Poésies, 1887
Don du poème
Je t’apporte l’enfant d’une nuit d’Idumée !Noire, à l’aile saignante et pâle, déplumée,Par le verre brûlé d’aromates et d’or,Par les carreaux glacés, hélas ! mornes encorL’aurore se jeta sur la lampe angélique,Palmes ! et quand elle a montré cette reliqueÀ ce père essayant un sourire ennemi,La solitude bleue et stérile a frémi.Ô la berceuse, avec ta fille et l’innocenceDe vos pieds froids, accueille une horrible naissanceEt ta voix rappelant viole et clavecin,Avec le doigt fané presseras-tu le seinPar qui coule en blancheur sibylline la femmePour des lèvres que l’air du vierge azur affame ?
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 55((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6−6
- Mots à la rime
- a d’Idumée / déplumée masculine, classiqueb d’or / encor féminine, classiquec angélique / relique masculine, classiqued ennemi / frémi féminine, classiquee l’innocence / naissance masculine, classiquef clavecin / sein féminine, classiqueg femme / affame masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.8· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies, NOUVELLE REVUE FRANÇAISE, 1914· numérisation wikisource.org· Sources