Œuvres poétiques de malherbe, 1630
LXXIX. Épigramme (1620)
Jeanne, tandis que tu fus belle,Tu le fus sans comparaisonAnne à cette heure est de saison,Et ne voit rien si beau comme elle ;Comme à toi les ans lui mettrontQuelque jour les rides au front,Et feront à sa tresse blondeMême outrage qu’à tes cheveux ;Mais voilà comme va le monde,Je t’ai voulue, et je la veux.
10 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres poétiques de malherbe, Paris, LIBRAIRIE DE L. HACHETTE ET Cie, 1863· numérisation gallica.bnf.fr· Sources