Poésies, 1887
Le tombeau d’Edgar Poe
Tel qu’en Lui-même enfin l’éternité le change,Le Poëte suscite avec un glaive nuSon siècle épouvanté de n’avoir pas connuQue la mort triomphait dans cette voix étrange !
Eux, comme un vil sursaut d’hydre oyant jadis l’angeDonner un sens plus pur aux mots de la tribuProclamèrent très haut le sortilège buDans le flot sans honneur de quelque noir mélange.
Du sol et de la nue hostiles, ô grief !Si notre idée avec ne sculpte un bas-reliefDont la tombe de Poe éblouissante s’orne
Calme bloc ici-bas chu d’un désastre obscurQue ce granit du moins montre à jamais sa borneAux noirs vols du Blasphème épars dans le futur.
Versification
- Forme
- Strophes régulières
- Rimes
- 17(abab)
- Mètre
- Octosyllabes et heptasyllabes (12 de 8, 2 de 7)· profil 7, 8, 4+6
- Mots à la rime
- a change / connu féminine, classiqueb nu / étrange masculine, classiquea l’ange / bu masculine, classiqueb tribu / mélange féminine, classiquea grief / s’orne masculine, classiqueb relief / obscur féminine, classiqueb borne féminine, classiquec futur masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.6· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies, NOUVELLE REVUE FRANÇAISE, 1914· numérisation wikisource.org· Sources