Poésies, 1887· Feuillet d’album
« Ô si chère de loin et proche et blanche, si »
Ô si chère de loin et proche et blanche, siDélicieusement toi, Mary, que je songeÀ quelque baume rare émané par mensongeSur aucun bouquetier de cristal obscurci
Le sais-tu, oui ! pour moi voici des ans, voiciToujours que ton sourire éblouissant prolongeLa même rose avec son bel été qui plongeDans autrefois et puis dans le futur aussi.
Mon cœur qui dans les nuits parfois cherche à s’entendreOu de quel dernier mot t’appeler le plus tendreS’exalte en celui rien que chuchoté de sœur
N’était, très grand trésor et tête si petite,Que tu m’enseignes bien toute une autre douceurTout bas par le baiser seul dans tes cheveux dite.
Versification
- Forme
- Sonnet élisabéthain (sonnet)
- Rimes
- abab cdcd efef gg
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a si / mensonge masculine, classiqueb songe / obscurci féminine, classiquea voici / plonge masculine, classiqueb prolonge / aussi féminine, classiquea s’entendre / sœur masculine, classiqueb tendre / petite féminine, classiqueb douceur / dite masculine, équivalente
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.6· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies, NOUVELLE REVUE FRANÇAISE, 1914· numérisation wikisource.org· Sources