminine, classiqueb beaucoup / coup masculine, classiquec fille / famille féminine, classiquea moment-là / cela masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.5· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
280 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Petits poèmes, QUÉBEC, TYPOGRAPHIE DE C. DARVEAU, 1882· numérisation books.google.fr· Sources