Œuvres poétiques de malherbe, 1630
XLIX. Épitaphe de la même
Tu vois, passant, la sépultureD’un chef-d’œuvres si précieux,Qu’avoir mille rois pour aïeuxFut le moins de son aventure.
O quel affront à la nature,Et quelle injustice des cieuxQu’un moment ait fermé les yeuxD’une si belle créature !
On doute pour quelle raisonLes Destins si hors de saisonDe ce monde l’ont appelée.
Mais leur prétexte le plus beau,C’est que la terre étoit brûléeS’ils n’eussent tué ce flambeau.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres poétiques de malherbe, Paris, LIBRAIRIE DE L. HACHETTE ET Cie, 1863· numérisation gallica.bnf.fr· Sources