Poésies, 1887· Feuillet d’album
« Dame »
Damesans trop d’ardeur à la fois enflammantLa rose qui cruelle ou déchirée et lasseMême du blanc habit de pourpre le délacePour ouïr dans sa chair pleurer le diamant
Oui sans ces crises de rosée et gentimentNi brise quoique, avec, le ciel orageux passeJalouse d’apporter je ne sais quel espaceAu simple jour le jour très vrai du sentiment
Ne te semble-t-il pas, disons, que chaque annéeDont sur ton front renaît la grâce spontanéeSuffise selon quelque apparence et pour moi
Comme un éventail frais dans la chambre s’étonneÀ raviver du peu qu’il faut ici d’émoiToute notre native amitié monotone.
Versification
- Forme
- Sonnet élisabéthain (sonnet)
- Rimes
- abab cdcd efef gg
- Mètre
- Heptasyllabes
- Mots à la rime
- a Dame / enflammant / délace féminine, classiqueb lasse / diamant masculine, classiquea gentiment / espace féminine, classiqueb passe / sentiment masculine, classiquea année / moi féminine, classiqueb spontanée / s’étonne masculine, classiqueb d’émoi / monotone masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 4.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
15 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies, NOUVELLE REVUE FRANÇAISE, 1914· numérisation wikisource.org· Sources