Œuvres poétiques de malherbe, 1630
XXVIII. A monsieur de Fleurance, sur son art d’embellir
Voyant ma Caliste si belle,Que l’on n’y peut rien désirer,Je ne me pouvois figurerQue ce fût chose naturelle.
J’ignorois que ce pouvoit être.Qui lui coloroit ce beau teint,Où l’Aurore même n’atteintQuand elle commence de naître.
Mais, Fleurance, ton docte écritM’ayant fait voir qu’un bel espritEst la cause d’un beau visage ;
Ce ne m’est plus de nouveauté,Puisqu’elle est parfaitement sage,Qu’elle soit parfaite en beauté.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres poétiques de malherbe, Paris, LIBRAIRIE DE L. HACHETTE ET Cie, 1863· numérisation gallica.bnf.fr· Sources